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Impatriés/Expatriés, welcome (back) immobilier !

Impatriés/Expatriés, welcome (back) immobilier !

Brexiters, déçus de Trump et autres expatriés souhaitant revenir en France ont intérêt à se lancer maintenant pour profiter de taux attractifs.

Alors que les premières banques ont remonté leurs taux de crédit immobilier et que l’année 2016 restera marquée par des événements inattendus comme le Brexit ou l’élection de Donald Trump, la France retrouve une certaine attractivité et certains expatriés reviennent déjà s’y installer, encouragés notamment par les mesures annoncées en juillet par le gouvernement et votées le 17 novembre. Pour ceux qui ont un projet d’achat en France, c’est le moment de profiter des conditions de taux qui restent très attractives dans un contexte où les banques ont la volonté de prêter et capter ces beaux profils.

Acheter pour préparer son retour et profiter des taux bas

Depuis maintenant plusieurs mois, la France cherche à redevenir attractive pour ses ressortissants partis travailler ou vivre à l’étranger.

« Après l’exil des forces vives, la France crée un environnement favorable au retour des impatriés », se félicite Laurent Demeure, président de Coldwell Banker France & Monaco, réseau d’agences immobilières de prestige. Selon lui, « 50 000 personnes, venant principalement de Grande-Bretagne, sont attendues en France dans les deux ans suivant la mise en œuvre du Brexit ».

Dans ce contexte, afin de faciliter le retour des Français qui vivent à l’étranger, les députés ont voté le 17 novembre la modification du régime des « impatriés » proposé par le Premier ministre Manuel Valls le 6 juillet 2016. Désormais les salariés et certains dirigeants de sociétés venant travailler en France sont exonérés d’impôt sur le revenu pendant 8 ans au lieu de 5 sur leur prime d’impatriation qui est désormais exonérée de taxe sur les salaires.

« Le changement profond attendu des politiques économiques après les élections de 2017 et les conditions de crédit exceptionnelles permettent aux personnes préparant leur retour en France de bénéficier actuellement de conditions très favorables pour les achats de biens immobiliers avant une augmentation des prix qui devrait culminer en 2020″, souligne Laurent Demeure.

En effet, les taux de crédit, malgré les premières remontées constatées, restent à leur plus bas niveau historique et les banques sont très enclines à financer la clientèle d’impatriés : «Les expatriés qui ont passé plusieurs années à l’étranger et ont une date de retour en France sont une clientèle de choix pour les banques, notamment haut-de-gamme. Leur niveau de revenus leur a souvent permis de se constituer un apport conséquent et ils ont un emploi pérenne à leur retour. Ils ont également toute une vie à reconstruire en France dans laquelle la banque veut bien sûr les accompagner au quotidien, ce qui est plus compliqué lorsqu’ils sont encore expatriés», analyse Sandrine Allonier, responsable des relations banques de Vousfinancer, réseau de courtage en crédit immobilier.

« Il est important de préparer en amont son retour en France. Dès lors que la date de fin de contrat est prévue, il est possible d’évaluer la capacité d’emprunt du futur acheteur afin d’enclencher la recherche de biens. Bénéficier déjà d’une adresse en France avant son retour facilite en outre grandement les démarches administratives »,  conseille Jérôme Tougard, directeur de l’agence Vousfinancer à Paris (1er arrondissement) spécialisée dans les non-résidents.

Acheter en France quand on est expatrié… les conseils de Vousfinancer

« Pour ceux qui auraient un projet immobilier type investissement locatif sans pouvoir d’ores et déjà prévoir un retour en France, de nombreuses banques ont désormais une cellule dédiée au financement des non-résidents ou expatriés mais la facilité d’accès au crédit dépend beaucoup de l’apport du client et du pays de résidence de celui-ci « , explique Jérôme Tougard.

Pour les expatriés, les banques demandent un apport minimum de 10 % à 50 % en fonction des projets, contrairement aux résidents français qui peuvent bénéficier d’un financement total. La banque tiendra également compte du statut de l’expatrié (salarié ou indépendant, en contrat local ou non) et de la taille de la société qui l’emploie.

« Lorsque l’expatrié est employé dans une multinationale, la banque est sécurisée quant à la capacité pour l’employeur d’assurer le paiement des revenus sur le long terme et de muter son employé rapidement en cas de souci dans le pays de résidence »,  explique Jérôme Tougard.

En complément, un client ayant déjà un patrimoine immobilier et/ou des placements financiers en France sera toujours plus facile à financer car cela amène une garantie complémentaire possible et témoigne de son lien persistant avec la France et de la volonté d’un éventuel retour…


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