Immobilier : L’offre de biens à vendre a augmenté de 12% au 3e trimestre 2022

Le marché se tend … On l’entend partout. Alors qu’en est-il vraiment ? La demande est-elle toujours soutenue ? Le point avec Bien’ici.

Façade d'immeuble

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Les actualités économiques et politiques freinent le marché immobilier

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Après une année 2021 record en termes de transactions immobilières (1,17M, soit +15% par rapport à 2020), le marché connaît une inflexion depuis le début de l’année 2022. En témoigne, l’offre de biens à vendre sur le portail immobilier Bien’ici qui a augmenté de +12% au 3e trimestre 2022 par rapport à l’année dernière et une baisse de -15% de demande au 3e trimestre 2022.

Les Français plus soucieux du contexte économique

« Le constat est très clair, explique Régis Sébille, analyste données chez Bien’ici. On note un ralentissement de la dynamique de sortie du Covid. L’appétit des Français pour les projets immobiliers n’est pas en berne mais, depuis 2022, la donne a changé, le contexte s’est durcit avec l’inflation, le contexte géopolitique et les conditions d’octroi de crédit plus contraignantes. Le marché devient plus rationnel. Nous avons atteint un certain point de rééquilibrage à l’issue de ce premier semestre 2022 au niveau de l’offre et la demande. »

Les biens à vendre sortent moins vite du marché

De toute évidence, les acheteurs sont moins pressés. Ils prennent le temps de la réflexion. Les annonces immobilières tant pour les maisons que pour les appartements restent diffusées plus longtemps : + 6 jours. « Post-Covid, tout le monde a voulu changer de vie, reprend Régis Sébille. Aujourd’hui, les envies collent davantage à la réalité du marché et du contexte.

Une baisse de la demande sur les maisons

Le marché se rééquilibre progressivement après une situation post crise sanitaire qui avait entraîné une baisse de l’offre de maisons à vendre et une augmentation de la demande. La demande sur le marché de la transaction pour les maisons au 3e trimestre est moins forte avec – 29%. Un niveau de demande qui reste cependant plus soutenu que lors des années antérieures !

« Le rêve de la maison individuelle n’est pas enterré, poursuit Régis Sébille. Il est à mettre en parallèle avec l’explosion de la demande en 2020 et 2021. En 2021, le marché de la maison a fait face à une forte baisse de biens à vendre, voire une pénurie. Et comme je le disais plus haut : chauffer une maison individuelle a un coût. En pleine crise de l’énergie, certains Français ont peut-être revu leurs envies immobilières. »