Les étudiants paient plus cher des logements moins bien isolés !

A l’occasion de la rentrée, le réseau Guy Hoquet l’immobilier s’est penché sur le loyer moyen d’un étudiant au sein de 8 villes françaises et l’a comparé au marché locatif global.

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370 € pour un studio à Caen… 812 € à Paris

S’il est de notoriété publique que le logement pèse lourd sur le budget d’un étudiant, particulièrement à Paris, Lyon ou Bordeaux, cette étude est l’occasion de constater les écarts de coût au m² entre des biens loués par cette jeune population et ceux du marché locatif en général, allant parfois jusqu’à 8€ de différence ! 812 €, c’est le loyer mensuel moyen que doit payer un étudiant pour se loger dans un appartement de 26 m² à Paris, constate le réseau Guy Hoquet.  « Avec un loyer parisien qui a connu une augmentation de 5% en un an, la capitale est ainsi la ville la plus chère de France pour les étudiants », note Fabrice Abraham, Directeur Général du réseau. Concrètement, un étudiant parisien devra débourser 314 € de plus qu’un étudiant montpelliérain ou 442 € de plus qu’un étudiant caennais.»  Si les loyers parisiens sont nettement plus importants que ceux des autres villes de France, les surfaces sont également très différentes : à Paris, la surface moyenne constatée est de 26 m² alors qu’à Reims elle est de 32 m2 et atteint les 37 m² à Brest. Cependant, si l’on se penche sur le prix au m² d’un logement étudiant dans la capitale (31 € en moyenne), il ne diffère que de peu de celui pratiqué sur le marché de la location (29 €), ce qui n’est pas le cas partout …

Surcote de 8 € le m2 pour les logements étudiants  à Lyon

2e ville étudiante la plus chère avec un loyer moyen de 551 € pour 25 m², Lyon remporte la 1ère place au classement du plus grand écart constaté entre les prix au m² des logements étudiants vs le marché de la location, avec pas moins de 8 € de plus (22 € contre 14 €) ! Bordeaux arrive, pour sa part, seconde avec 6€ supplémentaires (18 € vs 12 €). Le podium est complété par Montpellier qui voit ses logements étudiants proposés à 15 € en moyenne le m², contre 11€ sur le marché locatif. « Entre 2017 et 2018, nous enregistrons une hausse des loyers de l’ordre de 16% environ à Toulouse, 15% à Lyon ou 14% à Bordeaux, constate Fabrice Abraham. Heureusement, certaines villes sortent du lot et sont engagé dans une dynamique de baisse, comme Caen ou Reims, dont les loyers ont baissé respectivement de 7% et 5%. »

Les studios étudiants souvent énergivores

D’autant que si les prix au m² des logements étudiants sont plus élevés, ces derniers ont également de fortes chances de payer davantage pour leur consommation d’énergie. En effet, selon une précédente étude*** du réseau Guy Hoquet, plus la superficie d’un logement baisse, plus la facture énergétique augmente, passant parfois du simple au double (environ 20,80€ par m² pour un bien de moins de 20m² contre 10,79€ en moyenne pour un logement de plus de 100m²).  « N’oublions pas que les logements les plus énergivores sont largement représentés sur le marché locatif, puisque nous atteignons les 57% de biens dotés d’un mauvais DPE ! (34% de E, 17% de F et 5% de G). Mal isolés, n’ayant pas bénéficiés de travaux récemment,… les petites surfaces n’étant qu’utilisées provisoirement ou comme investissement locatif, elles ne sont pas celles sur lesquelles les propriétaires sont les plus enclins à faire des travaux… » déplore le Directeur Général de Guy Hoquet.

Par MySweet Newsroom
Les étudiants à la recherche d'un logement de doivent pas hésiter à recourir à la caution VISALE. Peu connu, ce dispositif d'état fait office de garantie et peut sécuriser certains propriétaires réticents à louer leur bien à des étudiants dotés de dossiers paraissant peu rassurants. Le bail mobilité, entrant en vigueur début 2019, devrait également permettre de faire bouger un peu les lignes à la rentrée prochaine