Vente immobilière sans agence : 85 % des vendeurs en difficulté selon iad

iad dévoile une étude sur les illusions et les réalités de la vente entre particuliers : 85 % des vendeurs découvrent des difficultés qu’ils n’avaient pas anticipées.

Vendre son bien de Particulier a Particulier : la grande desillusion

© adobestock

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : iad
  • 85 % des vendeurs ayant vendu de particulier à particulier déclarent avoir rencontré au moins une difficulté, notamment sur le prix, les documents ou la négociation.
  • 98 % des vendeurs en PAP expriment au moins un regret, principalement lié au stress (73 %), au temps consacré (63 %) ou au prix obtenu (59 %).
  • 68 % des vendeurs ont choisi un professionnel ces cinq dernières années et près de 9 sur 10 d’entre eux ne déclarent aucun regret.
  • 46 % des Français estiment que des honoraires compris entre 3 % et 5 % du prix de vente constituent un équilibre acceptable pour sécuriser la transaction.

Vendre son logement sans passer par un professionnel attire encore près d’un tiers des Français.

Pourtant, selon une étude menée par l’institut Selvitys pour le réseau iad, l’expérience est souvent plus compliquée que prévu. Prix, démarches administratives, stress : le décalage entre l’intention d’économiser et la réalité est net.

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Vendre seul : une réalité plus complexe que prévu

Parmi les Français ayant vendu un bien immobilier ces cinq dernières années, 32 % ont choisi de le faire sans professionnel.

La première raison reste financière. 60 % voulaient éviter les honoraires d’agence. Mais 35 % pensaient que la vente était “faisable soi-même” et 29 % souhaitaient garder la main sur toutes les étapes. Près d’un quart (24 %) disposaient déjà d’un acheteur potentiel dans leur entourage. Enfin, 15 % évoquent un manque de confiance envers les professionnels et 15 % estimaient que les outils en ligne suffisaient.

Dans les faits, la vente s’avère plus compliquée. Selon l’étude, 85 % des vendeurs en particulier à particulier ont rencontré au moins une difficulté.

Plus d’un tiers (37 %) ont eu du mal à fixer le bon prix. 28 % ont rencontré des difficultés pour rassembler les documents obligatoires. 27 % ont peiné à gérer les diagnostics techniques et les aspects juridiques. 23 % ont éprouvé des difficultés lors des négociations avec les acheteurs. 23 % ont eu du mal à organiser les visites. 19 % estiment avoir consacré beaucoup plus de temps que prévu à la transaction.

Des regrets largement exprimés après la vente

Avec le recul, les regrets sont quasi généralisés. 98 % des vendeurs en vente entre particuliers déclarent avoir été insatisfaits sur au moins un aspect du processus.

Le stress arrive en tête, cité par 73 % des répondants. 63 % estiment avoir consacré trop de temps à la vente. 59 % ne sont pas pleinement satisfaits du prix obtenu. 58 % jugent la durée de vente trop longue.

« L’étude révèle très clairement qu’il existe un écart profond entre ce que les Français imaginent lorsqu’ils choisissent de vendre seuls et ce qu’ils vivent réellement », analyse Olivier Descamps, directeur général d’iad France. « L’intention est souvent rationnelle : économiser, mais le vécu est profondément émotionnel : incertitudes, peur de se tromper, stress », ajoute-t-il.

Les professionnels perçus comme un facteur de sécurité

À l’inverse, 68 % des vendeurs interrogés ont fait appel à un professionnel au cours des cinq dernières années. Parmi eux, près de neuf sur dix déclarent n’avoir aucun regret et plus de huit sur dix indiquent qu’ils confieraient de nouveau leur bien à un professionnel.

Les personnes interrogées identifient clairement les apports d’un accompagnement. 74 % estiment qu’il réduit fortement le stress et les préoccupations liées à la vente. 68 % citent la sécurisation juridique. 67 % évoquent l’accès à un réseau d’acheteurs. 65 % mentionnent une meilleure organisation des visites et une sélection plus rigoureuse des acquéreurs. 60 % soulignent la qualité de la négociation. 59 % citent la justesse du prix. 58 % évoquent un gain de temps.

« La différence n’est pas seulement dans le résultat final, mais dans la façon dont les vendeurs vivent leur parcours », souligne Olivier Descamps.

Des honoraires acceptés s’ils sont jugés clairs et justifiés

Au moment de vendre, les Français recherchent avant tout de la sérénité et des conseils fiables. Près d’un Français sur deux (46 %) estime que des honoraires compris entre 3 % et 5 % du prix de vente représentent un équilibre acceptable pour sécuriser la transaction. Une partie des répondants se dit prête à accepter un niveau supérieur si la prise en charge est complète.

Les critères les plus attendus sont concrets. 63 % veulent des preuves d’efficacité sur le délai de vente ou le prix obtenu. 44 % attendent une estimation précise et expliquée. 38 % souhaitent une expertise certifiée. 37 % demandent un accompagnement juridique renforcé. 35 % veulent une rémunération claire et transparente.

iad indique pratiquer des honoraires en moyenne autour de 3,45 %. Selon le réseau, ce niveau serait inférieur de 12 % à 15 % à celui des agences traditionnelles.

Par MySweetImmo
L’étude a été réalisée par l’institut Selvitys pour le réseau iad auprès de 1 000 Français ayant vendu un bien immobilier au cours des cinq dernières années.