Immobilier : Gros plan sur les 11 femmes dont la voix porte en 2022

A l’occasion de la Journée de la Femme, la rédaction de MySweetimmo s’est demandée quelles étaient les femmes dont la voix portait en 2022. Découvrez notre sélection forcément arbitraire de femmes inspirantes.

Femme Immobilier

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Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au logement : Femme engagée

Emmanuelle Wargon

Et si Emmanuelle Wargon  n’avait pas totalement tort ? La ministre déléguée au logement depuis juillet 2020 a provoqué la polémique en affirmant que la construction de pavillons avec jardin était « un non-sens écologique, économique et social ». Un crime de lèse-majesté alors que la plupart des Français rêvent d’habiter une maison individuelle. Mais, même si la forme est maladroite, cette haut-fonctionnaire de 51 ans n’a pas voulu blesser mais poser de vraies questions à l’heure de la sobriété foncière et de la nécessité de préserver les sols. Elle prône «la densité heureuse », un concept à considérer quoiqu’un tantinet utopiste.

Après de belles études (HEC, Sciences Po, Ena), cette femme d’idées et de débat a gravi les échelons de la haute fonction publique, notamment dans les cabinets ministériels comme celui du ministère de la santé, en2001, au temps de Bernard Kouchner. Un an plus tard, elle prend la direction de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avant d’être nommée DGA de l’AP-HP en 2006 puis de devenir en 2007 directrice de cabinet de Martin Hirsch, alors haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

Comme son père, Lionel Stoléru, qui fut secrétaire d’état chargé de la condition des travailleurs manuels dans le gouvernement Chirac, auteur de « Vaincre la pauvreté dans les pays riches », elle a la fibre sociale : c’est elle, par exemple, qui pilote la mise en œuvre du RSA (revenu de solidarité active). Un parcours cohérent même si elle cède en 2015 à la tentation du pantouflage et intègre Danone comme DG en charge de la RSE. Une période dont elle ne parle jamais et à laquelle elle a mis fin en rejoignant le gouvernement d’Edouard Philippe comme secrétaire d’état au ministère de la transition écologique et solidaire. Ce poste la sensibilise aux problèmes environnementaux : ministre déléguée au logement, elle a ainsi eu à cœur de faire adopter la loi « Climat et résilience » en août 2021, avec l’objectif « 0 artificialisation nette » des sols à terme.

Emmanuelle Wargon peut également revendiquer le succès de MaPrimeRenov, qui aide les particuliers à faire des travaux d’isolation. Que fera-t-elle après les présidentielles ? Ce qui est sûr c’est que l’auteur de « Bienvenue en politique. A ceux qui sont tentés de renoncer » (Ed Calmann-Levy), paru en 2021, entend bien continuer à compter dans l’avenir.

Véronique Bédague, directrice générale, Nexity : Femme de réseau

Elle est bardée de diplômes prestigieux, a fait une carrière éblouissante dans la haute administration et connaît les arcanes de la politique de la ville. A 58 ans, Véronique Bédague semble être l’alter ego idéale pour Alain Dinin, président de Nexity, qui l’a nommé directrice générale le 19 mai 2021. La femme de tête a en effet réalisé jusqu’ici un sans- faute avec son énergie et son opiniâtreté. Après de brillantes études (Science Po, Essec, Ena), elle a navigué dans la fonction publique, tour à tour été économiste au FMI de 1994 à 1997, conseillère au ministère de l’économie et des finances avec Laurent Fabius de 2000 à 2002, directrice des finances de la Ville de Paris sous Bertrand Delanoë de 2008 à 2014, avant de devenir directrice de cabinet du 1 er ministre Manuel Walls de 2014 à 2016. Ce parcours impressionnant, a donné à Véronique Bédague une expérience, une assurance mâtinée
de fermeté, dit-on, qui lui permet de gérer son groupe avec une grande maîtrise.

Alors, lorsqu’elle est sortie de Matignon en décidant de « provoquer un tournant décisif après une carrière de 30 ans comme haut-fonctionnaire », Alain Dinin, toujours à l’affût de nouveaux profils, n’a pas hésité à l’embaucher : « grâce à sa compréhension de la ville, elle est capable de faire jouer tous les instruments de l’orchestre », affirmait-il alors. Sa force ? Outre sa grande capacité de travail, c’est son réseau politique et sa connaissance des élus qui la rendent si précieuse aux yeux du patron du leader français de la promotion qui prône la ville inclusive, le bas carbone tout en poursuivant sa stratégie de plateforme de services. En poste depuis mai 2021, la nouvelle directrice générale qui a remplacé le regretté Jean-Philippe Ruggieri, possède en outre des qualités de discrétion et de loyauté. Une femme décidément parfaite !

