Immobilier : Les acquéreurs reviennent doucement sur le marché à l’approche du printemps

Avec des conditions plus favorables à l’achat, les acquéreurs se projettent de nouveau dans des projets immobiliers. Malgré cela, le marché reste tendu avec une la hausse des prix/m² en 1 an qui se confirme sur la période janvier-avril.

Nice

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la hausse des prix/m² en 1 an sur la période janvier-avril est de 10,1 % à Nice

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Le mois d’avril confirme les signaux positifs perçus sur le marché immobilier depuis le début de l’année. Ainsi, l’effet conjugué de la baisse – bien que mesurée – des taux de crédit qui se poursuit et de la plus grande disposition des banques à prêter incite les acquéreurs à se projeter de nouveau dans la réalisation de leurs projets.

Ces signaux sont-ils annonciateurs d’une reprise de l’activité sur le marché de la transaction ? Quels sont les impacts sur l’offre et sur les prix ? Décryptage avec l’Observatoire Guy Hoquet sur la période janvier-avril 2024.

Les acquéreurs retrouvent du pouvoir d’achat immobilier, et l’envie de faire des projets

Grâce à des taux de crédit immobilier qui viennent de passer sous la barre des 4% en mars, et au retour de toutes les grandes banques sur le marché, les emprunteurs retrouvent enfin du pouvoir d’achat immobilier. Cela se mesure concrètement avec le redémarrage de la production de crédits bancaires, à +51.8% entre décembre 2023 et mars 2024 selon l’Observatoire Crédit Logement.

Un signal encourageant, à un moment de l’année stratégique : “ Les conditions d’emprunt se sont améliorées progressivement depuis le début de l’année. Cela recrée des opportunités d’achat immobilier pour celles et ceux qui avaient été empêchés de concrétiser leurs transactions. C’est un signal encourageant pour les Français, alors que le printemps est généralement la période la plus propice aux projets de déménagement, notamment pour les familles”, analyse Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l’Immobilier.

Pas de correction des prix à l’horizon !

Malgré des conditions d’accès au financement plus propices à la réalisation des projets d’achat immobiliers, le marché reste tendu avec des prix qui poursuivent leur hausse en 1 an à +2.3% et ce, alors que l’offre reste abondante.

Si les mises en vente continuent de progresser, les prix affichés ne sont pas pour autant en baisse sur les 4 premiers mois de l’année.

Le constat reste identique sur le segment des maisons comme sur celui des appartements : le nombre de mises sur le marché et le prix/m² n’ont jamais été aussi élevés au cours de l’année précédente.

L’Ile-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’azur : des marchés atypiques, qui restent réservés à des acquéreurs qui ont les moyens

Si ces 2 régions sont celles où la valeur du prix/m² est la plus élevée – et de loin – avec respectivement 5 655 € et 5 386 €, elles connaissent des situations opposées en termes d’évolution de valeur :

  • l’Ile de France est la seule des régions à voir son prix/m² affiché reculer sensiblement, à -2.2%
  • alors que la Provence-Alpes-Côte d’Azur affiche une très nette hausse des prix à +6.1%.

Les prix/m² continuent d’augmenter dans les autres régions, avec des progressions comprises ente +1.0% en Occitanie et +5.0% en Corse.

Dans les 20 plus grandes villes de France, la hausse des prix/m² en 1 an se confirme sur la période janvier-avril. Huit d’entre elles affichent des progressions significatives, de +1.1% à Lille à +4.9% à Aix-en-Provence et même +10.1% à Nice.

Ce sont principalement les grandes métropoles régionales comme Nantes (-3.4% en 1 an), Lyon (-3.2%) ou Toulouse (-2%) ou Bordeaux, qui voient leurs prix affichés s’ajuster avec une légère baisse sur la période. Paris reste stable à +0.7%.

Une plus forte proportion de logements « verts » dans la partie sud du pays

Les logements économes (DPE classés A, B et C) représentent 27.3% des biens mis sur le marché sur la période janvier-avril 2024. Cette part est en progression de +3.2 points en 1 an.

Cependant, il existe un clivage fort entre les régions du sud et celles du nord :

  • d’un côté, l’Occitanie, la Corse, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Nouvelle Aquitaine : plus de 30% de logements “verts” mis en vente et en progression en 1 an,
  • de l’autre, les Hauts de France et la Normandie, avec moins de 20% de logements “verts” mis en vente.

Un constat qui s’explique principalement par le type de constructions des habitations, conçues pour bloquer naturellement la chaleur en journée, et la libérer en soirée lorsque les températures diminuent.

Source : Observatoire Guy Hoquet
Par MySweetImmo