Bilan immobilier 2025 (Bien’ici) : La transaction retrouve des couleurs mais la location et le neuf s’enfoncent

Selon Bien’ici, en 2025, le marché immobilier ancien a retrouvé de la fluidité. Mais la location et le logement neuf restent en grande difficulté, analyse David Benbassat, président du portail immobilier.

Bilan immobilier 2025 Bien ici

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Bien'ici
  • Le marché de la transaction dans l’ancien repart en 2025, avec une hausse de 11 % de la demande et des délais de vente ramenés à 80 jours en moyenne.
  • Les prix immobiliers se stabilisent sur l’année 2025, autour de 4 750 €/m² pour les appartements et 2 763 €/m² pour les maisons, avec Paris au-delà de 11 000 €/m².
  • Le marché locatif continue de se dégrader, l’offre de logements à louer ayant été divisée par deux depuis 2021 et encore en baisse de 10 % en 2025.
  • Le logement neuf reste en difficulté malgré un regain d’intérêt, la demande progressant de 13 % en 2025, freinée par les coûts de construction et le manque d’incitations fiscales.

Après deux années de fortes turbulences, le marché immobilier ancien a retrouvé de la respiration en 2025. Mais cette reprise reste très déséquilibrée, avec une crise du logement qui continue de s’aggraver, selon l’analyse de Bien’ici.

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Un marché de la transaction qui retrouve de la fluidité

Après une année 2023 marquée par la crise et une année 2024 de transition, 2025 marque un véritable redémarrage du marché de la transaction dans l’ancien. La stabilisation des taux d’emprunt a permis le retour des acheteurs dans les agences immobilières. Selon Bien’ici, la demande a progressé de 11 % par rapport à 2024.

Cette reprise s’explique aussi par une offre de biens suffisante et par une évolution du comportement des vendeurs. Ces derniers acceptent plus facilement d’ajuster leurs prix à la réalité économique, ce qui permet de vendre plus vite et de limiter les blocages observés ces dernières années.

Des délais de vente en nette baisse

La reprise se voit clairement dans les délais de vente, un repère central pour mesurer la capacité du marché à fonctionner normalement. En 2025, une annonce est restée en ligne en moyenne 80 jours sur Bien’ici, soit dix jours de moins qu’un an plus tôt.

Les écarts restent marqués selon les biens. Les appartements se vendent plus rapidement, avec un délai moyen de 70 jours, contre 90 jours pour les maisons. Les disparités géographiques sont également fortes. En Île-de-France, les annonces immobilières restent en ligne 63 jours en moyenne, contre 98 jours en Centre-Val de Loire.

Des prix stabilisés, mais toujours très contrastés

Contrairement aux fortes baisses observées auparavant, les prix se sont globalement stabilisés en 2025. Les appartements affichent un prix moyen de 4 750 euros par mètre carré, contre 2 763 euros pour les maisons.

Les écarts territoriaux restent importants. Les prix les plus élevés se concentrent toujours en Île-de-France. Paris dépasse les 11 000 euros par mètre carré en moyenne, confirmant son statut de marché à part.

Location et neuf : les angles morts de la reprise immobilière

Si la transaction reprend des couleurs, le marché locatif continue de s’enfoncer dans la crise. L’offre de logements à louer a été divisée par deux depuis 2021 et a encore reculé de 10 % en 2025. Cette pénurie pénalise en priorité les jeunes actifs et les étudiants, confrontés à une rareté croissante des biens disponibles et à une concurrence accrue entre candidats.

La réforme du mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) pourrait toutefois apporter un léger soulagement. Elle doit permettre la réintégration d’environ 700 000 logements jusqu’ici classés comme « passoires thermiques » dans le parc locatif. L’impact réel de cette mesure reste à confirmer.

Le logement neuf, de son côté, montre quelques signes d’intérêt retrouvés. La demande pour les programmes neufs a progressé de 13 % en 2025. Le secteur reste néanmoins en grande difficulté, freiné par des coûts de construction élevés et par un manque d’incitations fiscales pour les investisseurs.

Comme le résume David Benbassat, président de Bien’ici, « 2026 sera une année charnière pour l’ensemble du secteur immobilier ». Il souligne que la reprise de la transaction reste fragile et prévient qu’« une remontée des taux ou des prix pourrait rapidement enrayer la dynamique ». Sur le marché locatif, « le statut du bailleur privé, porté par le gouvernement, pourrait redonner un peu d’air à un marché aujourd’hui asphyxié ».

Par MySweetImmo