Dans quels arrondissements parisiens les logements consomment-ils le moins d’énergie ?

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Vous vous demandez quels sont les arrondissements parisiens dans lesquels vous avez le plus de chance de dénicher un bien immobilier affichant un bon bilan énergétique? Le site d’annonces immobilières SeLoger vient de publier un classement dont les résultats sont édifiants.

Le DPE : un diagnostic au coeur de l’actualité

Alors qu’il subit actuellement un profond lifting législatif destiné à le fiabiliser et à en renforcer l’autorité, notamment en responsabilisant les acteurs de la vente et de la location immobilière (propriétaires, locataires, diagnostiqueurs), le diagnostic de performance énergétique (DPE) fait l’objet de toutes les attentions. « Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique et la précarité énergétique, le DPE est un élément clé de la politique environnementale », explique Bertrand Gstalder, Président du Groupe SeLoger. Rappelons que ce document renseigne sur les performances énergétiques d’un logement en en évaluant la consommation en énergie et l’empreinte carbone.

Pour consommer moins, achetez – ou louez – dans le 13e arrondissement

L’analyse, qu’a effectuée SeLoger, des des diagnostics de performance énergétique (DPE) des biens immobiliers parisiens proposés à la vente ou à la location sur son site révèle que les logements les moins gourmands en énergie se trouvent dans le 13e arrondissement (Butte-aux-Cailles, Salpêtrière, Olympiades…). Dans ce secteur de la capitale, les habitations consomment, en moyenne, 204 kWh/m²/an, ce score leur valant d’être classées D (de 151 à 230 kWh/m²/an).

A noter : Le diagnostic de performance énergétique (DPE) renseigne l’acquéreur ou le locataire d’un logement sur sa consommation en énergie (de A pour économe à G pour énergivore) ainsi que sur son taux d’émission de gaz à effet de serre.

DPE Paris

Le 9e arrondissement 2e du classement mais …

L’étude conduite par SeLoger à partir des DPE figurant dans ses annonces immobilières montre qu’il s’en est fallu d’un cheveu (ou plus exactement, d’un kWh !) pour que le 9e arrondissement (Chaussée d’Antin, Grands Boulevards, Saint-Georges) de Paris ne passe d’un classement D à un classement E ! En effet, dans cette partie de la capitale, la consommation moyenne atteint 230 kWh/m²/an.

Les logements les plus énergivores se trouvent dans le 6e arrondissement

Contre toute attente, c’est dans le très chic (et très cher !) 6e arrondissement (Jardin du Luxembourg, Odéon, Saint-Germain-des-Prés) que les résultats des DPE sont les moins bons, avec un score moyen de 276 kWh engloutis par an et par m². Pour autant, le 6e est loin d’être le seul arrondissement dont le parc immobilier décroche un E au classement énergétique du DPE qui totalise 7 niveaux allant de A pour « peu gourmand en énergie » à G pour « passoire thermique ».  Et pour cause, avec des consommations qui oscillent de 231 kWh/m²/an dans le 8e et 274 kWh/m²/an dans le 4e, en passant par 240 kWh/m²/an dans le 12e, 252 kWh/m²/an dans le 7e et 261 kWh/m²/an dans le 20e, ce ne sont pas moins de 18 arrondissements sur 20 qui se retrouvent classés E soit près de 90 % du parc immobilier de la capitale !

Le saviez-vous ? Un DPE contient aussi une liste de propositions de travaux dont la réalisation améliorerait les performances énergétiques du logement et réduirait les émissions de gaz à effet de serre.

À Paris, un DPE n’influe pas sur le prix d’un logement

De la même façon qu’un DPE laissant à désirer sera synonyme de factures énergétiques salées, un logement dont le bilan énergétique est satisfaisant permettra à son acquéreur ou à son locataire de réaliser de précieuses économies, tant sur le chauffage que sur l’eau chaude, la climatisation ou encore la ventilation. Par extension, on peut aussi considérer qu’un logement classé B se vendra plus rapidement et pour un meilleur prix qu’un bien équivalent (superficie, localisation, prestations…) mais qui serait classé F voire G… On nomme « valeur verte » ce différentiel de prix, induit par le bilan énergétique d’une habitation. Pour autant, la plus-value dont il est possible de profiter ou, au contraire, la moins-value que l’on risque de subir selon que le logement que l’on vend est économe ou énergivore, tend à s’atténuer dans une métropole comme Paris.

« La valeur verte qui correspond à la variation de prix qu’engendre le degré de performance énergétique et environnementale d’une habitation, n’a pas cours dans les marchés tendus », tempère Nicolas Doré, du service Bâtiments de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe). Bref, sur un marché tendu comme l’est le marché parisien, un logement mal isolé et coûteux en énergie se vend, peu ou prou, aussi bien qu’un autre logement, quand bien même celui-ci serait plus performant au plan énergétique. Reste à voir si le durcissement dont va progressivement faire l’objet le DPE pourra contribuer à faire bouger les choses…

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