Immobilier : Les Français préfèrent être propriétaires plutôt que gagner deux fois plus
Selon une enquête Immonot, la majorité des Français préfère 2 500 € nets par mois avec un logement payé à 5 000 € en location. Leur priorité : la sécurité financière, plus que le montant de leur salaire.
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- 59 % des internautes interrogés par Immonot préfèrent gagner 2 500 € nets par mois avec un logement entièrement payé plutôt que 5 000 € en étant locataires.
- 63 % des répondants à l’enquête Immonot considèrent qu’être propriétaire de sa résidence principale n’est pas, en soi, un signe de richesse.
- 81 % des internautes interrogés par Immonot voient dans l’immobilier l’un des meilleurs moyens de se constituer un patrimoine
- 83 % des répondants à l’enquête Immonot estiment qu’un héritage ou une aide familiale est devenu déterminant pour accéder plus facilement à la propriété.
Gagner deux fois plus ne fait pas forcément rêver davantage. Entre 2 500 € nets par mois avec un logement entièrement payé et 5 000 € en restant locataires, 59 % des participants à l’enquête Immonot, le site immobilier des notaires édité par le Groupe Notariat Services, choisissent la première situation. Près d’un quart, soit 24 %, ne tranchent pas.
L’enquête met en lumière une aspiration concrète : posséder son logement pour se sentir à l’abri financièrement. Dans les réponses, la richesse se mesure autant à la tranquillité qu’au montant des revenus.
Un logement payé représente d’abord une sécurité
Pour 43 % des internautes interrogés, être propriétaire représente avant tout une sécurité, devant l’investissement, la liberté ou la réussite personnelle. Le logement apparaît ainsi comme une protection dans la durée.
Cette préférence ne conduit pas les Français à assimiler propriété et fortune. 63 % estiment que posséder sa résidence principale n’est pas, en soi, un signe de richesse. Même lorsque le logement est entièrement payé, 53 % parlent d’une « situation confortable ». Seuls 4 % y voient « une véritable forme de richesse ».
Les réponses distinguent donc deux ambitions : devenir riche et disposer d’un chez-soi payé. La seconde séduit sans nécessairement donner le sentiment d’appartenir aux ménages fortunés. D’ailleurs, 81 % des participants ne se considèrent pas eux-mêmes comme riches.
Être riche, c’est surtout vivre sans soucis financiers
Interrogés sur leur définition personnelle de la richesse, les Français placent en tête le fait de ne plus avoir de soucis financiers, cité par 30 % d’entre eux. Viennent ensuite la liberté de choisir sa vie, à 18 %, et la bonne santé, à 17 %. Gagner beaucoup d’argent ne recueille que 5 % des réponses.
Lorsqu’il s’agit de déterminer si une personne est riche, la valeur de son patrimoine compte également davantage que son salaire : 34 % retiennent le premier critère, contre 10 % pour le niveau de revenus.
Le résultat éclaire le choix du logement payé. Aux yeux des répondants, un revenu élevé ne résume pas la situation financière d’un ménage. Ce qu’il possède et la sécurité qu’il en retire occupent une place importante.
« Ce qui me frappe dans cette enquête, c’est que gagner plus ne signifie pas forcément se sentir plus riche. Les internautes interrogés recherchent avant tout de la sécurité : avoir un logement payé, ne plus avoir de soucis financiers et pouvoir transmettre. Et derrière ces préoccupations se posent des questions très concrètes : comment protéger sa famille, anticiper une donation ou préparer sa succession ? C’est précisément là que le conseil du notaire prend tout son sens», souligne François-Xavier Duny, président de Notariat Services.
L’aide familiale pèse dans le regard sur l’accès à la propriété
La pierre conserve une forte valeur patrimoniale : 81 % des internautes interrogés considèrent que l’immobilier reste l’un des meilleurs moyens de se constituer un patrimoine. Mais 70 % jugent qu’il est aujourd’hui plus difficile de devenir propriétaire que pour la génération de leurs parents.
Dans ce contexte, 83 % estiment qu’un héritage ou une aide financière familiale est devenu déterminant pour accéder plus facilement à la propriété. Cette perception fait écho à la place des proches dans certains parcours d’achat : selon l’Observatoire Nestenn, plus d’un primo-accédant sur quatre interrogé a reçu un soutien financier de sa famille.
L’enquête Immonot montre aussi des avis presque également partagés sur la possibilité de bâtir un patrimoine important grâce au seul travail, sans héritage ni aide familiale : 47 % pensent que cela reste possible, contre 48 % qui pensent le contraire.
Pour les candidats à l’achat, le financement reste une question centrale. Notre décryptage sur le rôle de l’apport personnel lors d’un premier achat immobilier permet de comprendre comment l’épargne et un éventuel soutien familial s’intègrent au projet.
Transmettre une sécurité, mais aussi des valeurs
Constituer un patrimoine conduit à se demander comment protéger ses proches et préparer sa transmission. Parmi les situations dans lesquelles les participants identifient l’utilité du notaire, la préparation d’une succession arrive en tête, à 42 %. Suivent la protection du conjoint ou de la famille, à 37 %, puis la préparation d’une donation aux enfants ou aux proches, à 36 %.
Le conseil sur les conséquences juridiques et fiscales des choix patrimoniaux est cité par 32 % des pesonnes interrogées. Plusieurs réponses étaient possibles. À l’inverse, seuls 3 % déclarent ne pas penser avoir besoin d’un notaire pour ces sujets. Ces préoccupations rejoignent les questions abordées dans notre article sur la préparation de la succession et les freins à l’anticipation.
Pour autant, ce que les participants souhaitent transmettre en priorité ne se limite pas à un bien ou à une somme d’argent. Les valeurs et une manière de vivre arrivent en tête, avec 27 % des réponses, juste devant la sécurité financière, à 26 %. L’argent ou l’épargne recueillent 16 % des réponses, et le logement 15 %. Une façon de prolonger la recherche de sécurité au-delà de sa propre situation.
