Michel Pelege et Stéphane Poupinel de Valencé : Les atouts d’une résidence secondaire à Maurice

Mon Podcast Immo reçoit Michel Pelege, Président de Vaneau et Stéphane Poupinel de Valencé, Managing Director de Semaris, au micro d’Ariane Artinian.

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Vous cherchez une résidence secondaire où vous pourrez aussi télétravailler et réunir vos proches ? Avez-vous pensé à l’île Maurice ?  » Pour le prix d’un 100 mètre carré parisien, vous pouvez vous offrir une luxueuse villa de 400 à 500 mètres carrés sur un terrain de 2000 mètres carrés et y réunir vos enfants, vos petits-endants, profiter du golf, du bâteau et d’un climat fantastique« ,  s’enthousiasme Michel Pelège, président du groupe Vaneau.  Semaris Property Development Ltd et Beachcomber Resorts & Hotels lui ont confié l’exclusivité de la commercialisation en France du projet immobilier Harmonie Golf & Beach Estate, aux Salines à Rivière Noire, sur la côte ouest de l’île Maurice. Extraits choisis.

Mon Podcast Immo : Présentez-nous le Groupe Semaris…

Stéphane Poupinel de Valencé : Semaris est un groupe Mauricien qui possède plusieurs actifs précédemment détenus par le Groupe Beachcomber, réputé dans l’hôtellerie mauricienne depuis 1952. Aujourd’hui le Groupe Semaris lance un programme avec Vaneau, son partenaire exclusif Français. 

Mon Podcast Immo : Michel Pelege, qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ? 

Michel Pelege : Ce projet est fantastique, de par son site – la côte la plus belle de l’Île Maurice – et la qualité de l’urbanisme qui est en place – le respect de l’environnement, le respect durable de l’énergie des déchets… Je suis ravi que le groupe Vaneau ait été choisi pour représenter ce partenariat à Paris et à Bruxelles. 

Mon Podcast Immo : Parlez-nous du programme Harmonie…

Stéphane Poupinel de Valencé : Le projet est sur une superficie de 150 hectares sur la région de la rivière noire à l’ouest, très prisée par les investisseurs en quête d’une maison secondaire sur l’Île Maurice. C’est un projet ambitieux, 200 villas autour d’un golf sur des lots d’une moyenne de 2000 m2. Les villas font entre 400 et un peu plus de 500m2. Nous comptons développer ce programme en 3 phase, la cadence dépendra du succès de la commercialisation. 

Mon Podcast Immo : Comment l’ile Maurice a traversé la crise sanitaire ?

Stéphane Poupinel de Valencé : Cela a été très difficile pour le tourisme. L’Île est au milieu de l’océan indien et avec toutes les fermetures au niveau de l’aviation, cela a été très compliqué. Mais je dois dire qu’au niveau immobilier, surtout sur les segments de luxe, on l’a vu à Marrakech et on l’a vu avec nos concurrents à Maurice, l’immobilier reste une valeur refuge lors de ces périodes de crise. Nous constatons que les personnes ayant de l’argent ou même qui vendent leurs business, investissent une grosse partie dans l’immobilier.

Michel Pelege : Tout à fait. Les personnes qui ont de l’épargne, qui vendent leur entreprise ou leurs biens, essayent toujours de réemployer cet argent dans l’immobilier. On voit, lors de la vente de biens importants, que le vendeur veut, surtout s’il est âgé, placer au moins un tiers de l’argent qu’il a gagné dans l’immobilier. Pourquoi ? Parce que l’on sait que l’immobilier est la valeur refuge par excellence. Les seules fortunes qui subsistent à travers l’histoire, les crises, ce se sont les fortunes immobilières.

Stéphane Poupinel de Valencé : Nous remarquons, après le COVID, avec la montée du télétravail, que les gens viennent dans leurs résidences secondaires. Maurice reste une destination stable, paisible, avec des avantages fiscaux. C’est une destination intéressante pour les investissements immobiliers.

