Immobilier et crise sanitaire : « Le marché de l’ancien s’assagit en nombre de ventes mais les prix, eux, sont en croissance », Stéphane Imowicz, Président d’Ikory

Stéphane Imowicz, président du réseau d’Ikory est l’invité Alexis Thiebaut pour Mon Podcast Immo.

Stéphane Imowicz, président d’Ikory analyse l’impact de la crise sanitaire sur le marché de l’immobilier résidentiel, dans le neuf et dans l’ancien.

Vous venez de publier une note de conjoncture sur l’immobilier résidentiel où vous dites que le marché de l’ancien s’assagit, c’est-à-dire ?

On dit que le marché de l’ancien s’assagit, mais il faut faire une différence quand on parle de l’ancien et quand on parle du résidentiel de manière générale, entre les volumes et les prix.

Effectivement ce marché s’assagit sur le plan du nombre de transactions qui ont été réalisées. Pourquoi a-t-il a baissé ? Nous sommes dans une époque un peu particulière, avec cette crise sanitaire et ses deux mois de confinement au printemps puis au mois de novembre ; et de ce fait, les visites n’ont pas pu se faire, les processus de décision ont été plus longs, ce qui traduit cette baisse de transactions. Cela ne veut pas dire pour autant, que les prix se sont assagit.

Les prix se sont plus que maintenus puisqu’ils sont en croissance, à la seule différence, c’est que la croissance a été moins forte sur l’ancien.

Autre enseignement, les maisons profitent de la crise, en tout cas sur le marché francilien ?

Effectivement, elles en profitent, mais il faut rappeler que le prix des maisons reste un peu plus abordable que celui des appartements en copropriété. Très souvent, les surfaces sont un peu moins importantes et le foncier est moins élevé, ce qui fait que l’on peut trouver des maisons avec des prix moins élevés. De plus, depuis le confinement, les Français recherchent de plus en plus un bien avec un espace vert.

A Paris, comment se comporte le marché de l’ancien ?

A Paris, il y aura un nombre de transactions légèrement moins élevé que l’année précédente, mais pas dans de proportions très significatives. En revanche, les prix restent à la hausse. Malgré tout, on peut noter que la hausse de cette augmentation est moins forte cette année que celle des années antérieures.

Concernant le marché du neuf, vous notez que la pénurie d’offres de biens se confirme ?

Effectivement, et elle se confirme parce qu’on a eu depuis un peu plus d’un an l’environnement des élections municipales, donc on sait que dans celui-ci, les municipalités ont plutôt tendance à geler tous les permis de construire, ce qui mène à une offre beaucoup moins significative que celle que l’on a pu connaître les années antérieures.

La demande sur le marché du neuf est très forte notamment dans les secteurs tendus : l’île de France et les grandes métropoles régionales ; mais avec une offre beaucoup plus restreinte et qui va s’accentuer dans les années à venir.

Pour terminer, la situation du neuf est-elle un peu différente en Île-de-France ?

Une pénurie évidente sur l’île de France, une demande extrêmement importante malgré tout. Ce sur quoi il faut être vigilant, c’est que l’Île-de-France a des prix élevés et que la crise sanitaire aura inévitablement des répercussions sur le marché, car l’économie se portera plus difficilement et que les entreprises seront surement dans l’obligation de licencier, et de ce fait la primo accession va être fragilisée dans les 2 à 3 années à venir.

 

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