Crédit immobilier : Un début d’année synonyme de légères hausses

Début 2026, les taux augmentent légèrement mais le marché du crédit immobilier reste dynamique. Les banques renforcent la concurrence et ciblent particulièrement les primo-accédants.

taux de credit en hausse

© adobestock

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Après une fin d’année 2025 stable, janvier 2026 démarre avec de légères hausses. Les banques ajustent leurs grilles (+0.5 point en moyenne), offrant une certaine marge de négociation – via des décotes – pour ceux qui structurent bien leur projet.

Selon les données de Pretto, les taux moyens constatés en janvier s’établissent comme suit : 3,20% sur 15 ans, 3,31% sur 20 ans et 3,40% sur 25 ans.

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Un contexte politique incertain mais une stratégie bancaire offensive

Le taux de l’OAT 10 ans s’établit actuellement à 3,60 %, en légère hausse. Ses fluctuations traduisent notamment l’incertitude politique persistante, avec un budget non voté et un régime sous le coup de la loi spéciale. Cette instabilité entretient un certain flou sur les marchés financiers, générant prudence et manque de visibilité pour les investisseurs, sans toutefois provoquer de flambée.

Les banques, conscientes de ce contexte, ne répercutent cependant pas automatiquement ces variations dans leurs grilles. Elles conservent ainsi une latitude pour adapter leurs taux selon leur stratégie commerciale et les profils recherchés, via l’attribution de décotes. Pour les ménages bien préparés, c’est le moment de construire un dossier solide et d’optimiser son financement.

Un marché du crédit immobilier porté par les primo-accédants

Fin 2025, le marché du crédit immobilier confirme une tendance forte : les primo-accédants en sont redevenus le principal moteur.

Selon le HCSF, 47 à 48 % des crédits immobiliers accordés au dernier trimestre 2025 l’ont été à des primo-accédants, contre 30 à 32 % au début de la décennie – un niveau historiquement élevé.

Une dynamique également observée chez Pretto, où 60 % des projets accompagnés en 2025 ont concerné l’achat d’une résidence principale par des ménages jusque-là locataires (contre 54 % en 2024). Un signal clair du retour progressif des primo-accédants sur le marché, malgré un contexte économique encore incertain.

Cette évolution s’explique par la stabilisation des taux, le redémarrage de la production de crédit et la volonté des banques d’orienter une partie de leur marge de flexibilité vers l’accession à la propriété. Les dispositifs publics (PTZ élargi, exonération partielle des droits de mutation) soutiennent également la capacité d’emprunt de ces profils.

Le marché est clairement redevenu favorable aux primo-accédants. Les banques les ciblent en priorité, mais dans un cadre toujours exigeant. La clé reste la qualité du projet et la structuration du financement”, souligne Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto, cabinet de courtage à Paris et à Nantes.

Par MySweetImmo