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Vous changez de banque, que devient votre crédit immobilier ?

Depuis le 6 février, changer de banque est devenu un jeu d’enfant. Mais qu’en est-il si vous avez un crédit immobilier en cours ?

Depuis le 6 février, changer de banque est devenu un jeu d’enfant : avec la loi Macron c’est le nouvel établissement bancaire qui se charge d’effectuer la transition pour tout ce qui concerne les virements, les prélèvements et autres opérations, et ce dans un délai de 22 jours. Mais qu’en est-il si vous avez un crédit immobilier en cours ? 

Vous décidez de conserver votre prêt dans votre banque d’origine

Si la proposition de votre nouvelle banque –rachat de crédit – ne vous satisfait pas, vous pouvez tout à fait rester dans l’ancienne. Mais, attention, votre banque peut vous obliger à garder un compte sur lequel domicilier vos revenus pendant la durée de prêt. Une clause dont la Commission des clauses abusives a réclamé le retrait des contrats et qui peut dissuader votre banque de se retourner contre vous.

Autre solution : mettre en place un virement permanent depuis votre nouveau compte vers l’ancien pour régler les mensualités de votre prêt. Mais cela a un coût : vous serez exposé à des frais de tenue de compte, plus ou moins élevés selon les banques, et, éventuellement, des frais de virements.

Enfin, votre ancienne banque peut vous demander le remboursement intégral du capital restant dû. Là encore, cette clause peut être jugée abusive. Et même si une telle clause figure dans votre contrat, vous pouvez en discuter avec votre banquier.

Vous faites racheter votre crédit par votre nouvelle banque

Attention, cette option peut vous coûter cher en frais financiers. Tout dépend de la durée du prêt qui reste à courir. Pour limiter les frais, la durée restante doit être supérieure à celle écoulée. L’idéal est de ne pas dépasser le tiers de la durée du prêt. C’est la même chose pour le montant restant à rembourser : plus il est élevé, plus c’est intéressant. Autre élément à prendre en compte : le taux d’intérêts proposé par votre nouvelle banque. Tout dépend, là encore, de la durée restant à courir et du montant de l’emprunt.

N’oubliez pas les frais de rachat

Les indemnités en cas de remboursement anticipé peuvent s’élever jusqu’à 3 % du capital restant dû ou l’équivalent de 6 mois d’intérêts. Reportez-vous à votre tableau d’amortissement pour évaluer ces données. À cela, il faut ajouter les frais de dossiers et la nouvelle garantie (caution ou hypothèque).

Dans tous les cas, pesez bien le pour et le contre avant de vous décider.

© tang90246 – Fotolia.com


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