Immobilier : La hausse du coût de la vie oblige les acheteurs à diminuer leur budget logement

La hausse coût de la vie pousse 46% des Français à modifier leurs projets immobiliers. Le point avec une étude réalisée de RE/MAX Europe.

Village à la campagne

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Les Français pourraient chercher à privilégier la campagne, moins chère

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Plus de 2 cinquièmes (46 %) des Français ayant un projet de déménagement l’ont modifié, au cours des 12 derniers mois, en raison de l’augmentation du coût de la vie.

L’étude réalisée, à l’initiative de RE/MAX Europe, révèle une situation nuancée. En effet, même si certains projets de déménagements sont découragés par la hausse des coûts, 18 % des acheteurs potentiels considèrent qu’un déménagement est un moyen de réduire les factures du ménage à moyen ou long terme en réduisant la taille du logement, en déménageant dans une zone moins chère ou en achetant une propriété plus économe en énergie.

Pour 21 % des Français, la hausse du coût de la vie, décisif pour changer d’avis sur leur déménagement

Cette étude révèle que l’augmentation du coût de la vie est une préoccupation majeure pour de nombreux acheteurs potentiels de biens immobiliers. Au niveau européen, c’est le facteur le plus important qui incite les gens à changer d’avis sur leur déménagement. En France, ce critère est sur le podium avec 21 % des personnes citant la hausse du coût de la vie comme facteur clé de leur décision. Le changement de situation personnelle et l’évolution de style de vie (24 %) complètent le podium.

Les acheteurs des biens plus éloignés, mieux isolés

Le sondage souligne que les citoyens plus âgés sont plus susceptibles de déclarer que le coût de la vie influencent leur décision de déménager. En effet, 37% des Français âgés de 46 à 55 ans et 23% des sondés âgés de 56 à 65 ans indiquant que c’était un facteur important de leur décision. Les consommateurs plus jeunes semblent moins concernés, avec seulement 12% des 18-25 ans indiquant que c’est un facteur décisif pour eux.

Donatien Dumontier, PDG de RE/MAX France, précise : « La hausse du coût de la vie a des conséquences significatives sur les projets immobiliers des Français. Derrière les effets directs sur le reste à vivre, nous observons de plus en plus d’acheteurs qui cherchent à diminuer leur budget logement en cherchant des biens plus éloignés, mieux isolés ou à allonger la durée de remboursement. Cette tendance va probablement prendre de l’ampleur dans les prochains mois et va impliquer un accompagnement encore plus fin des agents sur le terrain pour permettre la concrétisation de projets plus complexes »

Un ralentissement moins marqué en France, par rapport au reste de l’Europe

La hausse du coût de la vie provoque un ralentissement moins important sur le marché Français qu’ailleurs en Europe. 26 % des Français qui se déclarent moins susceptibles de déménager (par rapport à l’année dernière) ont indiqué que le coût de la vie était un facteur de cette décision, contre 36 % pour l’ensemble des Européens. Dans le même temps, 17 % de ceux qui sont aujourd’hui les plus susceptibles de déménager ont indiqué qu’ils étaient influencés par l’augmentation du coût de la vie et à la recherche d’économies grâce à un nouveau bien. Le chiffre est proche de 18 % pour les Européens.

Moins cher à la campagne ?

Les Français pourraient chercher à privilégier la campagne pour trouver un cadre vie moins chère. 30 % des Français souhaitant s’installer ou rester à la campagne car ils associent la vie rurale à un coût de la vie moins élevé. Ce résultat est nettement inférieur à la moyenne européenne qui s’établit à 36 %.

Sur cette dimension, les consommateurs plus âgés ont davantage tendance à associer la vie à la campagne à un coût de la vie moins élevé. 25 % des 56-65 ans estiment qu’il est moins cher de vivre dans une région côtière ou rurale.

Les plus jeunes sont particulièrement sensibles à la qualité de vie à la campagne. 30 % des 18-25 ans estiment en effet que la baisse du coût de la vie fait partie de l’attrait de la vie à la campagne. Bien que les préoccupations liées au coût de la vie arrivent loin derrière l’importance d’être plus proche de la nature (22%), les consommateurs pourraient être de plus en plus tentés de rechercher un emplacement rural ou côtier à mesure que les coûts continuent d’augmenter.