Immobilier : Ces villes où les prix se négocient le plus

Dans quelles grandes villes négocie-t-on le plus le prix d’un bien ? Début 2026, la négociation immobilière reste autour de -5,3 % mais les écarts entre villes sont marqués, de -2,8 % à Lyon à -12,7 % à Nantes. Ce qu’il faut retenir de l’Observatoire Interkab.

Vue aerienne Nantes

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A Nantes, les acquéreurs peuvent bénéficier de 12,7 % de marge de négociation

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Observatoire Interkab
  • La marge de négociation immobilière atteint -5,3 % en moyenne en France début 2026.
  • Les écarts entre les grandes villes sont forts : de -2,8 % à Lyon à -12,7 % à Nantes.
  • Les marchés immobiliers détendus favorisent les acheteurs, avec des baisses de prix plus importantes.
  • En 2026 La négociation reste un levier clé pour conclure une vente immobilière.

Au premier trimestre 2026, la marge de négociation immobilière – correspondant à l’écart entre le prix affiché et le prix de vente réel – s’établit à -5,3 % en moyenne en France selon le dernier Observatoire Interkab.

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Jusqu’à -12,7 % de négociation selon les villes

Un niveau globalement similaire par rapport au trimestre précédent (-5,1 %). Derrière cette apparente stabilité, les écarts entre grandes villes restent toutefois très marqués, traduisant des dynamiques locales contrastées entre marchés tendus et zones plus favorables aux acheteurs.

Dans un contexte de reprise progressive des transactions (+51 % sur un an), la négociation reste un levier clé pour concrétiser une vente, avec des disparités allant de -2,8 % à Lyon à -12,7 % à Nantes.

Top 10 des grandes villes où les prix se négocient le plus

  • Nantes : -12,7 % (-0,9 pt)
  • Strasbourg : -8,0 % (-0,6 pt)
  • Bordeaux : -5,9 % (-0,2 pt)
  • Montpellier : -5,2 % (-0,5 pt)
  • Lille : -5,2 % (+0,5 pt)
  • Nice : -5,1 % (0 pt)
  • Toulouse : -4,0 % (-0,2 pt)
  • Paris : -3,8 % (-0,3 pt)
  • Marseille : -3,8 % (+0,3 pt)
  • Lyon : -2,8 % (-0,4 pt)

Nantes se distingue très nettement avec une marge de négociation moyenne de -12,7 %, soit plus du double de la moyenne nationale. La ville confirme un marché particulièrement favorable aux acheteurs, marqué par des ajustements de prix importants pour concrétiser les ventes. Strasbourg suit avec -8,0 %, traduisant également un rapport de force en faveur des acquéreurs.

À l’inverse, des villes comme Lyon (-2,8 %) ou Marseille et Paris (autour de -3,8 %) affichent des niveaux de négociation plus contenus, signe de marchés plus tendus où les vendeurs conservent davantage la main. Entre ces deux extrêmes, des villes comme Bordeaux, Montpellier ou Lille se situent dans une zone intermédiaire, avec des marges proches de la moyenne nationale.

Des écarts révélateurs de rapports de force locaux

Ces différences traduisent avant tout des déséquilibres entre offre et demande selon les territoires. Dans les marchés les plus négociés comme Nantes, l’offre reste abondante face à une demande encore prudente, ce qui oblige les vendeurs à consentir des baisses significatives pour conclure les transactions.

À l’inverse, dans des villes comme Lyon ou Paris, la pression de la demande, combinée à des niveaux de prix déjà ajustés ces derniers mois, limite les marges de négociation. Les acheteurs y disposent de moins de levier, notamment sur les biens les plus recherchés.

Plus largement, la stabilité de la marge de négociation au niveau national (-5,3 %) confirme une phase de transition : le marché se redynamise, mais reste marqué par des arbitrages et des ajustements prix nécessaires pour fluidifier les ventes.

““Dans le contexte actuel, les acheteurs ont tout intérêt à ne pas s’autocensurer sur la négociation. Les données du dernier Observatoire Interkab montrent qu’il est aujourd’hui possible d’obtenir en moyenne plus de 5 % de baisse sur le prix affiché, et bien davantage dans certaines villes comme Nantes ou Strasbourg. Pour maximiser ses chances, il est essentiel d’appuyer sa négociation sur des éléments concrets : comparer avec les biens similaires récemment vendus, prendre en compte le temps de présence sur le marché ou encore identifier d’éventuels travaux à prévoir. Une négociation bien préparée et argumentée a aujourd’hui toutes les chances d’aboutir« , conclut Olivier Bugette, CEO La Boîte Immo.

Par MySweetImmo