Mon Podcast Immo : Faut-il être très fortuné aujourd’hui pour investir sur Harmonie ? 

Stéphane Poupinel de Valencé : Tout est relatif, on ne se positionne pas dans le très haut de gamme. Le prix moyen pour une maison de 400m2 sur un terrain de 2000m2 est d’environ 1,5 million d’euros ce qui fait 3 500€ le mètre carré. Ce qui n’a rien a voir avec les 30 000€ le mètre carré dans certains beaux quartiers Parisiens. 

Michel Pelege : Cela n’a rien à voir avec le prix du mètre carré à Paris qui a tendance à se stabiliser. Le haut de gamme à Paris est sans limite, il peut atteindre très rapidement les 30 000€ m2 dans les beaux quartiers, notamment dans le 6ème arrondissement – quartier le plus cher de Paris (Luxembourg, Boulevard Saint-Germain). Ça n’a rien à voir, puisqu’en définitive, un appartement de 100 m2 à Paris vaut plus cher qu’une villa sur 2 000 m2 à l’Île Maurice. 

Mon Podcast Immo : Quelle est le portrait type de la clientèle que vous visez ? 

Stéphane Poupinel de Valencé : L’acquéreur cible c’est un français d’environ 55 ans, jeune retraité avec des enfants indépendants, qui souhaite acquérir un bien pour inviter sa famille, ses amis, ses enfants … passer du bon temps. 

Michel Pelege : Ce sont pratiquement des propriétés familiales pour pouvoir vivre, regrouper sa famille, réunir ses enfants, ses petits-enfants … pas pour faire un rendement. Et L’Île Maurice est idéale puisque l’on peut y faire du golf, du bateau, de la nage… beaucoup d’activités diverses.

Mon Podcast Immo : Quels sont les avantages fiscaux d’un investissement à L’Île Maurice ? 

Stéphane Poupinel de Valencé  : Maurice est connu pour avoir un système fiscal intéressant avec une imposition plus ou moins fixe à 15% sur la TVA et l’impôt sur le revenu. Il n’y a pas d’impôt sur la plus-value, ce qui est extrêmement intéressant. Aujourd’hui, les prix se sont stabilisés, très peu d’investisseurs ont perdu de l’argent en investissant à Maurice. Bien entendu il faut faire attention au type de programme, à la qualité du développeur, mais ce côté plus-value reste intéressant. Il n’y a pas non plus d’impôt sur les dividendes perçu sur les sociétés Mauriciennes et le libre rapatriement des fonds dans son pays d’origine.  

Mon Podcast Immo : Quel impact va avoir le contexte international sur le timing actuel ? 

Michel Pelege : S’il y a un impact de la guerre en Ukraine sur l’immobilier à Maurice, il sera très limité. Il n’y a plus cette hantise de guerre mondiale, ni d’agression atomique ou autre. Selon moi, l’impact sur les français ne sera pas très conséquent. Je ne vois pas pour quelle raison l’Île Maurice serait impactée de manière importante. 

Stéphane Poupinel de Valencé : La seule crainte, c’est que l’on n’aura pas une grande clientèle Russe ou Ukrainienne pour ce genre de développement. La crainte est plus sur le coût de la vie et de l’inflation pour les habitants mauriciens… D’un point de vue clientèle, cela peut être une opportunité pour certains de venir s’installer et de pouvoir travailler à distance dans un environnement qui reste stable.

Michel Pelege : D’une manière générale, l’inflation n’est pas l’ennemi de l’immobilier. Si l’on souhaite garder la valeur de son patrimoine, la pierre est par définition une valeur refuge. Par conséquent, même s’il y a inflation, hausse des prix et des taux d’intérêts, ils ne monteront pas aussi haut que l’on pourrait le redouter malgré le marché. Pourquoi ? Parce que ce sont les Etats qui sont les plus endettés et qu’ils vont surement faire en sorte qu’il n’y ait pas une trop forte hausse des crédits.