Immobilier : 85% des jeunes adultes veulent devenir propriétaire

Jeune logement
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Ils veulent devenir propriétaire de leur résidence principale, idéalement une maison en zone périurbaine. Voici ce qu’il faut retenir du sondage exclusif réalisé par l’IFOP pour la FNAIM sur le rapport des 18-30 ans au logement.

Les 18-30 ans ont la bougeotte immobilière

Près des 2/3 des jeunes âgés de 18 à30 ans n’habitent plus chez leurs parents ; pour 68% le départ a eu lieu avant 21 ans. Les jeunes actifs sont très majoritaires puisque 81% d‘entre eux ont déjà quitté le toit familial. Cette indépendance s’assortit d’une véritable « bougeotte » immobilière : plus d’un jeune sur deux a déménagé au moins trois fois, depuis qu’il a quitté le domicile de ses parents.

Quant à ceux qui vivent encore chez leurs parents, une moitié joue les « Tanguy » par choix et l’autre par nécessité économique. Parmi eux, on retrouve principalement des jeunes sans emplois (62%).

14% des jeunes adultes sont déjà propriétaires

Seulement 14% des jeunes adultes sont déjà propriétaires, les autres étant, à parts égales (43%), logés gratuitement ou locataires. Pour ces derniers, le choix du logement s’est fait en fonction de la proximité du lieu de travail ou d’étude et du rapport qualité/prix. Faut-il y voir les conséquences de la crise sanitaire : 23% des jeunes locataires confient rencontrer régulièrement des difficultés à payer leur loyer.

« La mobilité des jeunes est une réalité, constate Jean-Marc TORROLLION, président de la FNAIM ; qu’ils soient étudiants, ou jeunes actifs, nos jeunes « bougent » ; et le poumon de la mobilité, c’est le parc locatif. Ce sondage conforte l’inquiétude que nous ressentons sur l’importance de préserver une offre locative importante ».

37% des jeunes locataires ont trouvé leur location via un professionnel de l’immobilier

Parmi les locataires, 37% des jeunes ont trouvé leur logement via l’annonce d’un professionnel (41% chez les jeunes actifs) , 41% sont passé par une annonce de particulier et 22% ont eu recours à une autre solution (bouche à oreille, proche…).

Plus de la moitié des 18-30 ans privilégie la proximité entre leur lieu de travail/études et leur logement comme critère de choix. Si les étudiants privilégient des critères de proximité, les jeunes actifs en emploi s’intéressent plus aux caractéristiques du logement.

70% des jeunes aspirent à s’installer en maison individuelle

7 jeunes sur 10 envisagent de vivre en maison. Les rêves immobiliers des jeunes ne semblent pas si éloignés de ceux de leurs parents : ils sont 70% à souhaiter s’installer en maison individuelle. Les villes de taille moyenne sont plébiscitées par 44% des sondés et les grandes agglomérations et les communes rurales par 28% d’entre eux.

Si la majorité envisage d’habiter en milieu péri-urbain, les étudiants ont plus tendance à privilégier les grandes agglomérations, et les jeunes actifs, les communes rurales.

Près de la moitié des jeunes sondés reconnaissent que la crise sanitaire a modifié leurs souhaits en matière d’habitat. D‘ailleurs, 80% souhaitent un jardin privatif et 65% un espace pour télétravailler.

96% des jeunes privilégie d’abord la sécurité

Concernant l’environnement d’habitation, 96% des 18-30 ans interrogés estiment la sécurité comme un critère important voire indispensable. La proximité de la nature, d’équipements/services publics et les aspects écologiques sont considérés comme importants par plus de 85% des jeunes.

Fnaim

Les femmes sont significativement plus nombreuses que les hommes à considérer comme important la sécurité, la proximité de la nature et le fait d’avoir un jardin. Le fait de ne pas avoir à utiliser la voiture pour aller travailler/étudier est préféré par les jeunes habitant des agglomérations de plus de 100 000 habitants.

