Achat immobilier : avez-vous pensé aux frais supplémentaires ?

Frais de dossier du crédit immobilier, impôts locaux, honoraires de l’agent immobilier… Quelles sont ces petites dépenses qui peuvent faire exploser votre budget ?

Ça y est ! Vous avez enfin trouvé le logement de vos rêves, dans le quartier idéal et dans vos prix… enfin, pas si sûr. Comme le déplore bon nombre de professionnels de l’immobilier, lors d’un premier achat, l’acquéreur a souvent tendance à mettre de côté l’ensemble des frais annexes qui, petit à petit, viendront rogner son épargne. Mieux vaut donc sortir sa calculette et refaire le tour des dépenses supplémentaires liées à tout achat immobilier.

Qui paie les honoraires ?

Depuis le 1er avril 2017, les agents immobiliers sont obligés d’afficher sur leur vitrine le montant de leurs honoraires. C’est le moment où vous devez être vigilant et porter votre regard sur la mention « honoraire à la charge du vendeur » ou « à la charge de l’acquéreur. » Dans le premier cas, c’est celui qui vend qui règle les quelques 8 % de frais d’agence en général. Mais dans le second, ce sera à vous de négocier avec l’agent immobilier le montant des honoraires.

Pensez également aux frais d’immobilisation, de l’ordre de 5 % à 10 % du prix de vente, à régler au moment de la signature du compromis. Cette somme sera placée sous séquestre par l’agent immobilier jusqu’au moment de la signature de l’acte authentique de vente.

Gare aux suppléments sur le crédit

Vous voilà désormais devant votre banquier, attiré par les taux extraordinairement bas du moment. Mais attention, faire un crédit immobilier engendre généralement des frais de dossier qui peuvent s’élever à 1 % du coût total du crédit. Beaucoup de banques peuvent, pour les primo-accédants, ne pas les faire payer.

Il faudra ensuite penser à garantir votre crédit, soit par hypothèque (le logement sera saisi par la banque en cas de non remboursement), soit par cautionnement (un organisme se porte caution pour vous en cas de défaillance et remboursera le crédit). En moyenne, les courtiers estiment qu’un cautionnement de crédit bancaire coûte près de 2 % du montant total du crédit.

Enfin, n’oubliez pas les assurances, qui parfois représentent à elles seules jusqu’à 40 % du coût total de votre crédit. Si, grâce à l’amendement Bourquin, vous pourrez mettre en concurrence votre contrat tous les ans, à compter de la date anniversaire du document, et ainsi faire des économies, mieux vaut s’orienter dès le départ vers la meilleure formule. Sachez que certaines assurances, comme l’assurance décès invalidité, sont indispensables ou encore l’assurance chômage de plus en plus demandée. La première représente 10 % du coût du crédit et la seconde entre 0,3 % et 0,7 % du coût du crédit.

Fiscalité et travaux à venir

Avant de songer aux frais de notaire à régler au moment de la signature de l’acte et qui s’élèvent à 8 % du prix du bien, il faut d’abord se renseigner, le cas échéant, sur les travaux à faire dans votre futur logement. Est-il en parfait état ou nécessite-t-il ici et là quelques coups de marteaux ? N’hésitez pas à harceler votre futur syndic pour obtenir les P.V d’assemblée générale afin de savoir si de gros travaux sont prévus dans la copropriété où vous comptez vous installer, mais aussi pour vous informer sur le montant précis des charges annuelles. Prenez également le temps de discuter avec l’acquéreur des impôts locaux. Qui de lui ou de vous réglera par exemple, la taxe foncière ou la taxe d’habitation de l’année en cours ?

Une fois l’ensemble de ces démarches réalisées, vous serez fin prêt à établir un budget qui vous permettra de jouir en toute sérénité de votre futur logement.

© SweetRédaction
Era France

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