Vanda Demeure, Coldwell Banker Global Luxury : Femme internationale

Depuis 20 ans, Vanda Demeure est l’une des plus importantes figure de l’immobilier de luxe à Paris, en France et en Europe. Grâce à ses partenariats internationaux exclusifs avec les meilleurs agents de Coldwell Banker Global Luxury, les listings de Vanda atteignent un public inégalé d’acheteurs du monde entier. Elle travaille en étroite collaboration avec les acheteurs et les vendeurs des propriétés les plus prestigieuses et exceptionnelles.

Durant sa carrière, Vanda Demeure a vendu les plus belles adresses de la planète et battu plusieurs records de ventes. Aujourd’hui, elle travaille régulièrement avec les meilleurs consultants mondiaux qu’ils soient basés à Beverly Hills, Aspen, Monaco, Londres, New York, Miami, Milan avec qui elle échange pour proposer les plus belles propriétés aux clients les plus prestigieux. Son crédo ? « La force d’un très bon agent immobilier, c’est de s’adapter car il n’y a pas de mauvais client, de mauvais appartement, de mauvaise conjoncture … il y a tout simplement des situations différentes.« 

Reconnue dans le monde entier pour son professionnalisme et son éthique, elle met son savoir-faire unique aujourd’hui aux service des clients internationaux les plus haut de gamme de Coldwell Banker Global Luxury à Paris et à Monaco. Vanda combine son expérience indéniable et sa connaissance du marché immobilier pour offrir un service unique à ses vendeurs et acheteurs.

Reconnue dans le monde entier par ses collègues et ses clients pour son intégrité, sa loyauté et son professionnalisme, elle a réalisé le plus gros volume de ventes jamais réalisé par un agent de l’histoire de Coldwell Banker, non seulement en France, mais aussi en Europe. La personnalité et le style de Vanda se marient exceptionnellement bien avec la persévérance et l’endurance qui lui ont valu la réputation d’être l’une des professionnelles de l’immobilier les plus respectées et admirées dans sa région. Pendant huit années consécutives, elle a reçu le prix du N°1 International Sales Associate décerné par Coldwell Banker.

Danielle Dubrac, présidente de l’UNIS : Femme de copro

Danielle Dubrac

Rien (a priori) ne prédestinait Danielle Dubrac à devenir la présidente de l’Union nationale des syndicats de l’immobilier (UNIS), l’organisation qui représente les agents immobiliers, les gestionnaires locatifs ou encore les administrateurs de biens. En effet, c’est plutôt du côté de l’industrie qu’on aurait pu attendre cette Carcassonnaise d’origine, ingénieure de formation, diplômée de l’École polytechnique féminine. C’est d’ailleurs dans ce secteur d’activité qu’elle commence, chez Thomson sur des systèmes de téléalarmes de sites sensibles, avant, très vite (à 25 ans), de bifurquer pour changer de région et de métier. Elle s’installe alors en Seine-Saint-Denis et se prend de passion pour l’administration de biens. La « copro » devient son sujet et, en 1986, elle créé le cabinet Sabimmo qui compte désormais plus de 20 salariés. Mais, très vite, cette militante dans l’âme de l’action collective, dotée d’une grande force de conviction et de talents de négociatrice, ne se satisfait pas de ce seul rôle de chef d’entreprise. Élue à la présidence de l’Unis le 25 juin 2020 (quelques mois après le début de la crise sanitaire), elle œuvre depuis sans relâche pour que le secteur soit entendu : rencontre avec les élus, le gouvernement, les associations… Impliquée dans l’action en faveur du secteur du logement, elle l’est, mais pas seulement : Danielle Dubrac a été réélue en décembre 2021 pour un nouveau mandat de cinq ans présidente de la Chambre de commerce et d’Industrie de Seine-Saint-Denis. Elle est aussi très engagée au niveau associatif dans son département de cœur qu’est devenu le 93 : elle fut par exemple présidente de l’École de la 2ème chance et de la Délégation 93 des Femmes chefs d’entreprises. Des engagements qui lui ont valu les honneurs de la République : elle est officier dans l’ordre du Mérite et Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Pauline Duval, directrice générale Groupe Duval : Femme investisseuse

