Immobilier Seine-Saint-Denis : Futur musée du logement populaire cherche logement HLM

Le futur musée du logement populaire cherche un toit pour l’heberger si possible en Seine-Saint-Denis à horizon 2024-2028.

Immeuble HLM à Pantin en Seine-Saint-Denis

© ARTHUR NICHOLAS ORCHARD Hans LucasHans Lucas via AFP

Immeuble HLM à Pantin dans le département de la Seine-Saint-Denis.

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Une Association pour un Musée du Logement Populaire (Amulop)

Ancien, bien desservi, si possible en Seine-Saint-Denis, encore habité serait un plus : les critères de l’immeuble recherché pour accueillir le premier musée français consacré au logement populaire et ses habitants ont été dévoilées samedi à Aubervilliers, près de Paris.

« Nous recherchons un territoire emblématique des grandes transformations socio-économiques des banlieues populaires au cours du XXème siècle« , a détaillé Diane Chamboduc, enseignante d’histoire-géographie et vice-présidente de l’Association pour un musée du logement populaire (Amulop). Cette association, qui regroupe une quinzaine d’enseignants, chercheurs ou archivistes majoritairement issus de Seine-Saint-Denis, promeut le projet de musée pour raconter l’Histoire à travers les vécus des habitants des banlieues.

Les quelque 5.700 personnes venues au cours des neuf derniers mois visiter l’exposition dans la cité Emile-Dubois d’Aubervilliers – entre logements témoins, richesses documentaires et récits familiaux – l’encourage à poursuivre.

Dénicher un lieu à l’horizon 2024-2028

Prochaine étape: dégoter un lieu adéquat pour héberger un musée pérenne, à l’horizon 2024-2028. L’association en appelle aux bailleurs, offices publics d’habitats et pouvoirs publics pour dénicher la perle rare.

« Un immeuble relativement ancien, au tournant du XIXème-XXème siècle » idéalement, pour « la profondeur historique« , et desservi par les transports en commun pour faciliter son rayonnement touristique, précise Diane Chamboduc.

Son passé industriel et ouvrier, son peuplement « constitué des différentes vagues migratoires« , ses grandes mutations urbaines mais aussi la « grande fragilité socio-économique d’une partie de sa population » font de la Seine-Saint-Denis « le territoire idoine pour raconter l’histoire sociale de la banlieue parisienne« , assure l’Amulop.

La Seine-Saint-Denis, territoire pressenti

Le futur musée veut incarner les parcours de vie des habitants « dans une démarche participative« , divergeant en cela des exemples de la Cité radieuse à Marseille ou du Familistère de Guise (Aisne), pour se rapprocher du modèle du Tenement Museum dans le Lower East Side de New York.

« Je veux que ce premier musée français soit en Seine-Saint-Denis« , a déclaré Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental, qui a lui-même grandi dans des tours.

« C’est la spécificité française que d’avoir le logement social comme un élément du patrimoine commun, en particulier pour ceux qui justement n’ont pas de patrimoine« , a-t-il insisté, réaffirmant le soutien financier à l’association.

Le musée racontera « une histoire de France certainement, mais aussi une histoire universelle » et surtout « une fierté d’être ici« , loin des clichés, a pointé Emmanuel Bellanger, directeur du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, associé au projet.

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