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Faut-il investir dans les bureaux à Londres au len...

Faut-il investir dans les bureaux à Londres au lendemain du Brexit ?

Nicolas Tarnaud, économiste, Frics livre son analyse sur l’impact sur Brexit sur l’immobilier tertiaire londonien.

Selon l’étude sur l’attractivité des villes européennes réalisée par la plateforme d’investissement immobilier britannique BrickV, Londres reste la ville européenne la plus attractive. Mais faut-il y investir ? C’est la question que s’est posé Nicolas Tarnaud, économiste, Frics (Royal Institution of Chartered Surveyors), professeur à Financia Business School et chercheur associé au Larefi Université Bordeaux IV.

Londres, la ville européenne la plus attractive

Au lendemain du Brexit, de nombreux investisseurs se sont interrogés sur l’avenir du bureau londonien. La société d’investissement immobilier BrickVest a donc réalisé une étude sur l’attractivité des villes européennes auprès de ses partenaires investisseurs institutionnels. Une majorité de ces derniers ont donné Londres comme étant la ville européenne la plus attractive pour investir dans l’immobilier commercial devant Berlin, Munich et Paris.

19% de pouvoir d’achat immobilier en plus pour les  investisseurs européens

Londres a toujours été une capitale économique financière et immobilière depuis plusieurs décennies. Le taux de vacance des bureaux est actuellement de 5,3% contre 7,3% à Paris et 10% à New-York. Depuis le Brexit, le stock d’immeubles de bureaux londonien reste toujours faible.

La livre sterling a perdu 17% contre l’euro et 22% contre le dollar. Les investisseurs européens ont donc gagné 17% et les américains 22% de pouvoir d’achat immobilier.

Soft ou Hard le Brexit ?

Si nous allons vers un Soft Brexit, une correction des prix dans l’immobilier tertiaire sera faible. Si un Hard Brexit se produit, le taux de vacance dans le bureau londonien augmentera et les valeurs locatives baisseront. Cette situation intéressera particulièrement investisseurs étrangers opportunistes en quête d’actifs décotés.

Tant qu’un accord officiel n’aura pas été acté entre le Royaume-Uni et l’Union-Européenne, les investisseurs étrangers seront soit observateurs soit exigeront une prime de risque élevée.


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