Crédit immobilier : « La hausse des taux concerne tous les profils d’emprunteurs et tous les types de biens », Ludovic Huzieux

Ludovic-Huzieux
© DR. Ludovic Huzieux est confondateur d'Artémis Courtage

Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artemis courtage revient sur la hausse des taux de crédits immobiliers enregistrés chez ses partenaires bancaires en avril.

Des hausses de taux de 0,2 à 0,4 points selon les établissements

Début avril, la hausse des taux de crédit immobilier se poursuit. Elle est comprise entre 0,2 et 0,4 points selon les établissements bancaires. Elle concerne tous les profils d’emprunteurs et tous les types de biens. Elle est liée à la hausse des taux directeurs et notamment ceux des Obligations Assimilables au Trésor (OAT) à 10 ans qui ont dépassé fin mars dernier la barre des 1 %. Ce qui n’était pas arrivé depuis 2017.

Légère baisse des taux d’usure

En parallèle, les taux d’usure ont été légèrement revus à la baisse, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle. Ces derniers correspondent aux taux maximum que les banques sont autorisées à appliquer lorsqu’elles accordent un prêt à un emprunteur. En pratique, ils incluent le taux d’intérêt, l’assurance décès-invalidité, la garantie ainsi que les frais de dossiers et de courtage. La Banque de France détermine ces taux d’usure à partir des taux effectifs moyens pratiqués par les différents établissements de crédit au cours du trimestre précédent, majorés de 30 %. Depuis le 1er avril et jusqu’au 30 juin prochain, le taux d’usure passe à 2,40 % pour les prêts de plus de 20 ans. Il risque d’exclure bon nombre d’emprunteurs, notamment ceux à qui l’on applique un taux d’assurance élevé comme les seniors ou ceux qui déclarent un problème de santé.

22% des Français pourrait stopper leurs projets immobiliers après les élections présidentielles

Enfin, à quelques jours du premier tour des élections présidentielles, les Français estiment que l’immobilier reste un enjeu secondaire dans cette période électorale. Selon le dernier baromètre Artémis Courtage « Les Français et l’immobilier : quel état d’esprit au premier trimestre 2022 ? », 60 % d’entre eux jugent en effet qu’aucun candidat ne s’est réellement saisi de cette problématique. Par ailleurs, près d’un quart des Français (22 %) pourrait stopper leurs projets immobiliers en fonction des résultats de l’élection.

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