Condoléances et prospection immobilière : Le dérapage de l’agence immobilière Laforêt

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© adobestock

Le directeur d’une agence Laforêt à Saint-Brévin-les-Pins en Loire-Atlantique a proposé ses services par courrier à la famille d’un propriétaire décédé, en cas de vente du logement.

Après avoir raflé le prix de la « Meilleure franchise de l’année » pour la 3ème année consécutive, le réseau Laforêt défraye la chronique pour des pratiques pour le moins indélicates en matière de prospection.

 Le 20 octobre dernier, à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique, la veuve de Mr X, décédé quelques jours plus tôt, a reçu un courrier plutôt choquant de la part d’une agence immobilière Laforêt en prospection. Courrier révélé par le petit-fils du défunt sur la toile et relayé sur Twitter par Cyril Sabatie, avocat spécialiste du droit immobilier. Alors, manque de tact, de clairvoyance, indélicatesse, opportunisme… ?

Condoléances et prospection cavalière

Après des condoléances de circonstance, dont on peut douter de la sincérité, l’agence immobilière opportuniste proposait ses services en cas de vente du logement du défunt par la famille. Dans cette petite commune de 13 000 habitants où tout se sait, l’agent immobilier franchisé savait que Monsieur était propriétaire : « Si ce triste événement vous amène à envisager la vente de ce bien immobilier dans un avenir plus ou moins proche, nous mettrons tous les moyens nécessaires afin de commercialiser au mieux votre propriété« , précise le courrier. Et de finir par une formule de politesse bien calculée : « Je reste à votre écoute, si vous désirez de plus amples informations, n’hésitez pas à prendre contact avec moi ».

Malaise chez Laforêt

Le réseau Laforêt a évidemment très vite condamné sur Twitter cette pratique de prospection. « Après avoir été immédiatement rappelé à l’ordre, ce franchisé sera entendu cette semaine sur les manquements au code de déontologie et au règlement intérieur du réseau Laforêt. »

L’agence, de son côté, s’est excusée, une de ses collaboratrice regrettant l’erreur commise. « C’est dommage d’en arriver là, ce n’est pas bien, surtout dans le contexte dans lequel nous vivons. D’autant que notre directeur est une belle personne, quelqu’un de très humain« , a-t-elle confié au Courrier du pays de Retz.

Depuis cette révélation, les commentaires pleuvent sur les réseaux sociaux. Reste à savoir si l’arbre cache la forêt…

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