Crédit immobilier : les réponses aux 3 questions qui vous inquiètent

Credit Immobilier
© adobestock

L’obtention d’un crédit immobilier est anxiogène pour la réalisation de son projet immobilier. Voici les réponses aux questions qui vous taraudent.

Les taux de crédit vont-ils remonter fortement ?

Non, les taux d’intérêts ne devraient pas remonter fortement ! Mais si les taux d’intérêt sont bas, l’étude SeLoger montre que 43 % des futurs acquéreurs anticipent une remontée de ces taux ! Qu’ils se rassurent.

« Les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, nous avons même enregistré un record en avril, avec un taux moyen à 1,07%, indique Jean-Marc Vilon, directeur général de Crédit Logement. Cette baisse concerne toutes les catégories d’emprunteurs, même ceux qui n’ont pas les meilleurs profils en termes de revenus et d’apport. Par exemple, sur une durée de 20 ans, le taux peut très souvent être fixé à moins de 1%. Toujours sur 20 ans, les ménages les plus modestes peuvent espérer obtenir un taux de 1,25%. C’est extrêmement compétitif. Les taux bas devraient perdurer cette année, car la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne est très accommodante. Elle devrait le rester d’ici la fin de l’année 2021. Si une remontée des taux devait être enregistrée, elle serait limitée – de l’ordre de 0,10 à 0,20 point – et ne changerait pas fondamentalement les conditions de financement des ménages. »

Mon crédit est refusé, mon projet immobilier tombe à l’eau ?

Un refus de prêt ne signe pas l’arrêt du projet immobilier.

De plus, et bien que le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) ait assoupli les conditions d’octroi des prêts immobiliers (hausse du taux d’endettement maximum, allongement de la durée d’emprunt…), 28 % des futurs acquéreurs – ayant prévu d’emprunter pour financer leurs projets – craignent que leur dossier ne passe pas. 7% des acquéreurs interrogés ont, quant à eux, déjà fait l’expérience d’un refus de crédit, voyant ainsi leurs craintes se concrétiser. Une inquiétude qui est susceptible de toucher de nombreux acheteurs car l’étude nous apprend que 82 % des achats immobiliers feront l’objet d’un crédit.

 « Le refus de prêt est forcément préoccupant pour l’emprunteur, reconnait Jean-Marc Villon.Même s’il est difficile à vivre, le ménage doit garder en tête que le refus est dans son intérêt. En refusant un prêt, la banque se prive d’une opportunité commerciale. En cas de difficultés de remboursement, l’établissement bancaire s’en remettra. Mais la situation personnelle de l’emprunteur pourrait devenir extrêmement compliquée ! »

En conséquence, 37% des sondés ont revu leur budget à la baisse et 37% ont mis leur projet immobilier sur pause. Pour réduire leurs mensualités et optimiser ainsi leurs chances d’obtenir le précieux sésame, certains acheteurs empruntent désormais sur une durée plus longue. C’est le choix que font 12 % des acheteurs. Ainsi, 78 % des futurs acquéreurs prévoient d’emprunter sur plus de 15 ans et plus de la moitié (56 %) d’entre eux opte même pour un crédit sur plus de 20 ans !

Les emprunteurs doivent garder à l’esprit que la politique de risque des banques, l’approche du plan de financement, le montage des dossiers en termes de durée, de montant d’apport, de combinaisons des différents types de crédits… diffèrent d’un établissement à l’autre.  « Ce n’est pas parce qu’une banque refuse d’octroyer un crédit immobilier, que le ménage essuiera un refus dans toutes les banques,rappelle Jean-Marc Villon. Le refus de prêt peut être lié à plusieurs éléments, comme la pérennité des revenus de l’emprunteur. Je conseille au ménage d’être clair sur sa situation et transparent sur son projet personnel, en gardant à l’esprit que la banque est un partenaire. »

Mon apport personnel reste limité, je peux emprunter ? 

L’étude SeLoger permet de constater que 33 % des biens ciblés par les futurs acquéreurs affichent un prix se situant dans une fourchette allant de 100 000 à 200 000 €. La même étude nous apprend que 23 % des porteurs d’un projet immobilier recherchent des biens dont le prix oscille entre 200 000 et 300 000 €. En tout, ce sont les 2/3 des acquéreurs potentiels qui souhaitent investir dans des biens de moins de 300 000 €. Pour financer leur projet, une majorité (79 %) d’acquéreurs prévoit de compléter leur prêt au moyen d’un apport personnel. 

En la matière, « les pratiques sur le marché demeurent similaires à celles observées il y a 5 à 6 ans. En général, les banques demandent, a minima, de couvrir les frais de dossiers et les droits de mutation à titre onéreux, soit environ 10% du montant emprunté, calcule Jean-Marc Vilon. Mais chaque dossier est unique, certains arrivent à obtenir un financement total du projet, sans mobiliser d’apport donc. »

En effet, l’apport revêt plus d’importance que jamais en ce qu’il permet non seulement de négocier un taux avantageux mais aussi d’obtenir l’accord des organismes de financement :  47 % des sondés assurent d’ailleurs disposer d’un apport personnel supérieur de 10 % à la somme totale empruntée. Sachez toutefois que les prêts aidés, tels que le prêt action logement ou encore le prêt à taux zéro, peuvent aussi faciliter votre accession à la propriété. Si vous y avez droit, avouez qu’il serait dommage de passer à côté…

Les chiffres ci-dessus émanent  de l’étude SeLoger de février 2021 réalisée avec Opinion Way et portant sur plus de  2400 futurs acquéreurs ayant un projet d’achat immobilier dans l’année.
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