Immobilier : « Un million de mètres carrés de chambres de bonne inutilisés à Paris ! », Thierry Vignal (Atom)
Thierry Vignal, invité d’Ariane Artinian dans Mon Podcast Immo, défend un modèle original : rénover les chambres de bonne de 9 m² à Paris pour en faire des logements compacts et haut de gamme. Un gisement d’un million de m² inutilisés.
Dans Mon Podcast Immo, Thierry Vignal explique pourquoi les chambres de bonne de 9 m² sont un trésor immobilier inexploité à Paris. Avec Atom, il veut les transformer en logements compacts, confortables et énergétiquement performants.
À Paris, un million de mètres carrés de chambres de bonne dorment encore dans l’ombre. Un gisement de foncier invisible que Thierry Vignal, fondateur d’Atom, veut réveiller. Son objectif : « Transformer ces 9 m² en micro-logements haut de gamme, inspirés des cabines de yacht », explique-t-il au micro d’Ariane Artinian dans Mon Podcast Immo.
Des milliers de chambres de bonne sous-exploitées
115 000. C’est le nombre de chambres de bonne que compte Paris intra-muros. Soit environ un million de mètres carrés habitables. « Ce qui est dingue, c’est que 85 % de ces surfaces ne sont pas exploitées », souligne Thierry Vignal. Une aberration, selon lui, alors que la capitale connaît une crise du logement persistante.
Pour y remédier, Atom se spécialise dans la rénovation de ces micro-surfaces souvent vétustes ou abandonnées. L’ambition : les transformer en logements flexibles, modernes et conformes aux standards énergétiques. Et surtout, les remettre sur le marché locatif.
Vivre dans 9 m², mission possible ?
« Je ne fais pas ça pour qu’on y vive un an », tempère Thierry Vignal. Pour lui, ces 9 m² doivent répondre à des besoins ponctuels : étudiants, professionnels en mobilité, salariés en mission. En misant sur l’ultra-optimisation de l’espace — comme dans les yachts — Atom parvient à intégrer tous les éléments d’un vrai logement : salle de bain, lit, dressing, bureau… tout y tient.
Le secret ? Des meubles modulables et un design conçu au millimètre près. « On exploite tout : la hauteur, la surface, le volume. »
Un modèle économique calibré
Côté chiffres, l’équation est claire. Une chambre de 9 m² s’achète autour de 100 000 euros. Il faut compter 30 000 euros pour les travaux, notamment la rénovation énergétique, obligatoire pour sortir ces logements du statut de passoires thermiques. Avec frais de notaire, l’enveloppe grimpe à 130 000-140 000 euros.
Et la rentabilité ? « Quand c’est loué à une entreprise, ça peut monter jusqu’à 1 000 euros par mois. Pour les étudiants, c’est autour de 700 à 750 euros, avec un complément de loyer justifié par les prestations », précise Thierry Vignal.
Redonner vie à un foncier oublié
« On toque toujours à la porte du voisin pour voir si on peut réunir plusieurs chambres », confie Thierry Vignal. Mais dans la majorité des cas, Atom exploite chaque 9 m² individuellement. L’idée n’est pas nouvelle, mais la méthode est singulière : tirer le meilleur de chaque centimètre, pour offrir un logement digne d’un hôtel 4 étoiles… ou d’une cabine de l’Orient Express.
En réhabilitant ces surfaces invisibles, Atom espère contribuer à soulager la tension locative dans la capitale. « C’est un modèle vertueux : on remet du logement sur le marché, on améliore la performance énergétique, et on valorise un patrimoine délaissé. »
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