Crédit immobilier : La baisse des taux ne fléchit pas en juin

La baisse des taux de crédit immobilier se poursuit. Les taux négociés par CAFPI pour ses clients atteignent 3,60% sur 10 ans, 3,66% sur 15 ans, 3,78% sur 20 ans et 3,93% sur 25 ans, soit des taux proches de ceux pratiqués en juillet 2023, quand les taux étaient en pleine hausse.

Taux en baisse

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Pour le 5e mois consécutif, les taux de crédit immobilier poursuivent leur lente baisse. Ainsi en mai, les taux négociés par CAFPI pour ses clients ont atteint 3,60% sur 10 ans (-3 centièmes), 3,66% sur 15 ans (-3 centièmes), 3,78% sur 20 ans (-1 centièmes) et 3,93% sur 25 ans (stable), soit des taux proches de ceux pratiqués en juillet 2023, quand les taux étaient en pleine hausse.

Si les baisses restent marginales par rapport au mois dernier, elles s’inscrivent dans un mouvement plus large. Après un 1er trimestre timide en termes de production de crédit, avec seulement 21,9 milliards d’euros de crédit immobilier signés (source : Banque de France), les perspectives restent positives pour le reste de l’année, grâce à la baisse des prix et à un surcroît de demandes.

Une reprise du marché

Ces premiers signes devraient se confirmer, si, comme le pensent les analystes, la Banque Centrale Européenne confirmait, à la suite de sa réunion du 6 juin prochain, une baisse de ses taux directeurs, une première depuis 2016.

D’ailleurs les banques semblent anticiper cette situation. Ainsi en ce début de mois de juin, CAFPI peut proposer aux emprunteurs ayant les meilleurs profils jusqu’à 3,05% sur 10 ans, 3,22% sur 15 ans, 3,43% sur 20 ans et 3,50% sur 25 ans.

D’autant qu’avec la faible production depuis le début d’année, les banques sont toujours en conquête de nouveaux clients, ce qu’elles n’ont pas pu faire en 2023, et peu depuis le début d’année. Cette concurrence entre établissements devrait donc également concourir à une poursuite de la baisse des taux.

Une volonté de relance

Alors que le Gouvernement annonce vouloir relancer le marché immobilier, et donc celui du crédit, les actions se font attendre. Les critères d’octroi définis par le Haut conseil de sécurité financière sont toujours à l’ordre du jour, malgré la tentative d’une proposition de loi du député Lionel Causse d’enfin réformer ces règles.

Plus récemment, c’est le député Damien Adam, qui a proposé de mettre en place la portabilité des prêts immobiliers, visant à assurer à ceux qui disposent déjà d’un crédit avec un taux d’en conserver les conditions pour un nouvel achat. Si cette proposition ne va pas dans le sens des emprunteurs, car sa généralisation pourrait conduire les banques à augmenter leurs taux, elle reste le signe d’une prise de conscience de plus en plus importante du réel besoin de libérer le crédit pour permettre de relancer le marché immobilier.

Par MySweetImmo