Immobilier de caractère : Pourquoi le Groupe Patrice Besse voit le marché repartir
Dans son bilan 2025, le groupe Patrice Besse met en lumière des signaux de reprise sur l’immobilier de caractère et table sur un redémarrage en 2026.
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© Groupe Patrice Besse
Château du 16e siècle inscrit MH, sur un terrain de 5 ha, situé à 10 minutes du centre de Vichy vendu par le Groupe Patrice Besse
- En 2025, le groupe Patrice Besse a enregistré une progression de plus de 10 % de son chiffre d’affaires.
- Le montant moyen d'un transaction réalisée par le groupe Patrice Besse s'élève à 950 000 euros en 2025.
- Selon le groupe Patrice Besse, le segment de l'immobilier de caractère représente 15% du marché immobilier.
Dans un marché immobilier encore fragilisé, le groupe Patrice Besse, spécialiste de l’immobilier de caractère annonce une progression de 10% de son chiffre d’affaires en 2025. Cette dynamique s’explique par la solidité de la demande, la progression de la clientèle internationale en progression et une meilleure adequation des prix aux attentes du marché.
L’immobilier de caractère, un marché “à part” qui résiste mieux
L’immobilier de caractère ne fonctionne pas comme le reste du marché résidentiel. Ce segment, qui représente environ 15 % du marché national selon le Groupe Patrice Besse, repose davantage sur une logique patrimoniale que sur une approche purement spéculative.
Ce positionnement singulier a permis à l’entreprise d’afficher une croissance de plus de 10 % de son chiffre d’affaires en 2025 en dépit d’un environnement immobilier globalement dégradé. Autre élément notable, le réseau s’est renforcé dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille, mais aussi dans des villes moyennes telles que Tours, Angers, Autun ou Périgueux.
Une demande soutenue, portée par des profils très ciblés
Côté demande, les indicateurs sont également orientés à la hausse. En 2025, la base d’acquéreurs en recherche active a dépassé les 80 000 contacts, générant plus de 40 000 appels traités par les équipes commerciales.
En 2025, le groupe Patrice Besse observe deux typologies d’acquéreurs : des « fous du patrimoine », prêts à faire d’importants travaux, et des clients à la recherche de propriétés « clés en main », nécessitant peu ou pas de rénovation. Dans les deux cas, la qualité de l’environnement reste primordiale, tout comme l’accessibilité (gare, aéroport, accès routier), devenue un critère de choix majeur.
Si la clientèle française demeure majoritaire, les acheteurs étrangers sont de plus en plus présents, notamment en provenance des États-Unis et du Royaume-Uni, mais aussi d’Allemagne, de Belgique ou de Suisse.
Châteaux : Un marché de projets, entre passion et investissement
Le groupe Patrice Besse indique avoir bouclé une trentaine de transactions de châteaux en 2025.
Les particuliers achètent souvent dans une logique patrimoniale ou familiale, avec l’objectif de redonner vie à des édifices chargés d’histoire. Les professionnels, notamment les groupes hôteliers, ciblent de grandes demeures offrant un potentiel d’exploitation, immédiat ou à moyen terme, selon leur configuration et leur localisation.
« Autrefois forteresses, puis demeures nobles, les châteaux continuent de fasciner par leur histoire et leur singularité », souligne Patrice Besse, fondateur du groupe. Cette dimension patrimoniale attire aujourd’hui aussi bien des particuliers que des investisseurs professionnels », ajoute-t-il.
Prix : Pourquoi 2026 pourrait marquer un retour à l’équilibre
Pour 2026, le groupe se montre prudemment optimiste. « 2026 sera l’année du retour à une réalité des prix et donc à un marché qui, sauf événement extérieur imprévu, reprendra des couleurs », estime Alexis de Prévoisin, directeur commercial du groupe Patrice Besse. « Nous constatons déjà que les biens positionnés au juste prix trouvent preneur rapidement », précise-t-il. Traduction ? Pour vendre, il faut accepter la nouvelle donne. Et pour les vendeurs, l’époque des prix “hors-sol” semble se refermer.
Dans ce contexte, le groupe entend poursuivre sa stratégie de développement, en renforçant son maillage territorial en France, en s’implantant dans de nouveaux pays européens et en structurant davantage l’accompagnement des biens patrimoniaux, qu’ils soient d’exception ou plus accessibles.