Elle s’est fait un prénom et est devenue l’une des business angels les plus présentes sur la scène française : Pauline Duval, directrice générale du groupe éponyme arrive, selon le nouveau classement Challenges Angelsquare, en tête des femmes investisseuses en 2020-2021. Rien de bien surprenant à ça quand on sait que chez les Duval, l’entrepreneuriat  est une affaire de famille. L’histoire commence il y a 25 ans, avec la création par Éric Duval (son père) de ce qui est aujourd’hui devenu un poids lourd de l’immobilier avec plus de 4 000 collaborateurs. Le groupe, présent en France mais aussi désormais en Afrique, intervient non seulement dans le secteur de la promotion de bureau, logement ou commerce, mais aussi dans ceux du tourisme et du golf. C’est après son MBA (et un petit tour du côté de l’Asie et de l’Afrique) que Pauline Duval a fait le choix de rejoindre l’aventure familiale. Elle y débute en faisant profil bas, abordant les sujets les uns après les autres ; être la fille du patron n’est pas toujours des plus faciles. Aujourd’hui directrice générale^, elle s’attache à porter l’idée que la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) n’est pas qu’un vain mot mais un vecteur de croissance. Une explication (entre autres) de son engagement dans le capital-risque en direction de jeunes pousses « utiles ». En veille sur les pépites et les licornes (les start-up qui seront évaluées à plus d’un milliard de dollars) de demain, elle a su repérer les acteurs la fintech (qui proposent des services financiers) ou de la beautytech (secteur de la beauté) qui font ou feront l’actualité. Dans son viseur, en particulier, les start-up créées par des femmes. Celles-ci ont, comme le montrent les chiffres, beaucoup plus de mal à lever des fonds que leurs homologues masculins. Le soutien de la première des business angels française ne peut qu’être le bienvenu !

Christine Fumagalli, Orpi : Femme de tête

Christine Fumagalli

Elle vient de quitter la présidence d’Orpi, après quatre ans à la tête du réseau coopératif. A 62 ans, Christine Fumagalli, qui a adoré « cette expérience enrichissante », ne regrette rien. Ce n’est pas le genre de cette femme enthousiaste qui adore l’immobilier, le contact avec les clients et ses agences.
C’est en 1996 qu’elle a plongé avec délice dans la transaction en travaillant dans l’agence de son oncle dans le XIVe arrondissement de Paris. Une révélation pour cette bosseuse énergique, ! Alors lorsqu’on lui propose de devenir la 1ere femme à prendre la tête d’Orpi (8500 collaborateurs), elle n’hésite pas. Non pas qu’elle ait une ambition démesurée ce n’est pas le cas, mais c’est une femme de devoir qui veut faire avancer les choses. « Elle coche toutes les cases : elle connaît nos métiers, elle est à l’écoute du terrain et assume ses décisions », vantait Bernard Cadeau, ex-président du groupement en 2017. Et, même elle a eu du mal à s’imposer dans cet univers masculin et très politique, elle n’a pas déçu les espoirs des adhérents. Avec son envie « de piloter et de coconstruire », la directrice d’agence a réussi à accroître la notoriété d’Orpi et de faire du premier réseau français l’enseigne de référence. Tout en développant le digital, mouvement accéléré par la crise du Covid. Pour elle, avoir une femme à la tête d’un réseau permet de mettre « les problématiques sociétales au cœur du changement, comme la RSE et d’être davantage dans la conviction et l’engagement ». Christine Fumagalli a aussi profité de son mandat pour aider les futurs locataires fragiles ou en CDD à accéder plus facilement aux logements. Pragmatique, elle a également saisi plus vite que les autres l’importance de la rénovation énergétique. Aujourd’hui, accompagnée de son mari et de son fils, elle fourmille de projets innovants. Heureuse de retourner sur le terrain. Enfin !

