Immobilier & Emploi : Le classement des villes où s’installer

Deux villes font leur entrée sur le podium du 6e Baromètre emploi & logement établi par Meilleurtaux et Meteojob : Metz et Perpignan, qui se placent juste derrière Mulhouse, toujours en tête du classement.

Le centre ville de Mulhouse

© adobestock

Mulhouse conserve la 1ère place de la ville la plus attractive pour travailler et se loger

 0

Le chiffre est tombé il y a quelques semaines : l’Insee a annoncé une hausse sur le taux de chômage, qui atteint désormais 7,4% de la population active en France. L’objectif « plein emploi », visant une réduction du taux de chômage à 5% d’ici 2027, semble de plus en plus difficile à atteindre.

Même si la détente sur les taux d’intérêt est bien réelle, devenir propriétaire n’est pas toujours chose aisée. A cela s’ajoute un marché locatif tout aussi complexe dans de nombreuses villes. Dans ce contexte, certaines villes sont plus « accueillantes » et cumulent le double avantage d’offrir à la fois un logement accessible à l’achat eu égard aux salaires proposés et des opportunités d’emploi !

Pour la 6ème année consécutive, Meilleurtaux et Meteojob dévoilent leur classement des villes françaises les plus attractives en termes d’emploi et de logement. Comme l’an passé, Mulhouse conserve la première place, tandis que Metz et Perpignan intègrent le podium.

Le podium évolue après deux années de stabilité

En tête du classement, Mulhouse sa place de ville la plus attractive pour travailler et se loger. Metz et Perpignan font leur entrée sur le podium, occupant respectivement les 2ème et 3èmes places. Ces deux villes se distinguent par une augmentation significative de leurs offres d’emploi :  une hausse de 5 000 offres par rapport à 2024. La part de CDI y est également en progression. Les villes secondaires continuent de séduire grâce à un bassin d’emplois dynamique et un pouvoir d’achat immobilier avantageux, en cohérence avec les salaires proposés. Par exemple, Metz affiche la proportion de CDI la plus élevée, tandis que Perpignan offre des salaires supérieurs à ceux de Nice ou Marseille, tout en proposant un prix au m² jusqu’à 2 à 2,7 fois moins élevé.

En revanche, Orléans et Rouen, qui occupaient les 2ᵉ et 3ᵉ place l’année dernière, reculent cette année à la 6ᵉ et 4ᵉ place. Cette chute s’explique par une diminution notable de la part des CDI disponibles. Orléans est l’une des rares villes à voir son nombre total d’offres d’emploi baisser. Néanmoins, ces deux villes restent attractives : les salaires nets mensuels y sont supérieurs à ceux de Nice ou Marseille, et le pouvoir d’achat immobilier y est meilleur. Par exemple, un Perpignanais gagne en moyenne 2 588 €, contre 2 454 € pour un Niçois, tout en ayant accès à un logement de 80 m² contre seulement 28 m² à Nice. Mulhouse et Metz se démarquent également avec des salaires médians nets attractifs (2 187 € et 2 218 €) et un marché de l’emploi dynamique.

Paris, Nice et Marseille dans le fond du classement

En bas du tableau, Paris, Nice et Marseille occupent à nouveau les dernières places, pénalisées par leurs prix immobiliers élevés. Même si Marseille reste à la même place que l’année dernière dans le classement, son score remonte légèrement grâce à l’augmentation des offres d’emploi.

« Mulhouse et Metz affichent toutes deux une proportion de CDI pour 100 habitants de 9 %, accompagnée d’un grand nombre d’offres d’emploi », explique Marko Vujasinovic, CEO et co-fondateur de CleverConnect, éditeur du jobboard Meteojob.

« Côté immobilier, pour un budget d’un peu plus de 130 000 €, ces villes proposent des surfaces très attractives notamment 98 m² pour Mulhouse, confirme Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux. Les taux des crédits immobiliers ont significativement baissé depuis début 2024 et le prix du m² a, lui, globalement baissé dans toute la France », ajoute-t-elle.

« Cependant on note que même si elle reste à un niveau élevé, l’offre d’emplois subit un léger ralentissement en cette fin d’année et impacte ainsi de certaines villes de France… », précise Marko Vujasinovic.

Une baisse sur les contrats à durée indéterminés dans certaines villes

Contrairement à l’année dernière, où la plupart des villes avait vu leur nombre de CDI pour 100 habitants augmenter, cette année c’est le cas d’uniquement 11 villes. « Avec l’inflation et les incertitudes politiques, nous constatons que certaines entreprises sont plus frileuses dans leurs recrutements », commente Marko Vujasinovic.

De nouvelles villes moyennes attractives et d’autres qui chutent dans le classement

Pour cette nouvelle édition du baromètre, de villes remontent dans le classement. C’est notamment le cas de la ville de Dijon qui arrive à la 5ème place du classement soit un gain de 5 places par rapport à 2023. A noter qu’en 2021 elle était 3ème. A seulement 2h en moyenne de Paris, la ville de Dijon propose un salaire médian net supérieur à 2 200 € avec 51m² accessibles. Nîmes, bien qu’en dehors du top 10, grimpe de la 26ᵉ à la 14ᵉ place.

À l’inverse, Tours dégringole de la 6ᵉ à la 15ᵉ place, tout comme Saint-Étienne et Caen, qui passent respectivement de la 4ᵉ à la 7ᵉ place et de la 7ᵉ à la 10ᵉ place.

« Ces évolutions s’expliquent notamment par la légère baisse du prix du m² de certaines villes. A contrario, ceux qui chutent dans le classement comme Tours et Saint-Etienne, le font en raison de l’évolution baissière des CDI disponibles », explique Maël Bernier.

Les signaux au vert pour 2025

« 2024 a été une année riche en évolutions. Bien que l’inflation ait ralenti et que les taux d’intérêt sur les crédits immobiliers aient baissé, le marché n’a pas retrouvé totalement toutes ses couleurs, et les entreprises restent prudentes dans leurs recrutements. Toutefois, la hausse des salaires et la baisse des prix immobiliers sont des signaux positifs pour les mois et années à venir. Cela redonne confiance aux Français pour relancer leurs projets de déménagement ! », conclut Maël Bernier.

Méthodologie 

Meteojob et Meilleurtaux ont élaboré une méthodologie qui prend en compte les trois données suivantes : emploi, salaire et logement. Ces dernières permettent d’établir le palmarès des 31 plus grandes villes françaises offrant le plus d’opportunités.

L’étude mesure ainsi le nombre d’offres d’emploi en CDI rapporté au nombre d’habitants, ainsi que le pouvoir d’achat immobilier. Le pouvoir d’achat immobilier, lui​,​ a été calculé à partir du salaire net médian dans chaque ville, des taux d’intérêt pratiqués et du prix de l’immobilier.

Par MySweetImmo