Crédit immobilier : Pourquoi la stabilisation des taux change la donne pour les acheteurs
Les taux de crédit immobilier se stabilisent début 2026. Le marché retrouve un équilibre selon Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux, alors que les banques prêtent à 20 ans sous le niveau de l’OAT à 10 ans, signe d’une concurrence accrue pour capter de nouveaux clients.
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Après les ajustements observés fin 2025 et en janvier, les taux de crédit immobilier en France se stabilisent. La tendance pour février est à l’accalmie, avec un taux moyen qui reste inférieur à 3,4% sur 25 ans. Les banques restent toujours très offensives pour capter de nouveaux clients
Le marché du crédit sort de l’anormalité
Pour le mois à venir, les taux moyens s’établissent autour de : 3,18% sur 15 ans, 3,27% sur 20 ans et 3,38% sur 25 ans.
Des écarts peuvent toutefois apparaître selon les régions, en fonction du contexte local et des politiques commerciales des banques.
Après des années post-Covid « boostées » aux taux bas, puis un fort ralentissement à partir de 2022, le marché immobilier retrouve un fonctionnement plus fluide.
« Le niveau connu en 2025, environ 940 000 transactions dans l’ancien, devrait rester sensiblement le même en 2026. Nous sommes totalement dans la moyenne de transactions des 10 dernières années, ce qui montre que nous sommes enfin revenus à un équilibre de marché après les soubresauts des 5 dernières années » analyse Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux.
Des efforts visibles des banques
Côté taux, l’OAT se détend et revient autour de 3,4%, ce qui contribue à la stabilisation des barèmes bancaires pour ce mois-ci.
De plus, les banques restent très actives sur le crédit immobilier et cherchent à conquérir de nouveaux clients. « Cet effort est visible : elles prêtent actuellement à 20 ans sous les taux de l’OAT 10 ans, une pratique plutôt rare. Des décotes sont possibles selon les profils et les contreparties, notamment pour les primo-accédants. Pour les meilleurs dossiers, des taux proches de 3% restent accessibles sur 20 ou 25 ans», indique Maxime Chipoy, de Meilleurtaux.
Sur le plan macroéconomique, le cadre du budget français 2026 est désormais largement connu, même si le processus parlementaire n’est pas totalement achevé. Cela peut encore générer quelques mouvements à la hausse dans les prochaines semaines, sans remettre en cause la tendance globale.
