Crise sanitaire : L’immobilier fait de la résistance, c’est le moment de vendre !

© adobestock

Les prix des logements amorcer un léger reflux si l’on en croit la dernière enquête nationale réalisée par Immonot.com auprès d’études notariales et décryptée par le Professeur Bernard Thion.

L’activité : un rythme régulier !

Dans un marché secoué par les évolutions plus ou moins prévisibles de la pandémie, les négociateurs semblent demeurer assez sereins. Depuis cet été, le lent rétrécissement du nombre des acquéreurs apparaît largement compensé par une amélioration de leur qualité. Nombre d’entre eux se présentent pour visiter les lieux avec un projet affirmé, prêts à signer un compromis. Plus inquiétant cependant, la diminution plus ou moins prononcée suivant les régions du volume des biens à vendre. Me de Parcevaux à Auxi-le-château dans les Hauts de France confirme ainsi que : « Le post Covid a été très porteur. Le souci à ce jour : tous les biens correctement placés sur le marché immobilier ont été vendus. »

Il en résulte que, pour les deux mois à venir, le volume de l’activité de négociation devrait se stabiliser au même niveau que celui prévu antérieurement, le solde des opinions se situant à -26 % contre – 27 % fin décembre.

Prix de l’immobilier  : ils se stabilisent !

Cette apparente diminution des volumes de biens offerts à la vente ne semble pas peser sur les prix. Probablement parce que, de leur côté, avec les incertitudes liées à l’évolution du Covid, nombre d’acquéreurs potentiels hésitent aussi à venir sur le marché. C’est ainsi que, en fonction des régions et pour les logements, s’équilibre le nombre de nos correspondants qui prévoient une baisse des prix, soit 13 % et ceux qui anticipent une hausse dont la proportion s’établit à 15 % contre 17 % lors de notre précédente enquête. On retrouve des chiffres analogues pour les terrains avec 11 % de pessimistes et 14 % d’optimistes pour l’évolution des prix à court terme. Il n’y a que sur les prix des commerces qu’on observe une persistance de la chute des prix, 62 % des négociateurs interrogés considérant que la tendance est à leur diminution et 38 % qu’ils vont demeurer stables.

Le conseil des notaires : vendre, une priorité !

Difficile de se prononcer sur l’évolution de l’économie et plus particulièrement celle de l’immobilier lorsqu’on est confronté entre, d’une part la crainte d’une 3e vague avec des variants du Covid-19 et, d’autre part, les espoirs mis dans la généralisation de la vaccination de la population qui devrait s’achever à la fin de ce premier semestre. On peut cependant imaginer que la fin de la pandémie avec la reprise de l’ensemble des activités orientera l’épargne des ménages vers des activités économiques plutôt que vers l’acquisition de résidences. La pression sur le marché immobilier que l’on ressent depuis l’arrivée de la pandémie devrait donc se relâcher et les prix des logements amorcer un léger reflux. Dans cette optique, il est logique de préférer la vente en premier d’un appartement avant d’en acquérir un plus grand, en supposant évidemment qu’on puisse se loger dans l’intervalle. C’est aussi le conseil de 84 % de nos correspondants alors que seuls 16 % estiment qu’il vaut mieux la position inverse.

 

 

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