Les Français continuent à croire en l’immobilier

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© adobestock

La perception des Français concernant le marché immobilier a-t-elle évolué durant la crise sanitaire ? Réponse avec le baromètre Harris Interactive pour l’agence immobilière IMOP.

Après une première vague d’enquête réalisée en février dernier, dans une période de restrictions sanitaires et d’incertitude prolongée quant à l’avenir, Harris Interactive a de nouveau interrogé les Français au mois de mai, à l’heure des réouvertures et de l’assouplissement des restrictions. 

55% des Français jugent que les prix ont augmenté dans leur agglomération

Interrogés sur leur perception de la dynamique des prix de l’immobilier au cours des derniers mois, près de deux tiers des Français (64%) estiment que les prix sont à la hausse sur l’ensemble du territoire, quand seuls 12% identifient une baisse. Ainsi, les Français n’ont pas le sentiment que le marché immobilier ait été fortement ébranlé par la crise sanitaire, et sont même nettement plus nombreux qu’en février dernier à considérer ce marché comme haussier (+9 points). Une impression qui peut être liée au climat général du pays, plus optimiste aujourd’hui qu’il y a 3 mois du fait des réouvertures et de la perspective d’une reprise économique naissante. D’ailleurs, cette perception haussière vaut tant pour l’ensemble du territoire qu’à des échelles plus locales : ainsi, 55% des Français jugent que les prix ont augmenté dans leur agglomération (+5 points par rapport à février), et 51% dans leur quartier (+3 points). De la même manière, par rapport à février, davantage de Français anticipent une hausse des prix lorsqu’ils se projettent sur les mois à venir, quelle que soit l’échelle considérée : 64% d’entre eux pensent que les prix vont augmenter sur l’ensemble du territoire (+10 points), 60% dans leur agglomération (+10 points) et 57% dans leur quartier (+8 points).

Seule exception, les habitants de l’agglomération parisienne : quand 57% d’entre eux pensaient en février dernier que les prix avaient augmenté dans leur agglomération au cours des derniers mois, ils sont légèrement moins nombreux aujourd’hui à faire la même analyse (52%). De même, en projectif, moins de la moitié des habitants de l’agglomération parisienne (49%) anticipent que les prix vont augmenter dans leur propre agglomération (-3 points par rapport à février), quand ce pronostic est partagé par près de 6 personnes sur 10 dans tous les autres territoires. La moitié des habitants de l‘agglomération parisienne (48%) manifeste donc désormais un doute sur l’avenir des prix dans leur agglomération : pour 33%, les prix vont rester stables, et pour 15% ils vont même baisser. Ce scepticisme a gagné du terrain depuis février et tranche nettement avec les perceptions recueillies dans les autres territoires.

La transaction immobilière perçue comme une démarche très prenante

Par rapport à février dernier, IMOP note une légère baisse de la part de Français qui déclarent avoir un projet immobilier (27%, -2 points), même si la part de projets considérés comme « certains » reste quant à elle relativement stable (15%, +1 point) et représente légèrement plus de la moitié de l’ensemble des projets déclarés. Cette légère baisse est visible quelle que soit le type de projet envisagé : qu’il s’agisse de l’achat d’une résidence principale, d’une résidence secondaire ou d’un investissement locatif. Entre le recours à une agence immobilière, les agrégateurs d’annonces sur Internet et le bouche-à-oreille, que privilégient les Français pour effectuer leurs transactions immobilières ? Les acheteurs potentiels expriment un double besoin, ils envisagent de recourir de manière traditionnelle à une agence immobilière (80%), mais ils ont également une appétence particulièrement marquée pour les agrégateurs d’annonces immobilières (88%), qui leur offrent l’avantage de recueillir le maximum d’annonces possibles. 

De leur côté, les propriétaires souhaitent le plus souvent s’appuyer sur l’entremise d’une agence, qui paraît incontournable à 80% d’entre eux.

Dans tous les cas, la transaction immobilière apparaît aux yeux des Français comme une démarche très prenante : 87% jugent qu’acheter un bien immobilier demande beaucoup de temps et d’énergie, et 80% pensent que cela nécessite l’accompagnement d’un professionnel. Les Français font le même constat concernant la vente d’un bien (respectivement, 87% et 82%).

