Immobilier Paris 16ᵉ nord : jusqu’à 20 000 €/m² pour les appartements avec vue Tour Eiffel

Dans le nord du 16ᵉ arrondissement de Paris, le marché immobilier s’est redressé après 2025. Selon Christian Pons, directeur d’Engel & Völkers Victor Hugo, seuls les biens irréprochables se vendent rapidement.

Immobilier Paris 16e

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© Engel & Völkers

Appartement de 148 m² à vendre 2 200 000 €

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L'essentiel selon MySweetimmo
  • Dans le 16ᵉ nord de Paris, le prix moyen atteint environ 13 000 €/m², avec des biens standards sous 11 000 €/m² et jusqu’à 18 000–20 000 €/m² pour les appartements avec vue.
  • Dans le nord du 16ème arrondissement, les grands appartements familiaux jusqu’à 2,5 millions d’euros restent le segment le plus recherché, notamment par des familles déjà installées dans le quartier.
  • Près de 40 % des acquéreurs du 16ème Nord sont étrangers, avec une progression notable des acheteurs asiatiques sur la tranche 1 à 2 millions d’euros.

Après la reprise amorcée en 2025, le nord du 16ᵉ arrondissement de Paris affiche en 2026 un marché immobilier à nouveau fluide, mais très sélectif. Selon Engel & Völkers Victor Hugo, seuls les biens bien situés et correctement positionnés continuent de se vendre rapidement.

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Dans Paris 16ᵉ nord, la reprise est là, mais le marché reste exigeant

Dans le nord du 16ᵉ arrondissement, le marché immobilier a retrouvé de l’élan après le redressement observé en 2025. Engel & Völkers Victor Hugo constate une hausse de 59 % des mandats par rapport à 2024, accompagnée d’un chiffre d’affaires doublé. Les estimations et les offres progressent, traduisant un marché actif, mais désormais beaucoup plus sélectif.

Cette dynamique repose avant tout sur des projets patrimoniaux de long terme. Le secteur reste perçu comme une valeur refuge, davantage choisie pour sécuriser un capital que pour rechercher une logique spéculative à court terme.

Les grands appartements haussmanniens concentrent toujours la demande

Les biens les plus recherchés demeurent les grands appartements haussmanniens, idéalement situés sur les quais. Les critères sont clairement identifiés : calme, luminosité, étage élevé, balcon ou terrasse et prestations haut de gamme. Une vente emblématique en témoigne, avec un appartement de 180 m² cédé en moins de trois semaines dès lors que l’ensemble de ces critères était réuni.

À l’inverse, la performance énergétique est devenue un véritable point de vigilance. Les logements classés F ou G ne trouvent preneur qu’auprès de marchands de biens ou d’acquéreurs très avertis, même si les récents assouplissements pour les très petites surfaces apportent un léger répit. Comme le résume Christian Pons, directeur de l’agence Engel & Völkers Victor Hugo, « dès qu’un bien répond aux critères essentiels et que le prix correspond réellement aux prestations, il trouve preneur. Le 16ᵉ nord reste une valeur refuge : on n’y vient pas pour spéculer, mais pour sécuriser un patrimoine ».

Un marché fluide, soutenu par des acheteurs très solvables

En coulisses, environ 50 % des acquisitions se réalisent sans recours au crédit, ce qui limite l’impact des conditions de financement sur la rapidité des décisions. L’off-market reste par ailleurs un outil courant pour les produits les plus sensibles, souvent commercialisés sous mandat exclusif.

Ces ventes concernent fréquemment une clientèle internationale, alors que la clientèle française disposant de très gros budgets se raréfie. Ce déséquilibre contribue à maintenir une forte exigence sur la qualité des biens proposés.

Une polarisation des prix appelée à se renforcer en 2026

Le segment moteur du marché reste celui des grands appartements familiaux de trois à quatre chambres, avec des budgets pouvant atteindre 2,5 millions d’euros. Ces biens sont majoritairement recherchés par des familles déjà ancrées dans le quartier.

Si la clientèle demeure principalement française, la montée en puissance des acheteurs étrangers est nette. Ils représentent désormais près de 40 % des acquéreurs, avec une douzaine de nationalités différentes observées sur l’année. L’augmentation des demandes chinoises sur la tranche 1 à 2 millions d’euros illustre cet élargissement du socle international, tout comme les acquisitions finalisées à distance, parfois via visioconférence.

Côté prix, le marché dessine un éventail lisible, allant de moins de 11 000 €/m² pour les biens standards ou situés dans des secteurs moins demandés, jusqu’à 18 000–20 000 €/m² pour les appartements haussmanniens avec vue sur la tour Eiffel, notamment sur les quais. Pour la suite, « le scénario le plus probable est celui d’une stabilisation du marché classique et d’une polarisation accrue entre les biens les plus aboutis – au bon prix, bien situés, bien rénovés – et ceux nécessitant une rénovation. Plus que jamais, la vue, l’étage, le calme, la qualité de l’immeuble et la possibilité de climatisation sont des critères non négociables, notamment pour la clientèle internationale habituée à ce niveau de confort », souligne Christian Pons.

Par MySweetImmo