Caroline de Gantes, country managing director : Femme digitale

Caroline de Gantes

C’est une « working girl » de 41 ans, au sourire éclatant qui a pris la tête de SeLoger en mars 2021. La mission de Caroline de Gantes ? Développer en Europe et peut-être réaliser le rêve d’Axel Springer, propriétaire du géant des annonces immobilières : constituer un groupe capable de concurrencer les Gafa dans le secteur immobilier. La franco-américaine semble être la personne idéale, vu son profil international. Diplômée d’un MBA à Havard et d’un Bachelor of arts de l’université de Vanderbilt (Nashville, Tennessee), elle rentre comme business analyst chez McKinsey dans le New Jersey, avant de rejoindre le bureau parisien du conseil en stratégie et être promue associée. En 2013, elle le quitte pour prendre le poste de directrice du développement et du pricing chez Asurion, spécialiste des assurances sur les smartphones à Nashville, sa ville de coeur. Mais la jeune femme ambitieuse
n’y reste que deux ans pour rejoindre Google comme general manager de Google Fibre toujours au royaume de la musique country. Puis, en 2017, elle retourne à Paris pour devenir responsable de Google shopping pour l’Europe. La jeune femme pressée n’a pas quitté le géant du numérique pour faire de la figuration. Elle compte bien développer le groupe aux 11 marques emblématiques à travers le continent et lancer de nouveaux services et produits digitaux. Mais Caroline de Gantes, qui se dit « passionnée par l’immobilier » entend faire bouger SeLoger tout en conservant les valeurs du groupe, « la bienveillance, l’innovation, l’ambition et la convivialité », énumère-t-elle. Un défi que la lauréate du prestigieux classement Choiseul, récompensant les 100 jeunes qui inventent la ville de demain, aura à cœur de relever.

Isabelle Larochette, De La Cour au Jardin : Femme de coeur

 Isabelle Larochette

Durant 18 ans, Isabelle Larochette a géré deux agences De La Cour Au Jardin à Paris (une aux Abbesses, dans le 18 e , et l’autre dans le 17 e ), spécialisées dans la vente de biens de charme, uniques, voire insolites pour certains. En 2018, cette professionnelle chevronnée change de concept. Elle veut « ré-enchanter l’immobilier et ne garder que le meilleur de De La Cour Au Jardin. Exit donc les agences immobilières et leurs vitrines et place à une plateforme digitale et un réseau d’ambassadeurs. Avec Isabelle Weill, ex associée et cofondatrice du groupe
CCM Benchmark et Michèle Lourdelle, ex-directrice de la communication du groupe M6 et fondatrice de l’agence 1R2co, elle réinvente De la cour au Jardin qui s’appuie désormais sur un réseau d’agents immobiliers indépendants répartis sur toute la France et positionnés sur l’immobilier de charme (loft, ateliers d’artistes, châteaux…). En 2022, après deux ans de pandémie, elle confie la marque à Franck Tapiro pour accélérer son développement et lancera bientôt une grande campagne de recrutement.
Femme de cœur, et malgré un agenda bien rempli, elle trouve le temps de venir en aide aux personnes qui éprouvent des difficultés à se loger. Après avoir créé une association « Agence Solidarité Logement », elle crée en 2013 la Fondation I Loge You dédiée aux professionnels d’immobilier pour venir en aide aux associations qui agissent pour le mieux logement, sous l’égide de la fondation de France. Elle vient de lancer I Loge Ukraine pour venir en aide aux réfugiés ukrainiens.

Jeanne Massa, Habiteo : Femme innovante

Jeanne Massa aime les défis et les rencontres. A 52 ans, la patronne d’Habiteo a toujours privilégié « l’aventure humaine » dans ses choix de carrière. Si cette bonne vivante d’origine italienne ne s’est adonnée à l’immobilier qu’à 45 ans, son parcours digital lui permet de mettre son expérience au service d’un secteur qui a pris du retard dans le numérique.

Diplômée de Sciences Po Grenoble, grande voyageuse, elle part d’abord en Amérique du sud avant de rentrer en France pour diriger une plate-forme d’assistance téléphonique de France-Telecom. Chaleureuse et déterminée, elle n’a pas son pareil pour diriger les équipes _elle sait bien s’entourer_ et contrairement à la plupart des dirigeants, elle dit « privilégier la bienveillance à la compétition ». Après quelques années au sein de Pizza Hut, devenu le 1er site de livraison de pizza en ligne, elle rejoint La Fourchette Espagne en 2011 et s’installe à Barcelone. Une aubaine pour cette polyglotte qui s’épanouit au sein de la start up.