« De manière générale, la transaction immobilière apparaît comme une démarche très prenante. Il intéressant de constater que si 80% des Français souhaitent passer par une agence pour vendre leur bien, seulement 70% des ventes en France se font concrètement par un intermédiaire. On peut donc imaginer qu’avec le bon prix et avec le bon niveau de service, les agences immobilières pourraient augmenter leur part de marché par rapport à la vente directe entre particuliers», estime Laurent Sabouret, cofondateur d’IMOP.

La résidence secondaire un idéal de vie souvent inabouti

Lorsqu’on les interroge sur leur lieu de vie idéal, 42% des Français indiquent souhaiter vivre dans une résidence secondaire au moins de temps en temps. Un désir particulièrement remarquable chez les habitants de l’agglomération parisienne (52%). Dans l’idéal, quel usage voudraient faire les Français d’une résidence secondaire ? Le plus souvent, ceux-ci choisiraient d’y séjourner de manière occasionnelle (25% des Français), tandis qu’une part légèrement moins importante (17% des Français) souhaiterait en faire une résidence quasi-principale (au moins 3 ou 4 mois par an).

Idéalement, cette résidence secondaire se situerait au bord de la mer pour 40% des Français qui souhaiteraient en avoir une. En seconde position, la campagne séduit 21% d’entre eux et enfin la montagne en attire 16%. Pour ce qui est de leur résidence principale, les Français sont plus partagés sur l’environnement de vie idéal : ainsi, pas moins de 50% des Français qui souhaiteraient avoir une résidence principale la verraient en milieu urbain, dont 28% en centre-ville et 22% en banlieue. Contrairement à ce qu’on observe au sujet des résidences secondaires, la campagne séduit plus que la mer lorsqu’il s’agit d’une résidence principale (26% contre 20%). En revanche, un aspect transversal paraît bien ancré dans l’esprit des Français : il s’agit de l’idéal de la maison. En effet, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’une résidence secondaire, la maison est plébiscitée par plus de 8 personnes sur 10, et elle attire même une majorité de ceux qui vivent aujourd’hui en appartement (65%). 

En regroupant l’ensemble des préférences des Français, le modèle idéal le plus répandu (31% des Français) consiste en une résidence principale unique, située à la campagne, au bord de la mer ou à la montagne. Néanmoins, le modèle d’une résidence principale urbaine accompagnée d’une résidence secondaire à la campagne, à la mer ou à la montagne séduit près d’1 Français sur 5 (19%), et 33% des habitants de l’agglomération parisienne).

Les résidences secondaires victimes d’exigences élevées

S’ils devaient acheter un logement, à quels critères de choix les Français attacheraient-ils le plus d’importance ? Peut-être à cause du confinement et du sentiment d’enfermement qui a pu en découler, les Français sont souvent à la recherche d’espaces extérieurs et de nature pour une résidence secondaire (respectivement, 48% et 54% des personnes intéressées par une résidence secondaire). Même pour une résidence principale, la présence d’un espace extérieur apparaît comme le critère le plus souvent cité (58%). En augmentant le temps passé au domicile, le confinement a pu aussi renforcer certains critères de choix : ainsi, l’isolation thermique et sonore paraissent aujourd’hui prioritaires à 46% et 38% des personnes concernant leur résidence principale. De plus, pas moins de 41% d’entre elles jugent qu’une bonne connexion Internet, devenue encore plus essentielle à l’heure de la vie confinée, est également prioritaire. Même pour une résidence secondaire, la connexion Internet est jugée prioritaire par 32% des personnes intéressées, ce qui en fait un critère aussi valorisé que le charme de l’intérieur (30%). De plus, cet élément est amené à prendre de plus en plus d’importance à l’avenir étant donné qu’il apparaît comme la première condition citée par les plus jeunes générations, tant pour une résidence principale (48% des 18-24 ans) que secondaire (32%, à égalité avec la proximité avec la nature). 

Méthodologie : Enquête réalisée par Harris Interactive avec un échantillon de 1 023 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.
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