Immobilier : Le budget 2026 renforce l’attrait du viager et de la nue-propriété
Fiscalité moins favorable, normes énergétiques et restrictions sur le meublé : la location se durcit avec le budget 2026. Selon Sophie Richard, fondatrice de Viagimmo, le viager et la nue-propriété s’imposent comme alternatives.
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Sophie Richard est fondatrice du réseau de franchise Viagimmo.
- Le budget 2026 alourdit la fiscalité et l’environnement réglementaire de la location meublée, réduisant les revenus nets et augmentant l’incertitude pour les bailleurs.
- Le viager permet de générer une rente ou un capital sans être soumis aux règles de la location, ni aux contraintes fiscales, techniques ou juridiques pesant sur le meublé.
- La nue-propriété permet de sortir des contraintes de la location tout en conservant l’usage du logement, avec un capital immédiat et sans gestion locative
La location meublée privée devient plus complexe avec le budget 2026 et les dernières évolutions réglementaires. Fiscalité moins favorable, restrictions sur les meublés touristiques, normes énergétiques et encadrement des loyers fragilisent les rendements, poussant certains propriétaires à envisager le viager ou la nue-propriété.
Un cadre de plus en plus contraignant pour la location meublée
Les réformes issues du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026, combinées à la loi dite « Le Meur », à l’extension de l’encadrement des loyers et à la création d’un nouveau statut du bailleur privé, modifient en profondeur l’équation économique de la location immobilière, en particulier en meublé.
La réduction des abattements en location meublée non professionnelle, la hausse des prélèvements sociaux, la complexité croissante du régime réel et le risque accru de requalification fiscale pèsent directement sur les revenus nets des bailleurs. À cela s’ajoutent les restrictions visant les meublés touristiques, désormais soumis à des autorisations, des quotas et des sanctions financières dissuasives.
Parallèlement, les copropriétés disposent de leviers juridiques renforcés pour interdire la location de courte durée, exposant certains propriétaires à une perte soudaine de revenus. Les obligations liées au diagnostic de performance énergétique, les travaux de rénovation et l’encadrement des loyers créent enfin un effet ciseau durable sur les rendements locatifs.
Pour de nombreux bailleurs, ces contraintes représentent non seulement un coût financier élevé, mais aussi une charge administrative et mentale difficilement compatible avec une gestion patrimoniale sereine, notamment à l’approche de la retraite.
Le viager, une solution hors du champ des règles locatives
Dans ce contexte, la vente en viager apparaît comme une alternative patrimoniale pour les propriétaires souhaitant sécuriser leurs revenus sans subir les contraintes de la location meublée. Elle permet de transformer un actif immobilier exposé aux aléas réglementaires en une rente viagère régulière, éventuellement complétée par un capital initial, tout en conservant, dans le cas du viager occupé, le droit d’usage du logement.
« Le viager se situe totalement en dehors du champ des contraintes locatives. Il n’est soumis ni à l’encadrement des loyers, ni aux obligations liées à la location ou au diagnostic de performance énergétique, ni aux restrictions visant les meublés touristiques. Il ne nécessite aucune gestion locative et supprime les risques d’impayés », souligne Sophie Richard, fondatrice de Viagimmo.
La fiscalité spécifique applicable à la rente viagère, avec un abattement progressif dépendant de l’âge du vendeur, renforce l’attractivité de ce dispositif comme outil de financement durable de la retraite.
La nue-propriété pour sécuriser et anticiper son patrimoine
Autre stratégie évoquée par les spécialistes du viager : la cession de la nue-propriété. Elle permet de percevoir un capital immédiat tout en conservant l’usufruit du bien, c’est-à-dire le droit de l’occuper ou d’en percevoir les revenus.
Cette solution permet également d’anticiper la transmission patrimoniale, d’alléger l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière et de transférer à l’acquéreur les aléas liés aux gros travaux, tels que définis par l’article 606 du Code civil, ainsi que les évolutions réglementaires futures.
Dans un environnement où la location meublée devient plus incertaine et plus contraignante, le viager et la nue-propriété apparaissent ainsi comme des outils de stabilisation patrimoniale pour certains propriétaires.
« Nous assistons à la fin d’un cycle pour la location immobilière telle qu’elle a été pratiquée pendant des décennies. Le viager n’est plus une solution marginale. Il répond aujourd’hui de manière très concrète aux attentes des propriétaires et investisseurs en matière de sécurité, de revenus et de simplicité. La création du nouveau statut du bailleur privé dans le budget 2026 confirme la nécessité du démembrement qui apporte une sécurité tant du côté des vendeurs que des acquéreurs », ajoute Sophie Richard.
