Logement neuf : Les permis de construire repartent légèrement en février
En février 2026, 33.151 permis de construire ont été accordés pour des logements neufs, en hausse de 3,3%. Les mises en chantier restent en recul, selon le SDES.
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Les permis de construire pour des logements neufs repartent légèrement à la hausse en février 2026. Une amélioration portée par le collectif, alors que les mises en chantier restent orientées à la baisse. Le secteur reste fragilisé malgré ce rebond ponctuel.
Une hausse des permis tirée par le logement collectif
Le nombre de permis de construire accordés en février 2026 atteint 33.151 autorisations, soit une progression de 3,3% par rapport à janvier, selon les données provisoires du ministère de la Ville et du Logement.
Ce niveau reste toutefois « proche de la moyenne des douze derniers mois », précise le Service des données et études statistiques (SDES), qui corrige ses chiffres des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Dans le détail, cette hausse repose exclusivement sur le logement collectif. Les permis pour ces opérations progressent de 5,3%, avec 20.681 autorisations délivrées.
À l’inverse, le segment des maisons individuelles ne montre aucun signe de reprise. Il reste stable sur un mois, avec 12.470 permis accordés.
Une dynamique toujours en retrait sur un an
Malgré ce rebond mensuel, la tendance de fond reste orientée à la baisse.
Entre mars 2025 et février 2026, 387.944 logements ont été autorisés à la construction. Ce volume reste inférieur de 5,1% à la moyenne observée sur les cinq années précédentes, selon le SDES.
Ce recul traduit un marché encore dégradé, malgré quelques signaux ponctuels d’amélioration.
Des mises en chantier qui continuent de reculer
La situation apparaît plus préoccupante du côté des chantiers effectivement lancés.
En février, 27.158 logements ont été mis en chantier, soit une baisse de 1,6% par rapport à janvier.
Sur douze mois, 283.007 logements ont été lancés, ce qui représente un niveau inférieur de 17,7% à la moyenne des cinq dernières années.
Ce décalage entre permis accordés et chantiers ouverts illustre les difficultés persistantes à concrétiser les projets.
Un secteur fragilisé par une crise durable
La construction neuve reste confrontée à une crise profonde depuis près de trois ans.
La hausse des coûts de construction a pesé sur l’équilibre économique des opérations. Dans le même temps, la remontée des taux d’intérêt a freiné les capacités d’emprunt des ménages et bloqué de nombreux projets d’achat.
La fin de dispositifs de soutien à l’investissement locatif, comme le Pinel en 2025, a également contribué au retrait des investisseurs particuliers.
Enfin, le ministère rappelle que ces données restent provisoires, en raison d’un taux de collecte encore partiel. Le SDES a par ailleurs modifié sa méthodologie et procède désormais à des révisions mensuelles significatives.
Ainsi, les chiffres de janvier ont été corrigés : le recul des permis de construire a été limité à -1,5% (contre -6% initialement), tandis que la baisse des mises en chantier a été accentuée à -3,1% (contre -1,8%).
