Résolutions immobilières 2026 : Les Français veulent investir mais se sentent bloqués

Selon une enquête Bricks.co, 51 % des Français espèrent encore investir dans l’immobilier en 2026. L’envie persiste, mais l’accès au marché reste perçu comme de plus en plus difficile.

Les bonnes resolutions immobilieres pour les Français en 2026

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L'essentiel selon MySweetimmo
Source : Bricks.co
  • En 2026, seuls 51 % des Français espèrent encore investir un jour dans l’immobilier, contre 79 % quatre ans plus tôt, tandis que le sentiment d’inaccessibilité atteint 37 %.
  • Parmi ceux qui croient toujours à l’immobilier, 62 % comptent prendre une décision concrète en 2026, notamment épargner ou acheter leur résidence principale.
  • Le seuil d’apport jugé nécessaire se concentre entre 20 000 et 50 000 euros pour 47 % des Français, confirmant un frein financier durable à l’investissement immobilier.

Malgré un contexte économique tendu, l’immobilier reste une priorité pour une majorité de Français en 2026. Mais une nouvelle enquête de Bricks.co révèle un paradoxe : l’envie persiste, tandis que le sentiment d’inaccessibilité progresse fortement.

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Investir dans l’immobilier : un rêve de plus en plus fragilisé

L’envie d’investir dans l’immobilier reste présente, mais elle s’effrite nettement. En quatre ans, la part des Français qui espèrent un jour investir est passée de 79 % à 51 %. Dans le même temps, le sentiment que l’immobilier est devenu inaccessible a presque doublé, passant de 19 % à 37 %.

Autre signal faible mais révélateur : le manque total d’envie progresse lui aussi et concerne désormais 12 % des Français. Une évolution qui traduit une forme de découragement face aux contraintes financières et aux conditions d’accès au crédit.

Moins de rêve, mais davantage de décisions concrètes

Pour autant, ceux qui continuent à croire en l’immobilier semblent davantage tournés vers l’action. En 2026, 62 % d’entre eux déclarent vouloir prendre une « bonne résolution immobilière », contre 57 % en 2024.

Dans le détail, la priorité reste l’épargne, citée par 64 % des répondants, suivie de l’achat d’un logement pour y habiter, à 57 %. L’investissement locatif marque un léger recul, passant de 46 % à 44 %, tandis que le financement participatif progresse et séduit désormais un quart des Français interrogés.

Épargne, sacrifices et apport : des freins bien identifiés

La capacité d’épargne reste globalement modeste. Plus d’un Français sur deux prévoit de mettre de côté entre 100 et 300 euros par mois, tandis que 23 % n’envisagent pas plus de 100 euros. Seuls 3 % déclarent pouvoir épargner plus de 500 euros mensuels.

Pour concrétiser un projet immobilier, les arbitrages budgétaires sont toujours les mêmes. Les vacances restent le premier poste sacrifié pour 68 % des Français, devant les transports, les cadeaux et les loisirs. Côté apport, la majorité situe désormais le seuil psychologique entre 20 000 et 50 000 euros, un niveau qui confirme la difficulté d’accès à l’investissement classique.

Régions attractives et regain d’optimisme prudent

Les régions les plus attractives pour investir évoluent peu. L’Auvergne-Rhône-Alpes prend la tête, devant la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie. À l’inverse, l’Île-de-France recule nettement, au profit de territoires perçus comme offrant une meilleure qualité de vie, comme la Bretagne ou la Nouvelle-Aquitaine.

Enfin, si le pessimisme reste majoritaire, il recule. En 2026, 37 % des Français ont une vision négative de l’immobilier, contre 42 % en 2024. Les optimistes progressent, sans excès, dessinant un marché qui redémarre lentement, sans euphorie mais avec des signaux plus favorables.

Par MySweetImmo