Crédit immobilier : Les emprunteurs doivent préparer sérieusement leur dossier

En 2025, le crédit immobilier repart. Selon Artémis courtage, les banques prêtent à nouveau, mais réservent leurs offres aux emprunteurs disposant d’un apport et d’un dossier solide.

Les emprunteurs doivent preparer serieusement leur dossier

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Après deux années de ralentissement, le crédit immobilier a retrouvé des couleurs en 2025. Mais cette reprise reste ciblée : les banques financent à nouveau, à condition de présenter un dossier solide et bien préparé.

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Une reprise du crédit portée par la stabilisation des taux

L’année 2025 marque un tournant pour le crédit immobilier. Selon les données observées par Artémis courtage, le volume de prêts accordés atteint 145 milliards d’euros à l’échelle nationale, hors renégociations. Ce niveau traduit un net redémarrage du marché après une période de forte contraction.

Cette reprise s’explique en grande partie par la stabilisation des taux de crédit. En moyenne, ils s’établissent autour de 3,30 % toutes durées confondues. Malgré un contexte économique et géopolitique encore incertain, ces conditions ont permis le retour progressif des ménages finançables.

Des profils d’emprunteurs toujours très sélectionnés

Si les emprunteurs sont de retour, ils ne présentent pas tous le même profil. En 2025, chez Artémis courtage, le revenu annuel moyen des foyers financés atteint 78 000 euros. Le montant moyen des prêts accordés s’élève à 256 000 euros, pour une durée moyenne de 22 ans et 5 mois.

« La part des primo-accédants progresse sensiblement. Ils représentent désormais 39 % des emprunteurs accompagnés, contre 33 % en 2024, soit une hausse de 18 %. Cette évolution traduit un retour progressif des ménages achetant pour la première fois, même si leur accès au crédit reste encadré », précise Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage.

Des exigences bancaires toujours élevées

La reprise du crédit ne signifie pas un assouplissement général des critères. Les banques financent à nouveau, mais restent sélectives. Un apport personnel d’au moins 10 % est devenu un prérequis quasi systématique.

La gestion des comptes est également scrutée de près. Les découverts répétés, les dépenses jugées non essentielles ou les paris en ligne peuvent fragiliser un dossier. Le choix de l’établissement bancaire compte aussi : disposer uniquement de comptes dans des néobanques ou des banques en ligne n’est pas toujours perçu comme un atout lors de la négociation.

« Les emprunteurs doivent préparer sérieusement leur dossier s’ils veulent obtenir un taux attractif », rappelle Ludovic Huzieux.

Prêts aidés et bonifiés : des solutions pour réduire le coût du crédit

Pour améliorer leur plan de financement, certains ménages peuvent s’appuyer sur des dispositifs complémentaires. Le prêt à taux zéro reste accessible sous conditions et peut faciliter l’achat d’un premier logement.

D’autres prêts dits bonifiés peuvent également être mobilisés. Limités à 10 % du montant du prêt principal, ils sont proposés principalement par des banques régionales ou mutualistes. Leur taux se situe entre 1 % et 2 %, pour des montants compris entre 20 000 et 50 000 euros selon les établissements. Ces solutions permettent de réduire le coût total du crédit, sans modifier la durée de l’emprunt principal.

Par MySweetImmo