Personal branding : « Incarner, c’est accepter la critique », Séverine Amate (Amate réseaunance)

Au micro d’Ariane Artinian dans Mon Podcast Immo, Séverine Amate décrypte les ressorts psychologiques du personal branding et de la visibilité. Incarner sa marque, un choix qui ne laisse jamais indifférent.

 0

Dans Mon Podcast Immo, Séverine Amate décrypte les enjeux du personal branding pour les pros de l’immobilier. Incarner sa marque n’est jamais anodin. Visibilité, critique, légitimité… elle assume sa posture publique et en tire des leçons pour ses clients.

Dans un univers où la visibilité devient une stratégie à part entière, incarner sa marque est un choix fort — et rarement neutre. « Ceux qui incarnent prennent des risques, ceux qui commentent construisent un avis », affirme Séverine Amate, fondatrice de l’agence Amate Réseaunance. Au micro Mon Podcast Immo d’Ariane Artinian, elle évoque son propre parcours et les résistances que peut susciter une posture publique affirmée.

Newsletter MySweetimmo

Incarner, un choix personnel… et professionnel

Chez SeLoger, Séverine Amate a commencé par faire parler la marque. Très vite, elle a dû la représenter dans les médias. « Le personal branding s’est imposé à moi comme une évidence cohérente avec mon métier », raconte-t-elle. Devenue porte-parole, elle a appris à conjuguer fond et forme : « Je ne peux pas conseiller aux dirigeants d’assumer une prise de parole si je ne suis pas prête à le faire moi-même. »

Cette démarche, elle l’a prolongée en créant son agence. Accompagner les dirigeants, c’est aussi les préparer à incarner : « Incarner, c’est dire des choses concrètes, fondées, et porter un message. » Une posture assumée, loin de l’opportunisme ou du simple exercice de style.

La visibilité attire la critique

Mais s’exposer n’est pas sans conséquences. « Tant que vous êtes discret, ça ne dérange personne. Le jour où vous devenez identifiable, vous devenez observable, commentable », souligne Séverine Amate. Plus la prise de parole est régulière, plus elle génère du retour, pas toujours bienveillant. « Ceux qui incarnent prennent des coups, et ceux qui observent prennent des notes », résume-t-elle.

Elle en a fait l’expérience personnelle : un texto critique envoyé par erreur lui a révélé le jugement inattendu d’un interlocuteur croisé peu avant. « Cette anecdote m’a rappelé à quel point le commentaire est souvent le reflet d’un positionnement personnel, voire d’une légitimité négative », analyse-t-elle.

Accepter le regard, comprendre la critique

Pour Séverine Amate, incarner, c’est accepter d’être vu, jugé, critiqué. Mais pas question de s’arrêter à cela. « L’enjeu n’est pas d’éviter la critique, mais de la lire, de la comprendre, de ne pas la subir. » Une leçon qu’elle transmet à ses clients : savoir tenir une posture dans la durée, même quand le regard se fait plus intense.

« L’absence de critique, c’est l’invisibilité », affirme-t-elle. À l’inverse, la critique devient un indicateur d’attraction : « On attire parce qu’on existe, parce qu’on prend une place. » Et cette visibilité, si elle est exigeante, peut devenir structurante : « Ceux qui incarnent construisent une trajectoire. »

Incarner, c’est exister… malgré le risque

Assumer un positionnement public, c’est risquer d’être mal compris. Mais c’est aussi, selon Séverine Amate, la condition pour faire bouger les lignes. « On prend des risques quand on incarne. Ceux qui commentent à distance, eux, prennent rarement ce risque. » Pour elle, cette audace est souvent le marqueur d’un tournant dans une trajectoire professionnelle.

Une posture qui s’ancre autant dans l’expérience que dans la psychologie. « Ce sont des sujets profondément humains, pas seulement de communication. » Une réalité que ses clients découvrent au fil de leur exposition médiatique. Et qu’elle résume d’une phrase limpide : « La critique, c’est la reconnaissance. »

Retrouvez l’épisode intégral de Mon Podcast Immo avec Séverine Amate sur MySweetImmo ainsi que sur toutes les plateformes d’écoute.

Par MySweetImmo