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Les trois points à retenir du discours d’Emmanuel Macron à la Conférence des territoires

Trois grandes annonces sont à retenir du discours du président de la République lors de la conférence nationale des territoires qui s’est tenue au Sénat lundi 17 juillet. Des mesures fortes pour dynamiser mais aussi reconnecter les territoires, et baisser les coûts.

Pendant une heure, le président de la République a évoqué, devant un parterre de représentants de collectivités, de ministres et de parlementaires, ses mesures concernant les territoires. « Conjuguer l’unité de la République, et la diversité des territoires, c’est tout le défi qui est le nôtre » a-t-il clamé du haut de sa tribune au Sénat. Un défi, qu’il propose de relever grâce à plusieurs idées, dont certaines déjà abordées durant sa campagne, et dont les contours étaient attendus. Trois ont retenu notre attention.

Reconnecter l’ensemble des territoires

En 2017, le nombre de zones blanches, c’est à dire de zones non-couvertes par le réseau et le haut-débit, reste trop important dans le pays. En 2016, environ 238 communes en France sont privées de réseaux mobiles. Emmanuel Macron a ainsi promis d’ici la fin de l’année 2020, une couverture totale du pays en haut-débit. En 2013, durant le quinquennat de François Hollande, le Plan France très Haut-Débit promettait déjà le Haut-Débit pour tous d’ici 2022. La vitesse supérieure a donc été enclenchée le 17 juillet par Emmanuel Macron. L’objectif ? En finir définitivement avec certains territoires isolés et leur permettre d’avoir accès aux mêmes outils numériques et aux mêmes possibilités que les autres. « Les déploiements ne sont pas assez rapides, les opérateurs aujourd’hui rechignent encore dans les endroits qui sont les moins rentables, nous devons donc, d’ici à la fin de l’année, prendre des dispositions nouvelles d’incitation et de contraintes à l’égard des opérateurs de téléphonie » précise le président de la République.

Moins d’élus locaux

« Il faudra engager une réduction du nombre d’élus locaux, comme j’ai indiqué souhaité le faire pour les élus parlementaires » a annoncé le chef de l’Etat. Lors du Congrès de Versailles le 3 juillet où Emmanuel Macron s’est exprimé devant tous les parlementaires, il avait promis vouloir réduire le nombre de parlementaires d’un tiers dans chacune des deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Il a donc décidé d’étendre cette volonté aux élus locaux. « Moins d’élus, mais des élus plus protégés, mieux rémunérés et plus libres de leur action », voilà comment Emmanuel Macron a justifié cette mesure.

Bye-bye taxe d’habitation

Sur ce point, le président de la République était très attendu des représentants des collectivités. « La taxe d’habitation est-elle un bon impôt ? » s’est interrogé Emmanuel Macron, « non » répond-il du tac-au-tac, « c’est un impôt qui ne regarde pas les capacités contributives des citoyens, (…) il est injuste socialement, et il est injuste territorialement car il est plus élevé dans les villes périphériques que dans les grandes villes » détaille le chef de l’Etat. Pendant la campagne présidentielle, il avait déjà évoqué l’idée d’une suppression de la taxe d’habitation, pour près de 80% des ménages français sur trois ans. Une annonce qui avait inquiété les représentans, car les recettes liées à cette taxe pour les collectivités en 2016 représentent environ 23 milliards d’euros, selon l’OFCE. Durant la Conférence nationale des territoires le 17 juillet, le président de la République a donc persisté, en appuyant le fait que « ce n’est pas un bon impôt », qui « accroît l’injustice sociale et territoriale », mais en soulignant qu’un « mécanisme d’exonération » sera mis en place pour compenser le manque des collectivités. La suppression de cette taxe accompagnera donc une « refonte de la fiscalité locale » dans son ensemble.

Emmanuel Macron a également évoqué les problèmes de logement dans certaines zones métropolitaines comme Le Grand Paris, Lyon et la frontière suisse, et la métropole Aix-Marseille. « Sur ces territoires, nous devons faciliter la création de logements nouveaux, accompagner les métropoles qui conduisent ces politiques, libérer les terrains plus rapidement et mettre en place une limitation des procédures de recours » annonce le président. A l’automne, un projet de loi proposera « un choc d’offres », qui permettra de baisser le coût des logements dans ces territoires. Une conférence sur le Grand Paris aura d’ailleurs lieu à l’automne.

Pour retrouver en intégralité le discours d’Emmanuel Macron du 17 juillet, lors de la conférence nationale des territoires, diffusé par Public Sénat, c’est ici.

 


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