Prix immobiliers à Paris : 5% de baisse depuis le début du confinement

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Si les villes en périphérie de la capitale n’observent pas d’évolutions majeure, à Paris, les prix sont en baisse selon Drimki. Le 4 mai, si vous souhaitiez y acquérir un logement, il fallait prévoir en moyenne 11 581 € le m²…

Covid-19 oblige, le marché immobilier parisien a connu de sérieux impacts : agences immobilières fermées, baisse du nombre de visites, etc… La région Ile-de-France n’a pas non plus été épargnée. Alors que le déconfinement s’opère depuis peu en France, les conséquences économiques de ces dernières semaines commencent à se révéler. Drimki, pionnier de l’estimation immobilière sur internet en France, fait le point après plusieurs semaines de reprise d’activité.

À Paris, les annonces immobilières émises ont diminué de 89% de mars à avril

Depuis le début de l’année et jusqu’au début du confinement, le nombre d’annonces immobilières pour vendre un logement situé dans la capitale ne cessait d’augmenter. Aidés par des prix immobiliers toujours plus hauts, les vendeurs parisiens étaient nombreux à vouloir profiter de l’attractivité du marché. En effet, alors que le nombre d’annonces immobilières à Paris était de 667 le 30 décembre 2019, on n’en comptait pas moins de 1 794 le 2 mars 2020.

Malheureusement, la crise liée au Coronavirus a jeté un froid sur l’activité immobilière. Ainsi, le 6 avril, le nombre d’annonces immobilières émises pour vendre un appartement ou une maison à Paris était de seulement 200, soit une baisse de 89% à presque un mois d’intervalle.

Un regain d’activité depuis le début du déconfinement

En revanche, cette baisse n’aura été que transitoire car le reste du mois d’avril et le début du mois de mai sont synonymes de remontée d’activité. Le 11 mai, jour du déconfinement, les futurs acquéreurs pouvaient en effet, consulter 1 652 annonces immobilières de logement à Paris.

Prix immobiliers : 11 581 € le m² à Paris …

Après avoir franchi le seuil des 12 000 € du m² fin janvier, les prix immobiliers ont continué à augmenter jusqu’à atteindre les 13 070 €/m² le 16 mars, soit un jour avant la déclaration du Président de la République. A noter qu’il s’agit ici des prix de publication sur les portails d’annonces, et non des prix nets vendeurs, après négociation.

Malgré cet engouement en début d’année, le marché immobilier n’a pas résisté à la crise sanitaire et des baisses successives sur les prix immobiliers ont été constatées pendant le confinement. Le 4 mai, si vous souhaitiez acquérir un logement à Paris, il fallait prévoir en moyenne 11 581 € le m². Il est important de souligner que ce chiffre est d’ailleurs 0,4% plus bas que le prix moyen observé fin décembre 2019 (11 628 €/m²).

… mais de bonnes perspectives pour la suite

Cependant, depuis une semaine, les prix immobiliers parisiens semblent de nouveau repartir à la hausse (+ 7 %). En effet, depuis le premier jour de déconfinement, le prix moyen pour acheter une maison ou un appartement dans la ville lumière est repassé au-dessus du cap des 12 000 € le m² (12 428 €/m²). Au total, entre le 16 mars et le 11 mai, les prix immobiliers parisiens auront donc diminué de 5%.

L’attrait pour la ville de Paris est toujours bien présent et les dernières hausses constatées pourraient se poursuivre dans les semaines à venir.

Qu’en est-il pour le reste de la région Ile-de-France ?

Même constat que pour la capitale : la banlieue parisienne a connu un important recul en matière de transactions immobilières. Le nombre d’annonces concernant des logements à vendre dans les villes telles que Boulogne-Billancourt, Argenteuil, Saint-Denis, Nanterre, Créteil, Vitry-sur-Seine ou encore Montreuil a fortement diminué pendant la période de confinement. On peut notamment prendre l’exemple de la ville de Boulogne-Billancourt qui est passée de 122 annonces début mars à 28 annonces fin mars et mi-avril. Heureusement, la tendance s’inverse depuis le début du mois de mai et tout comme pour Paris, le nombre d’annonces immobilières repart à la hausse.

En ce qui concerne les prix immobiliers, les villes en périphérie de la capitale n’observent pas d’évolutions majeures. Quand les prix de certaines villes comme Montreuil ou Nanterre sont aujourd’hui en légère augmentation par rapport à l’avant confinement, les banlieues d’Argenteuil ou encore de Saint-Denis profitent de prix immobiliers légèrement plus bas.

 

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