85% des jeunes plébiscitent la propriété

Plutôt fourmis que cigales, 85% des jeunes adultes estiment qu’il est plus économique d’être propriétaire et 80% des non-propriétaires souhaitent le devenir. Plus de 60% espèrent pouvoir accéder à la propriété d’ici dix ans (47% d’ici cinq ans). Signe de maturité : 35% des sondés envisagent de réaliser un investissement locatif, ce taux atteint 40% chez les jeunes actifs.

En plus des 14% de jeunes déjà propriétaires, 6 sur 10 envisagent d’acheter un logement en tant que résidence principale. Parmi eux, près de 7 actifs en emploi sur 10 prévoient d’acheter d’ici 5 ans.

Parmi les jeunes qui envisagent d’acheter, 36% des 18-30 ans pensent pouvoir compter sur une aide financière de leur famille pour l’achat d’un logement. Les étudiants et les jeunes habitant en région parisienne sont plus nombreux dans ce cas.

75% des jeunes sont préoccupés par le niveau des prix de l’immobilier

Si la grande majorité des 18-30 ans rêvent de devenir propriétaire, beaucoup savent que ce ne sera pas facile. Même si un tiers pense pouvoir compter sur un « coup de pouce » familial, ils sont près de 75% à se dire préoccupés par le niveau des prix de l’immobilier. Seulement 12% des 18-30 ans déclarent avoir reçu une donation parents-enfants. Parmi eux, près de 80% ont reçu une somme inférieur à 50K €. La moitié a reçu moins de 20K €.

Par ailleurs, plus de la moitié estime qu’il est difficile d’obtenir un crédit. Dans leur grande majorité (68%), les sondés considèrent appartenir à une génération défavorisée avec un accès à la propriété plus difficile que pour les générations précédentes. Un peu plus de 80% s’attendent, par ailleurs, à subir les conséquences – en matière d’emploi et d’économie – de la crise sanitaire.

68% des jeunes ont le sentiment de faire partie d’une génération défavorisée

Près de 7 jeunes sur 10 ont le sentiment de faire partie d’une génération défavorisée. Ce score est plus important chez les actifs que chez les étudiants. Comme explication, la moitié pointe la hausse de l’effort financier nécessaire pour se loger.

Plus de 8 jeunes sur 10 pensent que la crise sanitaire va spécifiquement pénaliser leur génération en termes d’économie et d’emploi. Près de 30% sont certains que cela sera le cas.

45% des jeunes estiment qu’il faut favoriser l’accession à la propriété

Concernant la politique du logement, l’accession à la propriété, et la réduction du coût du logement (baisse des loyers, augmentation des aides au logement, baisse de la fiscalité) arrivent en tête des actions considérées comme prioritaires par ces jeunes adultes.

Plus de 4 jeunes sur 10 considèrent comme important le fait de favoriser l’accession à la propriété et la baisse des loyers. Si les jeunes actifs priorisent ensuite la baisse de la fiscalité, pour les étudiants le 3ème critère est la hausse des aides. 65% des 18-30 ans pensent prendre en compte le programme sur logement pour l’élection présidentielle.

« Les attentes et les inquiétudes de nos jeunes ne différent finalement que très peu de celles de leurs ainés, observe Jean-Marc Torrollion. Nous constatons peut-être des contradictions plus fortes. Le débat entre qui de l’appartement ou de la maison est le plus écologique n’est pas tranché, avec toutefois une meilleure note accordée à la maison, en parfaite contradiction avec les politiques actuelles, dans une génération qui a baigné dans l’écologie, est frappant en ce sens. On ne peut que constater le défi immense que représente, pour les pouvoirs publics, les attentes des jeunes concernant le logement, entre l’inquiétude immédiate, le prix de l’immobilier, la diminution du reste à charge qui conditionne leurs attentes (plus que des solutions par l’offre), leurs aspirations logement (la sécurité, le confort, le jardin) et leurs aspirations plus globales pour la société. »

Les chiffres ci-dessus émanent d’un sondage FNAIMN/IFOP réalisé auprès de 1000 personnes (432 étudiants, 508 jeunes actifs) du 18 au 30 novembre 2021.
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