Présidentielle et immobilier : Macron vs Le Pen, découvrez leur programme logement

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, deux candidats, deux familles politiques et deux projets bien différents en matière de logement. Demandez le programme !

Marine Le Pen - Emmanuel Macron-

© Julien de Rosa/AFP

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Si le logement a été LE grand absent de la campagne présidentielle pour le 1er tour, largement éclipsé par les questions de pouvoir d’achat, de sécurité, de guerre en Ukraine, d’emploi, de climat…  il reste néanmoins au cœur des préoccupations des Français.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui s’affronteront au second tour le 24 avril prochain ont des propositions bien différentes. Pour Marine Le Pen, accorder la priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux est une priorité alors qu’Emmanuel Macron veut construire et rénover.

Ce que prévoit le programme logement de Marine Le Pen (RN)

Candidate de la défense du pouvoir d’achat et des retraites, la patronne du Rassemblement National veut rendre le logement plus accessible aux plus démunis et aux plus jeunes. Voici les mesures proposées par Marine Le Pen :

  • Créer 100 000 logements sociaux par an, dont 20 000 pour les étudiants et jeunes travailleur.
  • Rendre les prêts immobiliers portables d’un bien à un autre.
  • Créer un fonds de garantie des loyers pour protéger les propriétaires.
  • Créer un “accès au capital” sous forme d’apport fait par l’État (entre 50 000 et 100 000 euros) à taux zéro, qui deviendrait une subvention au troisième enfant.
  • Baisser la TVA sur l’énergie et mettre en place un livret logement vert pour financer les travaux lors de la vente.
  • La suppression de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), pour instaurer à la place un “impôt sur la fortune financière”, qui permettrait d’inciter chacun à investir plus dans la pierre.
  • Un dispositif permettant aux pouvoirs publics de céder gratuitement ou à bas prix des logements situés en zones rurales, contre un engagement de rénovation ou d’une durée minimale d’occupation, qui permettrait de faciliter l’accueil des néoruraux.
  • Une exonération d’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, visant non seulement à limiter la fuite des jeunes à l’étranger, mais aussi à favoriser leurs investissements, notamment immobiliers.
  • Un Prêt à Taux Zéro sur 10 ans de 100 000 € pour les jeunes accédants à la propriété. 
  • La constitution d’un apport personnel facilité, grâce à un abattement sur les droits de donations portés à 100 000 € pour les parents et les grands-parents (aujourd’hui 31 865 € pour ces derniers), et renouvelable tous les 10 ans (plus que tous les 15 ans aujourd’hui).
  • L’abattement de 100 000 € tous les 10 ans sur les droits de donation entre parents et enfants, et grands-parents et petits enfants
  • L’abattement de 300 000 € sur les droits de succession, afin de permettre aux héritiers de conserver le patrimoine immobilier familial.

Ce que prévoit le programme logemment d’Emmanuel Macron (LREM)

Pour le Président sortant, deux axes : faciliter l’accès au logement et faire de celui-ci un axe fort de la transition écologique. Objectif affiché : rénover 700 000 logements par an. Voici les mesures proposées par Emmanuel Macron :

  • Construire plus de logements là où c’est nécessaire, notamment dans les zones tendues.
  • Augmenter rapidement le nombre de logements abordables, en s’appuyant sur l’habitat modulaire et la transformation de bureaux en logements.
  • Maintenir la loi SRU.
  • Faire la transparence sur l’attribution des logements sociaux et renforcer fortement la mobilité dans le parc.
  • Donner la compétence en matière de logements et des financements qui vont avec aux communes et intercommunalités.
  • Faciliter l’accès au logement pour les jeunes et les actifs en mobilité avec la construction de 80 000 logements pour les jeunes : 60 000 logements pour les étudiants et 20 000 logements pour les jeunes actifs.
  • Mobiliser les bailleurs sociaux pour créer au sein du parc social des « logements jeunes » (objectif : 30 000 supplémentaires). Ces logements seront accessibles sans dépôt de garantie, sans demande de caution et pour un bail non renouvelable.
  • Créer un bail « mobilité professionnelle » pour répondre aux besoins des actifs en mobilité temporaire (formation, période d’essai, stage).
  • Créer un bail spécifique “location monoparentale”, qui permettrait d’obtenir automatiquement la garantie de l’organisme avant la signature du bail avec le propriétaire privé.
  • Étendre la caution publique pour les locataires afin de faciliter l’accès au logement tout en sanctionnant les mauvais payeurs.
  • 10 000 places supplémentaires, adaptées aux personnes isolées, « cassées » par des années de vie dans la rue, en pension de famille sur le quinquennat.
  • Un droit à la domiciliation pour les sans abris (qui permet de déclencher d’autres droits, notamment l’accès aux minima sociaux ou la candidature aux logements HLM et d’assurer le suivi de leur courrier).
  • Un objectif de « 700 000 logements par an rénovés »
  • Un audit énergétique gratuite pour les ménages en précarité énergétique