Crise du logement : Lecornu veut construire 2 millions de logements d’ici 2030
Le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce un objectif de 2 millions de logements construits d’ici 2030 pour relancer un secteur en crise, avec un accent mis sur le logement social.
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- Le Premier ministre Sébastien Lecornu fixe un objectif de 2 millions de logements construits d’ici 2030, soit 400 000 par an, pour répondre à la crise du logement.
- ent (annonce gouvernementale). Le gouvernement prévoit 125 000 logements sociaux construits dès 2026, grâce à un renforcement inédit des moyens financiers.
- Une enveloppe de 500 millions d’euros sera versée à 700 bailleurs sociaux pour construire plus de logements et accélérer les rénovations selon le Budget 2026
Face à la crise du logement, le Premier ministre Sébastien Lecornu fixe un objectif de 2 millions de logements construits d’ici 2030, soit 400 000 par an. Le plan prévoit un effort immédiat sur le logement social dès 2026.
400 000 logements par an d’ici à 2030
En déplacement à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, Sébastien Lecornu a annoncé vendredi un objectif de « 2 millions de logements d’ici à 2030 », incluant 125 000 logements sociaux dès 2026, afin de présenter des réponses budgétaires à un secteur en crise.
« Je ne doute pas que nous serons surveillés dans notre capacité collective, avec la profession, à réussir et être capables de sortir 2 millions de logements d’ici à 2030. Donc c’est absolument colossal. C’est 400 000 logements par an », a affirmé le Premier ministre lors d’un point presse.
Il a rappelé que le logement fait partie « des grandes urgences dans le pays » et que cette situation « ne pourra pas attendre le grand débat de la présidentielle de 2027 ».
Logement social : 125 000 constructions visées dès 2026
Dans le parc social, Sébastien Lecornu ambitionne d’« atteindre 125 000 logements construits dès 2026 ».
Pour y parvenir, le gouvernement annonce une augmentation qualifiée d’« inédite » des moyens dédiés au logement social. Une enveloppe de 500 millions d’euros sera allouée à 700 bailleurs sociaux, afin qu’« ils construisent plus et rénovent davantage ».
Cette annonce constitue le pilier d’un plan de relance du logement présenté comme « un des plans les plus radicaux de ces dix dernières années dans sa philosophie », avec pour objectif de « relancer massivement la construction et la rénovation ».
Simplifier, rénover et relancer l’investissement locatif
Sébastien Lecornu a détaillé plusieurs principes appelés à structurer ce futur plan. « Il ne faut pas emmerder les Français », a-t-il déclaré, appelant à davantage de souplesse pour relancer le secteur. Il a également insisté sur la nécessité de ne pas opposer « le social contre le privé et le privé contre le social », ni « le rural et l’urbain ».
Le Premier ministre souhaite appliquer au logement la méthodologie employée pour « Notre-Dame et les Jeux olympiques ». Les leviers identifiés reposent sur « un soutien financier inédit aux bailleurs sociaux » inscrit dans le budget 2026, « l’épargne des Français pour relancer l’investissement locatif » et « un calendrier d’engagements pour simplifier les projets immobiliers », en lien avec les élus locaux et les acteurs du secteur.
Dans un communiqué, il a par ailleurs indiqué vouloir « accélérer la transformation du tertiaire » vers « le résidentiel et la production de logement ». Il ambitionne aussi de « faciliter les travaux de rénovation énergétique » pour remettre sur le marché « des biens anciennement F et G ».
Enfin, il a annoncé vouloir faciliter le financement de la rénovation énergétique des logements sociaux et « sécuriser » les propriétaires « contre les impayés de loyer ».
Un nouveau dispositif d’investissement locatif, susceptible de prendre le nom de Vincent Jeanbrun, en remplacement du dispositif Pinel, a été salué par les professionnels du secteur. Présenté comme une version améliorée du « statut du bailleur privé », cet avantage fiscal destiné à encourager l’investissement locatif doit « permettre de construire près de 50 000 logements en plus par an », selon le ministre du Logement, et générer plus de 500 millions d’euros de recettes fiscales.
