Réforme du DPE : 54 % des Français plus enclins à acheter un logement chauffé à l’électricité

Avec la réforme 2026 du DPE, 54 % des Français sont plus enclins à acheter un logement chauffé à l’électricité et 63 % d’entre eux pensent que ces logements se vendront plus vite. Ce qu’il faut retenir de l’enquête Rothelec.

Quels sont les impacts du nouveau calcul du DPE 2026 sur l’immobilier ?

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Quels sont les impacts du nouveau calcul du DPE 2026 sur l’immobilier ? Pour répondre à cette question, Rothelec a mené une enquête qui met en lumière l’évolution des intentions d’achat et de vente, l’effet attendu sur la négociation, la vitesse de transaction et même la perception de l’accès au financement, alors que l’électricité est désormais mieux valorisée dans le DPE.

Les résultats montrent aussi une attente claire : au-delà de l’étiquette, la performance réelle (isolation, pilotage, maîtrise des consommations) devient le nouveau critère décisif sur le marché.

La réforme du DPE en faveur de l’électricité

Avec la réforme 2026 du DPE, 54 % des Français se disent plus enclins à acheter un logement chauffé à l’électricité (dont 17 % nettement), signe que l’électricité redevient un critère de choix.

Pour autant, la décision reste fortement liée au confort réel et à la maîtrise de la consommation au quotidien puisque 41 % n’anticipent aucun changement.

La réforme du DPE 2026 change la donne

En 2026, 67 % des Français disent que le chauffage électrique n’est pas un frein : 3 % plus un frein majeur + 8 % plus un frein léger + 56 % pour qui ce n’était déjà pas un frein.

Seuls 29 % sont encore bloqués par ce système (12 % frein majeur et 17 % frein léger).

52 % des Français prêts à payer plus pour un meilleur DPE

Le gain de 1 à 2 classes DPE est bien perçu. En effet, 52 % des Français accepteraient de payer plus, dont 20 % prêts à aller jusqu’à +3 % et au-delà.

Mais la prudence reste encore forte : 45 % ne paieraient pas davantage (+ 0 % ou 17 % « je ne paierais pas plus »), preuve que l’étiquette ne suffit pas sans garanties sur la performance au quotidien.

Une notion majeure montrant l’importance d’installer un chauffage électrique piloté et optimisé, capable de faire correspondre classement DPE et factures maîtrisées.

Une baisse de la marge de négociation immobilière grâce au DPE ?

Avec un logement tout électrique mieux classé au DPE, 51% des Français s’attendent à une baisse de la marge de négociation (19 % nettement, 32 % un peu) avec une étiquette qui devient un vrai atout en transaction.

Pour 38 %, la négociation ne changera pas, et l’acheteur continuera à regarder de près le confort réel et les charges.

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À prix et localisation identiques, l’électricité prend clairement l’avantage

En effet, 39 % des Français la jugent plus intéressante contre 32 % pour le gaz.

Le fait que 22 % restent indifférents montre aussi que le choix se jouera surtout sur la performance réelle, le confort et la maîtrise des consommations qui peuvent faire la différence au moment de convaincre.

Des biens immobiliers mieux vendus grâce au DPE 2026

Gagnant en attractivité, les logements chauffés à l’électricité se vendront plus vite pour 63 % des Français (19 % beaucoup, 44 % un peu). 

Si 29 % anticipent encore l’inverse, la vente dépendra donc de la maîtrise des charges et du confort ressenti. D’où l’importance de pouvoir démontrer une performance réelle via un chauffage bien dimensionné et piloté.

Pour les vendeurs, l’effet attendu est net : 60 % estiment que l’amélioration du DPE aidera à vendre, soit en valorisant le prix à 32 %, soit en accélérant la vente à prix constant pour 28%. Un quart (25 %) anticipe toutefois peu d’impact.

La crainte des factures reste un point de vigilance pour 11 %.

Quels types de logements deviennent plus intéressants à acheter ou vendre ?

Avec le DPE 2026, les Français ciblent surtout les petites surfaces (28 %) et les logements rénovés (24 %), mais placent presque au même niveau les biens dotés de pilotage/thermostat performant (23 %).

Les appartements récents arrivent ensuite (15 %), tandis que seuls 8 % n’y voient aucun logement particulièrement avantagé.

Pour les vendeurs comme les acheteurs, pouvoir démontrer une installation électrique optimisée, régulée finement et adaptée au logement devient un vrai facteur de décision.

C’est quoi un logement électrique vraiment intéressant ?

Pour juger l’attractivité d’un logement électrique, les Français demandent d’abord des garanties techniques :

  • N°1 : le remplacement des radiateurs / PAC (27 %),
  • N°2 : preuve d’isolation correcte (26 %),
  • N°3 : le pilotage pièce par pièce (19 %).

Les factures réelles sur 12 mois (15 %) et un DPE récent (11 %) confirment que l’acheteur veut des preuves concrètes.

Dans le contexte actuel, l’enjeu est d’aligner classement DPE et performance vécue, là où l’expérience de terrain fait la différence. Cette enquête montre que l’électricité s’impose comme une solution largement acceptée… à condition d’être bien dimensionnée et bien réglée.

Le vrai enjeu se déplace donc du type d’énergie vers la qualité de l’installation et la maîtrise des consommations.

Par MySweetImmo
Enquête Rothelec en ligne réalisée du 13 au 20 février 2026 auprès d’un échantillon de 2 001 personnes, âgées de 18 ans et plus, résidant en France.