Résidence secondaire : 1 Français sur 3 en recherche une pour y vivre à temps partiel grâce au télétravail

© adobestock

La crise sanitaire a fait évoluer le marché de la résidence secondaire. 30,9 % désirent y vivre plusieurs jours par semaine grâce au télétravail. Ce nouvel usage dope les recherches en Île-de-France qui progressent de 45,9 %. Elle devient la deuxième région la plus recherchée derrière l’indétrônable PACA. Le point avec une enquête du PAP.fr.

Le soleil et la mer… ou la proximité de la résidence principale ?

Si 30,5 % des acheteurs de résidences secondaires déclarent que la crise sanitaire a ralenti leur projet, cela ne les a pour autant pas stoppés, au contraire. Ainsi, on compte + 8,2 % de recherches de résidences secondaires du 1er janvier au 14 mai 2021 par rapport à la même période de 2019 à l’échelle nationale.

La Provence-Alpes-Côte d’Azur, indétrônable. C’est la destination choisie par 28 % des acheteurs de résidences secondaires, et en particulier le Var et les Alpes-Maritimes. Climat ensoleillé, proximité de la mer, les atouts de la région sont nombreux, et ne faiblissent pas : les recherches de résidences secondaires dans la région progressent de 26,9 % par rapport à l’année précédente.

Les autres régions du Sud sont également largement représentées dans les recherches de résidences secondaires : l’Occitanie compte pour 9,3 % des recherches et la Nouvelle-Aquitaine 7,1 % des recherches, mais leur tendance est en revanche à la baisse.

L’Île-de-France, le choix de la proximité. Il n’y a pas que le soleil qui compte : certains veulent pouvoir profiter de leur résidence secondaire le plus souvent possible, et pour cela, il faut qu’elle soit proche de leur résidence principale !

 C’est ainsi que l’Île-de-France représente désormais 16,6 % des recherches de résidences secondaires, en progression de 45,9 %. Les départements limitrophes de l’Île-de-France représentent 11,8 % des recherches, en progression de 44,5 %, avec en particulier l’Eure, l’Eure-et-Loir, l’Yonne et l’Oise. La Normandie comptabilise 12 % des recherches de résidences secondaires, et progresse de 3,8 %.

Des acheteurs âgés, propriétaires et sans recours au crédit

88,9 % des acheteurs d’une résidence secondaire ont plus de 45 ans (et même 66,7 %, plus de 55 ans). Ils sont donc bien plus âgés que les acheteurs de résidences principales.

89,7 % sont déjà propriétaires de leur résidence principale. Leur dossier de financement est solide : dans 54 % des cas, la résidence secondaire sera achetée comptant, sans recours à un crédit, et 10,2 % disposent d’un apport personnel de plus de 50 % du prix du bien.

 Une bi-résidence principale pour 30,9 % des acheteurs

Près d’un acheteur sur 2 (49,4 %) prévoit de passer les vacances et quelques week-ends dans l’année dans sa résidence secondaire, ce qui correspond à l’usage classique de la résidence secondaire. Plus surprenant : 30,9 % envisagent un usage plus intensif, puisqu’ils souhaitent passer plusieurs jours par semaine, les week-ends et les vacances dans leur résidence secondaire.

 Qui peut se permettre de passer autant de temps dans sa résidence secondaire ? Les inactifs, évidemment, qui représentent 52,5 % de ces acheteurs, mais aussi… les télétravailleurs, qui comptabilisent 31,2 % d’entre eux. Et 44,2 % de ces télétravailleurs déclarent justement que le télétravail va leur permettre de passer plus de temps dans leur résidence secondaire !

Cet usage intensif de la résidence secondaire, qu’on pourrait qualifier de « bi-résidence principale », a un impact à plusieurs niveaux sur le projet des acheteurs.

Tout d’abord, ceux qui achètent une résidence secondaire essentiellement pour leurs vacances sont 80,1 % à rechercher à plus de 200 km de leur résidence principale. A contrario, ceux qui souhaitent une « bi-résidence principale » recherchent plus près : 43,5 % désirent une résidence secondaire à moins de 200 km de leur résidence principale. Ce qui peut expliquer la progression de l’Île-de-France et du Bassin parisien dans les recherches de résidences secondaires.

Ensuite, le sort de la résidence principale est également dépendant du projet envisagé : 92,4 % de ceux qui cherchent avant tout un lieu pour y passer leurs vacances n’ont pas pour projet de changer de domicile. Cette proportion tombe à 85,5 % chez les acheteurs souhaitant se rendre plusieurs jours par semaine dans leur résidence secondaire. Le solde (14,5 %) envisageant de revendre sa résidence principale pour en acheter une plus petite.

Enfin, cette possibilité de revendre sa résidence principale pour en acheter une plus petite explique sans doute les différences en termes de financement entre les usages projetés. Si ceux qui achètent prioritairement pour les vacances sont 54 % à déclarer vouloir effectuer un achat comptant, sans recours au crédit, cette part monte à 63,1 % chez ceux qui cherchent un pied-à-terre régulier.  

Un acheteur sur trois souhaite vivre plusieurs jours par semaine dans sa résidence secondaire

La   crise   sanitaire   aura   également   eu   un   impact   sur   les   achats   de   résidences secondaires. Tout d’abord sur un plan pratique, en ralentissant les projets compte tenu des limites de déplacement. Mais également sur les usages de la résidence principale puisque près d’un acheteur sur trois souhaitent vivre plusieurs jours par semaine dans sa résidence secondaire. Une option rendue plus accessible par la généralisation du télétravail.

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