Epargne : 62 % des Français rêvent de vivre de leurs placements
Devenir rentier, les Français en rêvent pourtant une large majorité d’entre eux épargne peu, investit peu et ne sait pas combien il faudrait réellement pour y parvenir.
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Vivre de ses placements sans travailler : l’idée fascine toujours autant les Français. Pourtant, derrière ce rêve largement partagé, la réalité financière reste floue, souvent irréaliste et rarement anticipée.
Pour objectiver ce fantasme et mesurer l’écart entre aspiration et pratiques réelles, Yomoni a interrogé les Français sur leur rapport au statut de rentier. Résultat : un Français sur trois rêve de vivre de ses placements, mais une large majorité épargne peu, investit peu et ne sait pas combien il faudrait réellement pour y parvenir.
« Le rêve de devenir rentier est largement partagé, mais il reste encore très peu préparé. Beaucoup de Français aspirent à l’indépendance financière sans avoir les repères, les outils ou la visibilité nécessaires pour s’en rapprocher concrètement. L’enjeu n’est pas de faire rêver, mais de transformer cette aspiration en trajectoire crédible, progressive et compréhensible« , précise Tom Demaison, Directeur de la communication de Yomoni.
Un idéal séduisant… mais déjà perçu comme difficilement atteignable
Pour une majorité de Français, devenir rentier représente avant tout un horizon désirable. Mais cet idéal est immédiatement tempéré par un fort sentiment d’irréalité.

Le rentier, symbole de liberté… mais aussi d’un privilège réservé à quelques-uns
Dans l’imaginaire collectif, le rentier incarne avant tout la liberté financière. Mais il reste fortement associé à l’héritage ou à un capital de départ important.


L’épargne de long terme identifiée comme levier clé… mais rarement suffisante seule
Les Français identifient clairement les mécanismes théoriques permettant d’atteindre la rente. L’épargne régulière arrive largement en tête, mais elle est rarement perçue comme suffisante sans autres leviers.

Des seuils de revenus élevés pour arrêter totalement de travailler
Lorsqu’il s’agit de concrétiser ce rêve, les montants évoqués pour arrêter complètement de travailler témoignent d’exigences élevées.

Le modèle du « semi-rentier » apparaît plus crédible
À défaut d’un arrêt total, la réduction du temps de travail séduit davantage et semble plus accessible.

Un capital jugé massif pour vivre durablement de ses placements
Dans l’esprit des Français, vivre de ses placements suppose majoritairement de disposer d’au moins un million d’euros.

Un horizon souvent lointain, voire hors de portée
Pour près d’un Français sur trois, devenir rentier est jugé irréalisable compte tenu de sa situation actuelle.

Un rêve encore largement déconnecté des pratiques réelles
C’est sur le terrain des comportements que le décalage est le plus net.


Une compréhension encore fragile des mécanismes financiers
Le manque de projection s’explique aussi par une maîtrise limitée des fondamentaux de l’investissement.


