Immobilier Provence et Riviera : Le bon prix fait toujours la différence
En Provence et sur la Riviera, le marché haut de gamme change de tempo. Les biens au bon prix se vendent, les autres se négocient parfois jusqu’à -20 % selon le bilan 2025 Janssens Immobilier. Knight Franck.
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© Janssens Immobilier
Bastide avec piscine au coeur du Luberon - 1 570 000 €
- En 2025, le très haut de gamme et le prime market ont montré une forte résilience, et le littoral a concentré une part importante de l’activité.
- En Provence et sur la Riviera, certains segments du haut de gamme apparaissent plus attentistes, notamment entre 1,5 et 5 M€ en campagne et entre 3 et 10 millions d'euros en bord de mer.
- Les biens haut de gamme présentant des défauts peuvent faire l’objet de négociations allant jusqu’à -10 % à -20 %.
- Le marché des résidences secondaires pourrait rester dynamique jusqu’à l’été 2026, avant un possible retour de l’attentisme ensuite.
En Provence et sur la Riviera, le marché haut de gamme change de tempo. Les biens au bon prix se vendent, les autres se négocient parfois jusqu’à -20 %, selon le bilan 2025 de Janssens Immobilier Knight Frank.
Un marché plus mature, où le prix fait la différence
Le marché du prestige a changé de rythme. Les acheteurs se montrent plus attentifs et plus sélectifs. Lorsqu’un bien présente des défauts – emplacement moins recherché, travaux importants ou prestations en retrait – les négociations deviennent plus marquées, avec des ajustements pouvant atteindre 10 % à 20 %.
À l’inverse, un bien correctement positionné trouve preneur dans des délais jugés raisonnables. « Nous évoluons aujourd’hui sur un marché plus mature. Un bien correctement positionné trouve preneur dans des délais raisonnables », souligne Rudi Janssens, fondateur de Janssens Immobilier.
Attentisme entre 1,5 et 10 millions
Tous les marchés ne suivent pas la même dynamique. Janssens Immobilier Knight Frank observe notamment un attentisme plus visible sur le milieu/haut de gamme, entre 1,5 et 5 millions d’euros en campagne et 3 à 10 millions d’euros en bord de mer. Dans ces gammes de prix, le groupe estime que le contexte politico-fiscal pèse davantage sur la confiance et la capacité à se projeter
La France conserve son statut de valeur refuge
Ce retour à davantage de rationalité s’inscrit dans un contexte national plus porteur. En 2025, le marché immobilier français a enregistré plus de transactions qu’en 2024, confirmant une dynamique plus favorable.
Face à des destinations concurrentes comme l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, la France continue d’être perçue comme un marché plus sûr. Les acheteurs restent présents et engagés. Certains n’hésitent pas à parcourir de longues distances pour visiter un bien correspondant précisément à leurs attentes.
2026, une fenêtre de tir favorable jusqu’à l’été
Pour 2026, les perspectives restent positives à court terme. Jusqu’à l’été, les ventes de résidences secondaires devraient rester dynamiques en Provence comme sur le littoral méditerranéen.
Après l’été, l’approche progressive des échéances électorales pourrait toutefois freiner une partie de la demande française. Les enjeux fiscaux liés à la propriété et aux résidences secondaires incitent souvent à l’attentisme. La clientèle étrangère devrait, de son côté, conserver une attitude plus stable.
Ce qu’il faut retenir (et ce que ça change pour vous)
Acheteurs : Les marges de négociation sont plus nettes sur les biens “imparfaits”, mais les biens rares et bien situés restent disputés.
Vendeurs : Un prix cohérent reste le meilleur accélérateur de vente, surtout si le bien n’est pas irréprochable
Agents immobiliers : L’estimation et l’argumentaire “prix” redeviennent centraux pour sécuriser un mandat et éviter qu’un bien ne s’installe durablement sur le marché.
