Rentrée universitaire en présentiel : La part des recherches étudiantes en location grimpe à 30 % sur Pap.fr

La bonne nouvelle est tombée : la rentrée 2021 se fera en présentiel. Résultat, les étudiants sont de retour sur le marché de la location et la part des recherches étudiantes représente 30 % du total des recherches de location sur PAP.fr sur les 15 premiers jours de juin contre 18 % au mois de mai 2020.

Après les incertitudes de la rentrée 2020, la rentrée 2021 se fera en présentiel comme l’a affirmé Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur. Message reçu par les étudiants qui s’activent à la recherche d’une location. 

Les étudiants surreprésentés dans les recherches au mois de juin 2021…

Les étudiants représentent 30 % de l’ensemble des recherches de location sur PAP.fr sur les 15 premiers jours de juin alors qu’ils n’étaient que 18 % au mois de mai. Sur les appartements d’une pièce principale (studios, T1), cette part est même de plus d’un tiers, à 38,4 % !

Les étudiants recherchent principalement seuls !

Plus de la moitié des étudiants recherchent un logement pour eux-mêmes et uniquement pour eux-mêmes : 57,2 % recherchent un appartement qu’ils projettent d’occuper seuls. Et ils sont 39 % à rechercher à deux, qu’il s’agisse d’un couple ou d’une colocation.

55 % des étudiants déclarent ne disposer d’aucun revenu

Plus d’un étudiant sur deux ne dispose d’aucune source de revenu, tandis qu’ils sont 45 % à déclarer disposer de revenus. Dans ce cas, ceux-ci s’établissent à 1.062 euros par mois, en moyenne pour une personne seule et 1.842 euros par mois, lorsqu’il s’agit d’un couple ou de deux colocataires.

Une écrasante majorité de locations avec caution solidaire

Dans 81 % des cas, la location se conclura avec une personne garante, qui se portera caution solidaire du paiement des loyers. Et dans 79 % des cas, il s’agira des parents. La garantie Visale, malheureusement encore trop méconnue, arrive en 2ème place avec seulement 11 %.

Des loyers qui augmentent sous l’effet de la demande en province

Alors qu’il y a un an, régnait la plus grande confusion sur les modalités de la rentrée étudiante 2020, la visibilité offerte par le gouvernement sur une rentrée 2021 en présentiel soutient les recherches en ce mois de juin 2021, ce qui est favorable à une évolution à la hausse des loyers par rapport à juin 2020, notamment en Province. Mais d’autres phénomènes doivent être intégrés pour apprécier l’évolution de la situation.

Petit phénomène déflationniste à Paris et en Île-de-France

  • A Paris, le nombre d’offres a significativement augmenté sur un an (+ 75 %), du fait de l’arrivée continue de petites surfaces qui étaient auparavant louées sur des plateformes de locations touristiques de courte durée. Bien que la demande reste supérieure à l’offre, le marché n’est plus aussi tendu qu’il l’était en 2019.
  • Parallèlement, une force contraire s’exerce du fait que les biens issus de la location touristique sont généralement d’excellente qualité et extrêmement bien équipés. A surface constante, ils sont donc plus chers. Ce qui se vérifie à Paris intra-muros mais aussi, dans une moindre mesure, à Versailles.
  • L’absence d’étudiants étrangers pour la rentrée 2021 pourrait également avoir un impact sur la demande tandis que de plus en plus d’étudiants Français feraient désormais le choix de faire leur cursus en province profitant d’un coût de la vie (logement inclus) plus accessible.

Certaines villes de province augmentent significativement sous un double-effet

Contrairement à la région Parisienne, l’intégralité des villes universitaires de province étudiées affiche des loyers orientés à la hausse que ce soit par rapport à 2020 ou 2019. Cette hausse est imputable au retour des étudiants Français en présentiel, dont une partie privilégie désormais un cursus en province au détriment de Paris. Sachant que, dans le même temps, la province est insensible à la présence d’étudiants étrangers, qui reste un phénomène essentiellement parisien.

Mais un autre paramètre vient accentuer la hausse dans certaines villes : à la hausse de la demande, s’ajoute l’anticipation par les propriétaires-bailleurs des dispositifs d’encadrements des loyers qui doivent être mis en œuvre d’ici la fin 2021 dans plusieurs métropoles. Ces derniers tentent ainsi de profiter d’une liberté qu’ils savent perdue pour l’an prochain. Résultat, les loyers augmentent encore plus significativement dans certaines de ces villes comme Bordeaux, Lyon et Grenoble.

Méthodologie : Etude réalisée à partir de 14 754 dossiers locataires remplis entre le 1er et le 15 juin 2021 et comparés à la même période en 2020 et 2019.

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