Semaine de l’éducation financière : 54 % des salariés ne savent pas comment obtenir une augmentation

Parler d’argent au travail reste difficile, y compris lors des feedbacks professionnels. Selon une enquête Fasterclass, une majorité de salariés ne sait pas clairement ce qui détermine leur augmentation. Résultat : progression salariale floue, frustration et incompréhensions.

54 % des salaries ne savent pas comment obtenir une augmentation

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A l’occasion de la Semaine de l’éducation financière (Global Money Week) qui aura lieu du 16 au 22 mars, dont le thème est « L’argent, osons en parler ! », Fasterclass a voulu savoir si l’argent est aussi un sujet tabou dans les feedback au travail. Cette enquête met en lumière une problématique bien plus lourde : la progression salariale se joue souvent sans règles explicites.

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L’argent : un sujet tabou dans les feedback au travail 

« Quand le feedback est flou ou absent, c’est un gâchis de performance et d’engagement. Beaucoup d’actifs avancent comme dans un jeu sans règles : pas de critères clairs, pas de cap, et une rémunération qui tombe sans logique de progression« , précise Raphaël Maisonnier, conférencier et auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass.

Et il ajoute : « Le message aux entreprises est simple : posez un cadre explicite, donnez des points d’étape réguliers, encouragez vos managers à donner du feedback au quotidien, et vos collaborateurs à leur en demander, et la progression salariale cessera d’être une loterie. »

54 % des salariés naviguent à l’aveugle pour leur augmentation de salaire

Sans surprise, il semble toujours aussi compliqué de parler d’argent en entreprise. Mais un fait reste très paradoxal : seulement 7 % des salariés déclarent que les critères d’augmentation leur ont été très clairement expliqués tandis que 53 % n’ont eu aucune indication et 39 % seulement une réponse partielle.

Sans Feedback concret : 69 % des salariés laissés sans cap, sans plan et donc sans progrès

Plus chanceux que d’autres, 31 % des salariés déclarent recevoir souvent (22 %) ou toujours (9 %) des retours exploitables pour leur permettre de progresser dans leur travail. Ainsi, 69 % sont laissés dans le flou : 27 % sans aucun feedback, 28 % rarement et 14 % jamais.

Salaire : le grand non-dit du feedback

Côté argent, moins d’un salarié sur quatre (24%) a déjà reçu un feedback reliant explicitement performance et rémunération, contre 67 % qui n’ont jamais eu ce cap, et 9 % à qui cela n’a même jamais été formulé.

77 % n’ont jamais demandé ce qu’ils devaient faire pour avoir une augmentation

Tout le monde a déjà été confronté à une demande d’augmentation. Mais très peu de personnes ont déjà questionné leur supérieur pour savoir quoi faire concrètement pour l’obtenir. Seuls 6 % des salariés ont osé demander et ont obtenu une réponse claire sur la marche à suivre pour une hausse de salaire, tandis que 77 % n’en parlent pas (28 % n’osent pas, 49 % n’y ont même pas pensé).

Argent au travail et Feedback : un tabou de plus !

Pour 69 % des salariés, l’argent reste aussi un sujet tabou dans les feedback reçus ou exprimés, dès qu’il s’agit d’augmentation ou de prime (32 % « clairement », 37 % « plutôt »). Néanmoins, 29 % estiment que ce n’est pas un problème.

Pouvoir d’achat : 61 % réclament des feedback utiles pour être augmentés

Les salariés veulent du concret, pas du flou : 61 % réclament des critères d’augmentation écrits et partagés, et près d’un sur deux demande des points d’étape réguliers (48 %) ainsi que des exemples précis pour franchir le niveau supérieur (46 %).

Salaire et primes : 71 % n’ont pas pu anticiper la décision avec leur N+1

Uniquement 29 % des salariés interrogés avouent avoir eu des feedback de leur supérieur permettant d’anticiper en amont une décision de salaire ou de prime. Malheureusement, 42 % l’ont découvert avec (mauvaise ou bonne) surprise le jour J et 29 % n’ont même pas eu de discussion au préalable sur cette question. Résultat : la rémunération se décide trop souvent derrière un rideau, loin de toute logique de progression.

63 % découvrent le refus d’augmentation… trop tard !

Près de deux salariés sur trois (63 %) ont déjà pensé être augmentés avant de recevoir, au moment de la décision, des feedback négatifs sans aucune alerte préalable dans l’année (29 % plusieurs fois, 34 % une fois). Un scénario explosif qui mélange frustration immédiate, confiance abîmée, et inévitablement des envies de départ décuplées.

Par MySweetImmo
Enquête Fasterclass réalisée en mars 2026 auprès de 2 402 actifs répartis sur l’ensemble du territoire français, âgés de 18 ans et plus.