Immobilier Brest : La demande ne faiblit pas pour les maisons et les terrains à bâtir

Aux confins de la Bretagne, la demande de maisons reste forte aux alentours de Brest. Des premiers signes d’essoufflement de la demande d’appartements se font sentir. Et le marché devient plus hésitant.

Maisons aux façades colorées à Brest

© adobestock

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L’immobilier résidentiel brestois n’a plus de secret pour Thierry Matias qui dirige depuis dix-huit ans, l’agence immobilière Pierres de Bretagne. Après avoir lancé une première agence dans la commune brestoise de Guilers en 2004, ce professionnel en a ouvert une seconde en 2005 à Plougonvelin en 2005, un bourg plein de cachet qualifié de « petit Nice du Finistère ». Avec un peu moins de 10.000 habitants, Plougonvelin se situe à une vingtaine de minutes de Brest. Pour les amateurs de la mer d’Iroise, ces terres abritant encore l’ancienne abbaye de Saint-Mathieu et un phare du même nom, profitent d’une superbe vue sur l’ île d’Ouessant dite «  Enez Eusa », en breton.

Dans cet environnement de qualité, Thierry Matias exerce quatre activités immobilières : transaction, location, administration de biens. Et bientôt le syndic d’immeubles qu’il démarrera en septembre. Avec son équipe d’une douzaine de salariés, il rayonne sur la seconde métropole de Bretagne comptant 213.000 habitants répartis dans huit communes.

Brest la grise, c’est fini !

 « Brest la grise, c’est fini. Suite à la crise sanitaire, nous avons assisté à un effet de rattrapage des prix de l’immobilier dans cette ville attractive où  nous offrons une qualité de vie à un prix encore abordable » analyse Thierry Matias. Avec l’essor du télétravail, la demande s’est emballée ce qui a réduit les stocks. Ici, 7% des acquéreurs proviennent d’autres départements. Même si les trois agences Pierre de Bretagne continuent de travailler en flux tendu, elles enregistrent depuis deux mois, un léger ralentissement de la demande sur les appartements. En revanche la demande ne faiblit pas sur les terrains à bâtir bien situés et les maisons. S’ils sont à leur prix, ces biens partent en moins de quinze jours.

Une bonne partie de Brest a été détruite pendant la guerre. Dans ce centre reconstruit s’étend le Triangle d’Or délimité par la rue de Siam et la place de la Liberté où les appartements se négocient autour de 3.000 euros/m2. Il faut débourser au moins cette somme pour s’offrir un appartement sur le sélect cours d’Ajot. Surtout s’il a la vue mer comme ce 90 m2 à rénover, acheté 330.000 euros.

Un peu plus abordable, la rue Jean-Jaurés traversée par le Tram, affiche des prix à partir de 2.500 euros/m2. Un peu plus au nord, le quartier Saint-Martin en pleine rénovation, se caractérise par des prix doux autour de 2.250 euros/m2. Dans le quartier des facultés où les investisseurs privilégient les petites surfaces ou au contraire les grandes pour pratiquer la colocation, les prix peuvent tourner autour de 1.600 euros/m2.

Des exemples de transactions à Brest

A Brest, rue de la Source dans le centre ancien rive droite, un appartement de 70 m2, sans balcon,  situé au 2° étage dans un immeuble de 1975, est parti à 136.000 euros..

A Guilers, commune située dans les terres, comptez 130.000 euros pour un deux pièces de 45 m2. Et un peu plus de 220.000 euros, pour une maison en bon état de 120 m2. Quant aux terrains constructibles hors lotissement, clos de murs, ils démarrent à partir de 200 euros/m2.

Le marché reste tonique pour les maisons et les terrains

Coté maisons, la localisation et bien sûr, la vue mer font surtout le prix du bien. Sans oublier la superficie du bâti et du terrain. « Rares, les demeures en première ligne mer partent rapidement. Quant aux biens de prestige, ils frôlent souvent le million d’euros et intéressent une clientèle régionale. Dans notre secteur, les acheteurs de résidences secondaires ne représentent que 20% de nos clients. Des actifs ou des personnes s’installant chez nous pour prendre leur retraite, acquièrent une résidence principale » poursuit Thierry Matias.

Des personnes travaillant à Brest n’hésitent pas à résider à Plougonvelin où une maison de 96 m2 avec un clos paysagé de 400 m2 et proche des plages, s’est signée à 339.000 euros. A quelques encablures, une jolie maison de 82 m2 de plain pied non mitoyenne, située entre deux plages, sur un terrain de 860 m2  a trouvé rapidement preneur, sans négociation, à 364 700 euros. Avec en plus, une vue imprenable sur la mer. Au Conquet, près du port où l’on embarque pour Ouessant, une bâtisse en pierres du XVIè siècle a vite trouvé preneur. Rare, ce bien de 131 m2, avec sa cheminée d’époque dans un vaste séjour et une cour clôturée, s’est vendu un peu plus de jour à 380.000 euros, à… un local.

Merci à Thierry Matias dirigeant des agences immobilières Pierres de Bretagne d’avoir répondu aux questions de la rédaction de MySweet’immo.
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