Baromètre de l’immobilier FNAIM juillet 2022: Le marché semble s’infléchir

Si la baisse des taux d’intérêt a soutenu le marché immobilier depuis 2016, leur remontée pourrait infléchir la donne. En 1 mois, les prix ont reculé de 0,2% selon le dernier baromètre mensuel de la FNAIM.

Vue aérienne de toits à paris où les prix de l'immobilier poursuivent leur baisse.

© adobestock

A Paris, les prix de l'immobilier poursuivent leur baisse selon les derniers chiffres de la FNAIM.

Temps de lecture estimé : 3 min

Les prix baissent légèrement sur 1 mois (-0,2%) en France

Le nombre de transactions sur 12 mois glissants s’érode depuis septembre 2021, un peu en dessous de 1 200 000 ventes en France. Il reste toutefois en augmentation sur un an à fin mars 2022 (autour de +12%). Les prix ralentissent nettement depuis 3 mois, en lien avec la hausse des taux. Sur un mois, ils sont même en très légère baisse (-0,2%) en France au 1er juillet 2022.

… mais sont toujours à la hausse sur 1 an (+7,1%)

Sur un an, ils restent toutefois en hausse : +7,1%, contre +8,2% début avril. Les maisons voient leurs prix augmenter de +9,2%.

En dehors de Paris, où ils poursuivent leur baisse (-2,1%), les prix augmentent à peu près partout sur le territoire. Ils augmentent moins vite en banlieue parisienne (+3,2%) et dans les plus grandes villes de province (+4,2%) que dans le reste du territoire : +8,1% en moyenne en province, confirmant les tendances nées de la crise sanitaire.

C’est toujours en Bretagne (+12,8% !) et dans une moindre mesure en Nouvelle-Aquitaine (+10,0%) que les évolutions sont les plus fortes, avec notamment +14,0% à La Rochelle. Parmi les 70 grandes villes sélectionnées, c’est à Saint-Etienne que les loyers et les prix sont les plus bas.

L’offre de biens à la vente se redresse

L’offre semble se redresser, ce qui pourrait diminuer la pression sur les prix. Les taux des crédits immobiliers vont continuer à augmenter dans les prochains mois dans le sillage d’une inflation très forte (+5,8% !). Le marché du logement semble s’infléchir.

Soutenus par la baisse des taux, les prix sont repartis à la hausse depuis 2016

Le marché du logement est très dynamique depuis 2016, soutenu notamment par une forte baisse des taux d’intérêt de crédit et, depuis la crise sanitaire, par une épargne abondante chez une partie des ménages. Le nombre de transactions a fortement augmenté sur la période, atteignant un record absolu en 2021 avec 1 177 000 ventes de logements. Les prix, qui avaient fortement augmenté dans les années 2000, puis fléchi de 2012 à 2016, sont repartis à la hausse.

Changement d’aspiration des acquéreurs

Le pouvoir d’achat immobilier des ménages reste à un niveau élevé à l’échelle nationale, grâce aux taux très bas des crédits et à des revenus des ménages en hausse régulière. Dans les zones tendues et notamment dans certaines grandes villes, la capacité d’achat des ménages est en revanche limitée et à un niveau bas comparé à l’historique. Le phénomène de métropolisation en cours durant les années 2010 est toutefois remis en cause par la crise sanitaire. Les maisons sont aujourd’hui davantage plébiscitées et les communes balnéaires, villes moyennes, petites ou rurales ont profité du changement d’aspiration des acheteurs.

L’analyse ci-dessus émane de Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM et Emmanuel Perray, responsable Etudes et Analyses, LABEL suite à la note de conjoncture du baromètre mensuel de l’immobilier juillet 2022.
Voir les commentaires
Je soutiens MySweet'Immo