Vacances d’été : Les conseils pour sécuriser sa copropriété et éviter les cambriolages

cambriolage

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Vous voulez partir en vacances le coeur léger ? Suivez les conseils de Cotoit qui vous explique comment sécuriser votre lot en copropriété.

Pendant l’été 2020, 379 000 ménages* ont été victimes de cambriolages ou de tentatives de cambriolages. Quelques dispositifs de sécurité existent afin de rester serein et d’éviter les risques de cambriolage et autres dégâts qui peuvent arriver sur cette période ! Cotoit, syndic de copropriété en ligne, prodigue quelques astuces pour sécuriser votre copropriété et partir l’esprit léger.

Une copropriété bien sécurisée

Pour éviter les vols et intrusions indésirables, il est indispensable d’avoir une copropriété bien sécurisée. Pour cela, de nombreux dispositifs de sécurité existent. Voici quelques exemples de dispositifs de sécurité à installer en copropriété, pour tous les budgets mais aussi du plus simple à mettre en place au plus réglementé :

  •  Pour sécuriser les accès à la copropriété : présence d’un interphone, visiophone ou digicode, mise en place d’un sas d’entrée, installation d’une porte blindée, clôturage du chemin menant à la copro…

L’installation d’une serrure électromagnétique Vigik permet également de sécuriser une copropriété grâce à l’utilisation d’un badge électronique sans contact. Ce badge, dont tous les résidents auront un exemplaire, offre par la même occasion un accès simplifié, bien que véritablement limité, à la résidence pour certains professionnels comme La Poste, Enedis, GRDF, les plombiers, les électriciens, etc.

  • Pour sécuriser les parties communes (hall d’entrée, local à vélos, jardin, parkings…) : faire appel à un gardien d’immeuble, installer un système de vidéosurveillance, mettre en place un éclairage dissuasif couplé à un détecteur de mouvement…

Lors de l’Assemblée générale des copropriétaires, le syndic peut faire voter une mesure pour autoriser la police à accéder aux parties communes si nécessaire. Une fois validée par l’Assemblée, l’autorisation (valable un an) doit être transmise par le syndic directement au commissariat, et ce en début d’année civile.

Un employé d’immeuble : une solution efficace et économique

Si choisir un gardien d’immeuble est une bonne option pour sécuriser une copropriété, un employé d’immeuble peut également être une solution adéquate. Il revient souvent moins cher qu’un gardien-concierge, tout en remplissant de nombreuses missions, comme l’entretien de la copropriété, l’accueil des visiteurs ou encore la surveillance des parties communes. Contrairement au gardien, il loge toutefois hors de la copropriété. Salarié de la copropriété, l’employé d’immeuble est embauché après un vote à la majorité absolue du syndicat des copropriétaires.

Autre alternative intéressante : le recrutement d’un vigile ou d’un agent de sécurité, malgré un coût élevé d’une moyenne de 22 €/TTC. Chargé de réaliser des rondes dans les parties communes aussi bien en journée qu’en pleine nuit, il peut être recruté comme un employé ou en tant que prestataire externe à la résidence.

Sécuriser sa copro : la marche à suivre

Quelques recommandations pour s’y retrouver parmi toutes les installations :

Première étape : faire l’état des lieux des accès de la copro ainsi que des éventuelles défaillances. Attention à bien étudier toutes les possibilités pour obtenir une sécurisation maximum ! Les copropriétaires pourront dans ce cas de figure se tourner vers leur syndic. En effet, selon l’article 18 du 10 juillet 1965, son rôle est « d’administrer l’immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien ». Il incombe donc au syndic d’assurer un suivi du système de sécurité de la copropriété.

Pour s’assurer un diagnostic de sécurité sans faille, le syndic peut directement faire appel aux services de police. On pourra en effet compter sur l’expérience des agents de police pour dénicher les potentielles défaillances de sécurité d’un immeuble. Ils pourront notamment conseiller sur les points à perfectionner, comme un sas d’entrée défectueux, l’absence d’interphone, une caméra en panne, etc.

Ensuite, il faudra communiquer avec ses voisins. Discuter des solutions à mettre en place est essentiel pour une sécurisation réussie ! Enfin, l’accent devra être mis sur la préparation de l’assemblée générale lors de laquelle sera voté le nouveau système de sécurité.

Un choix collectif

Certaines démarches visant à sécuriser une copropriété sont régies par quelques règles. Il est donc important, avant de se lancer dans la mise en place de dispositifs de sécurité au sein d’une copropriété, de se renseigner sur les démarches à suivre.

Les copropriétaires devront voter le choix du système de sécurisation de l’accès lors de leur assemblée générale. L’installation d’un digicode ou d’un système de vidéosurveillance, par exemple, doit obtenir la double majorité qualifiée (plus de 50% du nombre de copropriétaires inscrits sur la feuille de présence).  

Bon à savoir également : la mise en place d’un système de vidéosurveillance est très réglementée : il faudra obtenir une autorisation de la préfecture, effectuer une déclaration auprès de la CNIL et informer le public de l’installation de la vidéosurveillance sur le site.

Certaines conditions s’appliquent également si les copropriétaires souhaitent faire clôturer le chemin menant à la copropriété pour installer un portillon à l’entrée. Celles-ci sont notamment valables si des personnes exercent une activité professionnelle dans la résidence, ou si le chemin de la copropriété dessert une école ou un bâtiment public par exemple.

Avant de se lancer dans l’installation d’un système de sécurité délivrant l’accès à la copropriété, les copropriétaires doivent s’assurer que leur démarche respecte bien les règles relatives à l’accessibilité. En effet, l’article 4 de l’arrêté du 24 décembre 2015 stipule que « les dispositifs de commande des systèmes de contrôle d’accès […] et les systèmes d’ouverture des portes doivent être situés à plus de 0,40 m d’un angle rentrant de parois ou de tout autre obstacle à l’approche d’un fauteuil roulant, et à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m. »

Six conseils pour protéger son logement pendant ses vacances

Afin d’éviter les mauvaises surprises au retour des vacances, quelques mesures de sécurité très simples peuvent être mises en place. A ne pas oublier donc avant de partir :

  • Rester discret sur ses déplacements et ses dates de départ en vacances.
  • Prévenir la gendarmerie pour bénéficier de l’Opération Tranquillité Vacances : pendant son absence, il est possible de demander à la police ou à la gendarmerie d’organiser des patrouilles près de son domicile. Pour cela, il suffit de se rendre au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son domicile au moins 2 jours avant son départ.
  • Demander de l’aide à un voisin, qui peut surveiller son logement et/ou l’entretenir pour simuler une présence pendant son absence (relever le courrier, arroser les plantes, ouvrir les volets, etc).
  • Bien vérifier que les volets et fenêtres sont fermés et que toutes les portes sont verrouillées.
  • Ne pas laisser d’objets de valeur en vue.
  • Simuler sa présence au sein de votre logement en programmant à distance l’allumage de vos lumières, de votre télévision, etc.

*Source : Ministère de l’Intérieur

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