Immobilier : 1 primo-accédant sur 4 aidé par sa famille

Donation, prêt familial, avance sur héritage… Plus d’un primo-accédant sur quatre reçoit une aide de ses proches. D’un montant moyen de 45 000 euros, ce coup de pouce lui ferait gagner près de dix ans.

Un jeune couple prepare son achat immobilier avec l’aide financiere de sa famille

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Observatoire Nestenn
  • 26,1 % des primo-accédants interrogés ont reçu une aide financière familiale pour acheter, contre 12,4 % des acquéreurs ayant déjà été propriétaires.
  • Les acquéreurs aidés achètent près de dix ans plus tôt en moyenne que ceux qui ne bénéficient d’aucun soutien familial.
  • L’aide familiale atteint 45 000 euros en moyenne et prend d’abord la forme d’une donation (52,6 %), devant le prêt familial (24,7 %).
  • Malgré ce soutien, 53,4 % des primo-accédants ont dû faire au moins une concession sur le bien acheté.

Pour devenir propriétaire, un bon dossier bancaire ne suffit plus toujours. Il faut aussi pouvoir compter sur ses proches. Donation, prêt familial ou avance sur héritage : 16,6 % des acquéreurs interrogés par Nestenn déclarent avoir reçu un soutien financier de leur famille pour mener leur projet à bien. La proportion grimpe à 26,1 % chez les primo-accédants, révèle le premier Observatoire Nestenn des trajectoires immobilières.

Cette solidarité ne se limite pas à compléter le budget. En renforçant l’apport personnel, elle peut rendre un dossier finançable et avancer très nettement le calendrier d’achat. Selon l’étude, les bénéficiaires deviennent propriétaires près de dix ans plus tôt en moyenne que les acquéreurs qui n’ont reçu aucune aide.

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Pour les primo-accédants, la famille fait la différence

Le fossé est net entre ceux qui achètent pour la première fois et les acquéreurs plus expérimentés. Plus d’un primo-accédant sur quatre bénéficie d’un soutien familial, contre 12,4 % de ceux qui ont déjà acheté auparavant. Autrement dit, l’aide des proches est deux fois plus fréquente lors d’une première accession.

« Si l’aide familiale reste minoritaire à l’échelle de l’ensemble des acquéreurs interrogés, son impact sur un projet immobilier peut être considérable. Pour les primo-accédants notamment, elle permet de renforcer l’apport personnel et d’avancer le calendrier d’une acquisition. L’immobilier reste ainsi un sujet très familial : derrière le financement d’un logement, il existe aussi des logiques de solidarité et de transmission entre générations », souligne Delphine Rouxel, présidente et cofondatrice du groupe Nestenn.

L’aide familiale n’est pas le seul levier mobilisable pour boucler un premier achat. Selon le projet et les revenus du ménage, le prêt à taux zéro peut aussi compléter le plan de financement.

45 000 euros en moyenne, d’abord sous forme de donation

Le coup de pouce est loin d’être symbolique : il atteint 45 000 euros en moyenne parmi les bénéficiaires interrogés. Un tiers d’entre eux (33 %) reçoit entre 20 000 et 50 000 euros. L’aide est inférieure à 20 000 euros dans 25,8 % des cas, comprise entre 50 000 et 100 000 euros pour 14,4 % des bénéficiaires et supérieure à 100 000 euros pour 10,3 % d’entre eux.

La donation domine largement : elle représente 52,6 % des aides versées. Le prêt familial arrive ensuite, à 24,7 %, devant l’héritage ou l’avance sur héritage, à 19,6 %. Des formes de soutien différentes, mais un même effet sur le dossier : davantage d’apport, un montant à emprunter moins élevé et, dans certains cas, un financement bancaire débloqué.

Même aidés, plus d’un acheteur sur deux fait des concessions

Recevoir 45 000 euros ne suffit pourtant pas à acheter le logement idéal. Près d’un acquéreur interrogé sur deux (49,7 %) dit avoir accepté au moins un compromis. La proportion monte à 53,4 % chez les primo-accédants, contre 48 % parmi les acheteurs plus expérimentés.

Pour ceux qui ont dû revoir leurs ambitions, la première concession concerne l’état général du logement ou les travaux à prévoir (35,1 %). Viennent ensuite le prix ou le dépassement du budget initial (28,2 %), puis la localisation (25,1 %).

« Ces résultats montrent que l’accession à la propriété reste un parcours d’arbitrages, y compris lorsque l’acquéreur bénéficie d’un soutien familial. L’aide peut permettre de concrétiser ou d’accélérer un projet, sans pour autant effacer les contraintes de prix qui continuent de peser sur le choix du bien », précise Delphine Rouxel.

Ces résultats prolongent les premiers enseignements de l’Observatoire Nestenn, qui montraient déjà que les parcours des acheteurs et des vendeurs obéissent à des logiques différentes. Acheter relève plus souvent du choix, quand vendre est fréquemment lié à une contrainte.

Après la vente, une partie du capital revient aux proches

La solidarité familiale se lit aussi du côté des vendeurs. Si 37 % utilisent en priorité le produit de la transaction pour acheter une nouvelle résidence principale, 13,6 % choisissent d’épargner ou de placer les sommes dégagées. Et 8,2 % s’en servent pour transmettre des liquidités à leurs proches.

« Cette diversification des usages illustre la place particulière de l’immobilier dans les trajectoires patrimoniales, avec une part non négligeable des vendeurs qui font le choix de soutenir financièrement la génération suivante », complète Delphine Rouxel.

Le phénomène s’accentue avec l’âge. Parmi les vendeurs de 55 ans et plus, 15,5 % consacrent le produit de leur vente à une transmission à leurs proches et 18,9 % l’épargnent ou le placent. Le capital immobilier alimente ainsi un cycle intergénérationnel : les uns vendent et transmettent, les autres mobilisent cette aide pour accéder plus tôt à la propriété.

Par MySweetImmo
Etude nationale réalisée par Nestenn du 30 avril au 26 mai 2026 auprès de clients du réseau accompagnés dans l’achat ou la vente d’un bien au cours des douze derniers mois. L’enquête porte sur 1 161 répondants, dont 586 acquéreurs et 575 vendeurs. Les résultats décrivent les clients Nestenn interrogés et ne sont pas présentés comme représentatifs de l’ensemble de la population française.