Mais Jeanne Massa ne résiste pas à l’aventure entrepreneuriale. Alors quand on lui propose de rentrer en France pour lancer Habiteo, elle n’hésite pas : créer la 1ere plate-forme collaborative de pilotage des activités vente et marketing de l’immobilier neuf, avec la modélisation d’un modèle 3 D au service des promoteurs et de leurs clients, lui parait évident et « excitant ». La start-up qui a déjà réussi à lever 12 millions d’euros, compte 500 clients et affiche des croissances à deux chiffres. Une progression fulgurante que la crise sanitaire n’a pas arrêtée. De cette période compliquée, Jeanne Massa, qui « n’abandonne jamais », dit-elle, ne retient que le meilleur : depuis deux ans, la cohésion avec les équipes s’est renforcée, comme ses liens avec ses clients. Toujours à la recherche de l’innovation et de l’excellence, la patronne d’Habiteo continue à affûter ses outils numériques, de plus en plus personnalisables. Celle qui dit « passer par-dessus ses peurs et se mettre en risque pour avancer » a ainsi lancé le concept en Espagne et au Portugal. Et ce n’est pas fini, elle a de nombreux projets qu’elle compte réaliser avec la même fougue qu’à ses débuts, assure-t-elle.

Christine Leconte, présidente du CNOA : Femme écolo

Christine Leconte

« Réconcilier architecture et société », rien moins que ça ! L’ambition de la nouvelle présidente de l’ordre des architectes (Conseil national de l’ordre des architectes pour être précis), élue à l’unanimité en juin 2021 est élevée, mais nul doute que Christine Leconte mettra tout en œuvre pour y parvenir. Cette blonde quadra, dynamique diplômée en 2004 de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles a fait sien ce combat et n’hésite
pas à monter au créneau pour défendre la place et le rôle de l’architecte dans la construction d’une ville plus écolo et plus durable. Son engagement est celui de cette nouvelle génération d’architectes consciente des enjeux climatiques ou sociétaux et de l’importance du concept de « frugalité heureuse » appliqué à l’immobilier et l’urbanisme.
Convaincue que l’étalement urbain est tout sauf une bonne idée, Christine Leconte plaide pour une reconstruction de la ville sur la ville et le réemploi des terres et des matériaux. Elle vient d’ailleurs de cosigner, avec l’urbaniste Sylvain Grisot, un ouvrage intitulé « Réparons la ville » qui montre l’urgence à adapter la ville à nos vies post covid. Comment réfléchir autrement, comment penser les transports, la place des espaces verts, l’aménagement du
territoire ? Comment bâtir une ville « qui donne tout simplement envie d’y vivre » ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre les deux auteurs dans cet essai. Un vrai sujet politique dans son sens premier, celui de la « vie de la cité » que Christine Leconte porte et continuera de porter devant les élus locaux et nationaux qu’elle rencontre régulièrement. Un enjeu sur lequel elle souhaite aussi mobiliser les candidats à la Présidence de la République.

Coline Sinquin, Omedom : Femme Sweet

Coline Sinquin

L’Albijeoise de 34 ans, Coline Sinquin, a créé Omedom, la 1 ère appli qui réunit tous les biens au même endroit ainsi que leurs documents administratifs et qui répond enfin à toutes les questions que se posent les propriétaires au quotidien : « Qu’est-ce que j’ai réglé ? Quand ? Sur quel bien ? Quelles sont les prochaines échéances ? ». C’est parce qu’elle vouait aider sa « Maman », dépassée, à gérer le patrimoine familial et qu’il n’existait pas de solution digitale que cette ancienne gérante de restaurant à Saint-Martin dans les Antilles, jeune femme déterminée, s’est lancée dans l’aventure de la Proptech. « Je voulais un outil simple, efficace, intuitif qui simplifie la vie des propriétaires», précise-t-elle.
La startup tarnaise Omedom leur permet donc de suivre leur trésorerie sur chaque bien. Ce n’est pas un outil de gestion. Le propriétaire est libre de ses choix. L’appli donne des indicateurs de pilotage et permet de savoir où on en est au jour le jour. L’outil permet également de partager les documents sur les biens avec son conjoint, ses frères et sœurs … De cette façon, tout le monde détient les mêmes informations.
Cette jeune maman a remporté en octobre 2021 le premier Proptech Sweet Ladies Award qui met en lumière les femmes qui surfent et jonglent avec leurs vies multiples et elle rejoint les 8% de femmes PDG dans les métiers de la Tech. Sur les stores depuis octobre, l’appli Omedom bénéficiera en avril d’une campagne de publicité pour son déploiement national.

Autant le dire d’emblée, cette journée du 8 mars a alimenté pas mal de débats au sein de la rédaction MySweetimmo.com. Devions nous nous aussi célébrer la gent féminine aujourd’hui alors que notre media est souvent présenté comme le «féminin de l’immobilier » ? Nous avons hésité, puis nous avons fini par y aller, portés par l’enthousiasme suscité par notre démarche, auprès notamment auprès de jeunes vivant leur féminité comme un frein à la carrière et à l’entreprenariat.