Reconversion professionnelle : 6 choses à savoir avant de se lancer dans l’immobilier

Reconversion professionnelle
© adobestock

Vous envisagez de vous reconvertir dans l’immobilier ? Sachez qu’un débutant sur deux est toujours en poste la première année d’activité. Voici ce qu’il faut savoir pour se lancer en connaissance de cause dans le métier d’agent immobilier.

 L’immobilier, un métier de commercial et de prospection

C’est la partie du métier prédominante et la plus difficile lorsque l’on se lance en partant de zéro… Que vous rejoignez une agence immobilière ou un réseau de mandataires, ne vous attendez pas à ce que l’on vienne vous proposer des mandats de vente sur un plateau, ni que les clients vous sollicitent spontanément dès votre démarrage pour vous confier leur appartement ou maison à vendre. C’est donc vous qui devrez aller chasser vos futurs clients « dans le dur » et autant vous dire que vous ne serez pas non plus les seuls à vouloir le faire :  la concurrence étant particulièrement rude dans ce métier ! Tel un sportif de haut niveau : préparez-vous à avoir les nerfs solides et un moral d’acier pour faire face à des particuliers étant pour la plupart réfractaires, de prime abord, sur la perspective de faire appel à un agent immobilier.

En dehors des prises de contacts que vous arriverez plus ou moins à établir avec vos prospects (par téléphone ou physiquement), il faudra être en capacité de pouvoir rebondir et traiter des objections, rester maître de votre discours quant à l’intérêt de vous mandater et surtout : faire preuve d’assurance dans votre attitude générale ! Si vous aimez la possibilité de pouvoir établir constamment des nouveaux contacts, chasser, mener des enquêtes, convaincre, vous dépenser (mentalement  et physiquement), pouvoir apprendre de vos réussites mais aussi de vos échecs : c’est déjà un très bon début

L’immobilier, un métier qui demande de l’empathie

Vendre ou acheter un bien immobilier n’est pas un acte banal.  Il faudra vous armer de patience lors des négociations souvent ardues entre propriétaires et acquéreurs tout en sachant temporiser les étapes les plus cruciales. Vous devrez rester en écoute active et vous mettre dans la peau de vos futurs clients pour cerner au mieux leurs besoins et réelles intentions. Devenir conseiller immobilier nécessite une très forte disponibilité et une forte implication sur les différents projets à traiter. Le risque sinon ? Ne pas être efficace et  briser à terme a confiance, qui reste pourtant un des points essentiels du métier si vous envisagez de développer un fort relationnel à terme.

Attention aussi à ne pas perdre trop de temps avec des clients parfois indécis ou irréalistes : savoir-faire du tri en amont d’un dossier reste nécessaire afin de ne pas s’éparpiller  et devenir improductif !  Vous pourrez exceller en la matière si vous êtes de nature « fin pédagogue », en capacité d’adaptation permanente (chaque client et situation étant unique) adossé à une bonne faculté d’intuition personnelle ou capacité à analyser les situations, parfois même dans l’urgence.

L’immobilier, un métier qui demande de la patience

L’immobilier ne fonctionne pas en « one shot ». Une reconversion dans le domaine  de l’immobilier peut s’avérer déstabilisante par exemple pour un commercial aguerri habitué à travailler en cycle court. Selon le marché immobilier de votre secteur : il n’est pas improbable que vous passiez des journées, voire des semaines entières à faire de la prospection active, tout en rentrant bredouille chez vous le soir avec l’amère sensation que les choses n’avancent pas… Et pourtant, la patience finira toujours par payer tôt ou tard pour les plus impliqués !

Compte tenu de la forte concurrence dans le secteur de  l’immobilier en agence ou  en réseau  de mandataire, la notoriété se construit avec du temps et via un travail qualitatif. Si vous envisagez de vous lancer dans l’immobilier,sachez que ce métier demande d’avoir du temps devant soi. Partez sur au moins une année entière d’activité pleine et une implication la plus totale. Impossible de réussir avec une vision court terme du métier d’agent immobilier.

L’immobilier, un métier qui procure des sensations fortes

L’ascenseur émotionnel reste particulièrement fort lorsque l’on exerce le métier d’agent immobilier. En effet, la majeure majeure partie de la rémunération  -sinon la totalité, est basée sur le résultat. Ce n’est donc pas un métier à la portée de tous !

La motivation et l’adrénaline peuvent s’avérer extrêmes lorsque l’on concrétise sa 1ere vente (les enjeux financiers étant important) mais il ne faut jamais pour autant crier victoire trop vite. Tout peut s’effondrer du jour au lendemain  : une première rétractation ou refus de prêt bancaire est un échec souvent cuisant pour un débutant. Mais après tout, cela fait partie intégrante du métier et il faudra apprendre à rebondir dans tous les cas : à chaque problème une solution!

Dans le fond, l’absence de routine et de zone de confort reste une des grandes forces de ce métier: car rien n’est jamais acquis et certaines personnes éprouvent le besoin vital de travailler dans ce genre de conditions pour s’épanouir professionnellement et sortir de l’ennui d’un job répétitif ou n’offrant pas de perspectives concrètes.

L’immobilier, un métier envisageable pour les autodidactes

Le métier de négociateur immobilier peut représenter une véritable source d’épanouissement du fait d’une participation à toutes les étapes et d’être confrontés à des projets immobiliers de toute une vie : heureux comme malheureux. Vous pourrez vous inscrire dans une relation de confiance et dans la durée avec vos clients : ce qui peut donner un véritable sens personnel à votre activité professionnelle.

En contrepartie, vous ne devrez pas compter vos heures : car c’est à l’agent immobilier de s’adapter aux contraintes des clients, qui travaillent en journée pour la plupart. Ceci étant, la grande majorité des agents immobiliers ne voient pas leur journée passer : leur agenda est souvent bien rempli et ils sont toujours dans le feu de l’action.

Une reconversion dans l’immobilier est tout à fait envisageable pour les autodidactes. Le prérequis étant une aptitude à être à l’aise sur la partie commerciale : souvent un point de sa propre personnalité que l’on naturellement en soi ou pas… L’aspect financier  est important, mais vous risqueriez d’être déçu si vous ne misiez que là-dessus  à court terme. Le métier s’apprend dans la pratique (chaque situation étant unique), une première base solide en connaissance théorique et juridique restera toutefois importante au risque de vous décrédibiliser si vous n’apportez pas les bonnes réponses à vos clients.

Ex- Agent immobilier, Hugo Bolzinger est fondateur du cabinet de recrutement « MeilleursCandidats »
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